S'tie, je vais encore me retrouver en ville pour un autre long week-end... Trois jours que j'aurais pu passer loin de Vancouver, à visiter ma belle province en bonne compagnie. Ben non, tiens. Oh well... C'est pas grave, je sais que ce ne sera pas difficile de passer un bon week-end en bonne compagnie aussi -mais pas la même- à Vancouver.
Ce ne sera pas pour cette fois non plus, mais je n'oublie pas que ma liste de voyages pour l'année inclut un autre petit tour à Portland. L'autre soir, en rentrant de Main St à pied avec Alexandra après un repas de filles à la Cafeteria, j'ai vu cette voiture qui m'a instantanément donné envie de me téléporter en Oregon.
Ce qui me fait penser aussi très fort à l'amie avec qui j'espère bien m'y rendre...
La vie quotidienne et les bonnes adresses
d'une Française devenue Vancouveroise.
25 juin 2011
24 juin 2011
La St Jean, c'est pas qu'au Québec
Le Piknic Electronik n'est pas votre tasse de thé mais vous avez envie de faire quelque chose de spécial pour la St Jean? Si vous avez une voiture, vous pouvez prendre la belle route Sea-to-Sky jusqu'à Squamish, où aura lieu la Fête de la St Jean.

Les activité commencent à partir de 16h, au coin de Cleveland Avenue and Vancouver Street. Il y aura de la musique, des artisans, de la poutine et de la tourtière, et une bière spéciale de la brasserie Howe Sound, la Brewha!ha! (sympa, le jeu de mots), sans compter tout un tas d'activités et un coin pour les enfants, bien sûr.
Infos sur la page Facebook.

Les activité commencent à partir de 16h, au coin de Cleveland Avenue and Vancouver Street. Il y aura de la musique, des artisans, de la poutine et de la tourtière, et une bière spéciale de la brasserie Howe Sound, la Brewha!ha! (sympa, le jeu de mots), sans compter tout un tas d'activités et un coin pour les enfants, bien sûr.
Infos sur la page Facebook.
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Que faire à Vancouver
22 juin 2011
Recherche amateurs de Piknic Electronik qui veulent passer à la télé
Encore de la musique à Vancouver cette semaine, avec la deuxième édition du Piknic Électronik au Malkin Bowl de Stanley Park ce vendredi 24 juin à partir de 17h.
Cette année, ce sont les DJ Prince Club, Poirier et Face-T, Dafluke et ses collaborateurs locaux, PomPe tes PiPes.

On peut trouver plus d'infos sur ces DJ sur le site web du Centre culturel.
L'entrée coûte 15$ pour les membres du Centre culturel francophone et 20$ pour les non-membres (cash seulement), elle est gratuite pour les moins de 15 ans.
Si j'en parle ici, c'est surtout parce que j'ai un bon plan à partager: une chance d'assister au Piknic Électronik gratuitement - même si vous avez plus de 15 ans- et de passer à la télé!
La nouvelle émission estivale de la télé de Radio-Canada, Bien au show, sera enregistrée au Piknic Électronik. Les organisateurs vous proposent de participer à l'enregistrement de l'émission, et les 20 premiers à se présenter recevront un bracelet leur donnant accès au site pour le reste de la journée.
Il suffit de se présenter à 14h au Malkin Bowl (tout près du terminus de l'autobus 19 qui se rend à Stanley park) et bien sûr rester sur place tout le long du tournage. Une occasion intéressante de découvrir les dessous du tournage d'une émission, en passant, avec une équipe vraiment sympa.
La première émission sera diffusée le jeudi 30 juin à 18h30, après le téléjournal sur Radio-Canada.
Cette année, ce sont les DJ Prince Club, Poirier et Face-T, Dafluke et ses collaborateurs locaux, PomPe tes PiPes.

On peut trouver plus d'infos sur ces DJ sur le site web du Centre culturel.
L'entrée coûte 15$ pour les membres du Centre culturel francophone et 20$ pour les non-membres (cash seulement), elle est gratuite pour les moins de 15 ans.
Si j'en parle ici, c'est surtout parce que j'ai un bon plan à partager: une chance d'assister au Piknic Électronik gratuitement - même si vous avez plus de 15 ans- et de passer à la télé!
La nouvelle émission estivale de la télé de Radio-Canada, Bien au show, sera enregistrée au Piknic Électronik. Les organisateurs vous proposent de participer à l'enregistrement de l'émission, et les 20 premiers à se présenter recevront un bracelet leur donnant accès au site pour le reste de la journée.
Il suffit de se présenter à 14h au Malkin Bowl (tout près du terminus de l'autobus 19 qui se rend à Stanley park) et bien sûr rester sur place tout le long du tournage. Une occasion intéressante de découvrir les dessous du tournage d'une émission, en passant, avec une équipe vraiment sympa.
La première émission sera diffusée le jeudi 30 juin à 18h30, après le téléjournal sur Radio-Canada.
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musique,
Que faire à Vancouver
Sondre
Le soir du 30 septembre 2009, dernier jour de travail dans ce qui avait été MA bibliothèque pendant 4 ans, j'étais en mille morceaux, profondément triste. Il m'a remonté le moral sans le savoir, en m'offrant un incroyable concert, tout seul avec sa guitare. J'étais finalement rentrée chez moi le sourire aux lèvres, pleine de confiance en l'avenir. Et j'avais raison.
Il revient ce vendredi, le 24 juin au Biltmore Cabaret. J'y serai.
Il revient ce vendredi, le 24 juin au Biltmore Cabaret. J'y serai.
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musique
21 juin 2011
La Fête de la musique enfin à Vancouver
Après les émeutes de mercredi dernier, le maire de Vancouver a dit qu'on ne pouvait pas laisser tomber et céder à la peur, et qu'il fallait continuer à organiser des événements dans la rue.
Eh bien voilà une belle occasion de fêter dans la rue: la fête de la musique.

C'est aujourd'hui, à partir de 17h, dans les rues de Gastown. Au programme, plus de 150 groupes offriront des performances musicales de toutes sortes, le tout gratuitement. On connaît le principe, la fête de la musique existe depuis si longtemps en France... L'idée s'est propagée en Europe, et aujourd'hui elle fait ses premiers pas à Vancouver. Allons-y nombreux!
Après 22h, les groupes dans la rue céderont la place aux concerts dans les pubs suivants:
Blarney Stone: 216 Carrall Street
Chill Winston: 3 Alexander Street
Shine: 364 Water Street
Revel – 238 Abbott St (@ Cordova)
Plus d'infos sur le site web et sur la page Facebook.
Eh bien voilà une belle occasion de fêter dans la rue: la fête de la musique.

C'est aujourd'hui, à partir de 17h, dans les rues de Gastown. Au programme, plus de 150 groupes offriront des performances musicales de toutes sortes, le tout gratuitement. On connaît le principe, la fête de la musique existe depuis si longtemps en France... L'idée s'est propagée en Europe, et aujourd'hui elle fait ses premiers pas à Vancouver. Allons-y nombreux!
Après 22h, les groupes dans la rue céderont la place aux concerts dans les pubs suivants:
Blarney Stone: 216 Carrall Street
Chill Winston: 3 Alexander Street
Shine: 364 Water Street
Revel – 238 Abbott St (@ Cordova)
Plus d'infos sur le site web et sur la page Facebook.
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musique,
Que faire à Vancouver
Avant de passer à autre chose...
La poussière de vitres brisées est maintenant retombée, et le rythme de la vie fait qu'il est temps de passer à autre chose. Que restera-t-il de ce qui est arrivé la semaine dernière à Vancouver? Pas grand chose, j'imagine. Quelles leçons allons-nous en tirer? Très peu, j'en ai bien peur.
Les gens -vous, moi, tout le monde- ne deviendront malheureusement pas soudainement meilleurs, on retrouvera chacun notre petite mesquinerie à l'occasion, on n'aidera pas plus les sans abri de la ville, par exemple. Les vrais problèmes, ceux qui étaient là avant, ne seront pas résolus. La vie reprendra comme avant, sauf pour les vandales qui ont été identifiés par les milliers de photos prises ce soir-là et dont la réputation est ternie à jamais, même s'ils arrivent à s'en sortir vis-à-vis de la justice. Google les a déjà condamnés.

(plus de photos sur le site du National Post)
C'est d'ailleurs triste de voir que l'initiative des bons citoyens qui voulaient aider la police à identifier ceux dont les actes les révoltaient a dérivé rapidement vers des règlements de comptes, quitte à mentir et identifier ses ennemis sur des photos pour salir la réputation d'innocents, et a ouvert la porte à des comportements aussi inacceptables que ceux de mercredi. Publier l'adresse des vandales, leur envoyer des messages de haine par milliers, menacer de mort leurs parents... Pas malin. Laissons la police faire son travail, point.
Au sujet des réactions positives du lendemain des émeutes et suite aux commentaires que j'ai lus de gens vivant loin d'ici, peut-être qu'on a du mal à imaginer une telle réaction ailleurs, mais je crois que ça pourrait arriver même en France. Peut-être pas de la même façon car mes compatriotes ont une certaine réserve, ils ont presque honte de montrer qu'ils sont gentils, et préfèrent se cacher derrière la dérision et un détachement qui ont d'ailleurs le don de m'énerver, en passant. Mais quand même... Les Français savent faire preuve de solidarité, ils l'ont déjà montré, et puis il ne faut pas oublier qu'à Vancouver, en temps normal, l'individualisme règne aussi.
Ce mouvement qui a suivi les émeutes est spécial, très beau, et j'ai envie de garder cette image des gens qui nettoient la ville plus que celles de la veille. Je veux aussi me souvenir de l'ambiance de tous les matchs précédents des séries. Vancouver nous a offert une très belle fête, à laquelle j'ai eu tant de plaisir à participer. Aussi bête que cela puisse paraître, ces jours-là j'ai eu le sentiment d'appartenir à Vancouver, et après 6 ans de vie ici, ça fait du bien!
J'ai essayé d'éviter de trop lire sur le sujet, tout a été disséqué par les médias, on pourrait passer des heures et des heures à débattre de tout ça. Mais quand même, voici quelques réflexions et témoignages qui ont résonné en moi:
Vancouver’s mayhem was more about mindlessly filling a void than passion, de John Vaillant.
Letters from the Front Lines: Vancouver Riot.
Un site lancé par Tourisme Vancouver suite aux émeutes, où les gens peuvent partager ce qu'ils aiment de Vancouver: This is our Vancouver
Et aussi, une carte des commerces vandalisés. Si on veut les aider à remonter la pente, surtout les petits commerces, on peut y faire des achats...
Les gens -vous, moi, tout le monde- ne deviendront malheureusement pas soudainement meilleurs, on retrouvera chacun notre petite mesquinerie à l'occasion, on n'aidera pas plus les sans abri de la ville, par exemple. Les vrais problèmes, ceux qui étaient là avant, ne seront pas résolus. La vie reprendra comme avant, sauf pour les vandales qui ont été identifiés par les milliers de photos prises ce soir-là et dont la réputation est ternie à jamais, même s'ils arrivent à s'en sortir vis-à-vis de la justice. Google les a déjà condamnés.

(plus de photos sur le site du National Post)
C'est d'ailleurs triste de voir que l'initiative des bons citoyens qui voulaient aider la police à identifier ceux dont les actes les révoltaient a dérivé rapidement vers des règlements de comptes, quitte à mentir et identifier ses ennemis sur des photos pour salir la réputation d'innocents, et a ouvert la porte à des comportements aussi inacceptables que ceux de mercredi. Publier l'adresse des vandales, leur envoyer des messages de haine par milliers, menacer de mort leurs parents... Pas malin. Laissons la police faire son travail, point.
Au sujet des réactions positives du lendemain des émeutes et suite aux commentaires que j'ai lus de gens vivant loin d'ici, peut-être qu'on a du mal à imaginer une telle réaction ailleurs, mais je crois que ça pourrait arriver même en France. Peut-être pas de la même façon car mes compatriotes ont une certaine réserve, ils ont presque honte de montrer qu'ils sont gentils, et préfèrent se cacher derrière la dérision et un détachement qui ont d'ailleurs le don de m'énerver, en passant. Mais quand même... Les Français savent faire preuve de solidarité, ils l'ont déjà montré, et puis il ne faut pas oublier qu'à Vancouver, en temps normal, l'individualisme règne aussi.
Ce mouvement qui a suivi les émeutes est spécial, très beau, et j'ai envie de garder cette image des gens qui nettoient la ville plus que celles de la veille. Je veux aussi me souvenir de l'ambiance de tous les matchs précédents des séries. Vancouver nous a offert une très belle fête, à laquelle j'ai eu tant de plaisir à participer. Aussi bête que cela puisse paraître, ces jours-là j'ai eu le sentiment d'appartenir à Vancouver, et après 6 ans de vie ici, ça fait du bien!
J'ai essayé d'éviter de trop lire sur le sujet, tout a été disséqué par les médias, on pourrait passer des heures et des heures à débattre de tout ça. Mais quand même, voici quelques réflexions et témoignages qui ont résonné en moi:
Vancouver’s mayhem was more about mindlessly filling a void than passion, de John Vaillant.
Letters from the Front Lines: Vancouver Riot.
Un site lancé par Tourisme Vancouver suite aux émeutes, où les gens peuvent partager ce qu'ils aiment de Vancouver: This is our Vancouver
Et aussi, une carte des commerces vandalisés. Si on veut les aider à remonter la pente, surtout les petits commerces, on peut y faire des achats...
17 juin 2011
Gueule de bois
Ça avait pourtant bien commencé, mercredi. Ambiance de fête dans la journée, maquillage verts et bleus, déguisements variés... Ça sentait la coupe, ça sentait la célébration, c'était joyeux. Vancouver comme on l'aime, des sourires sur les visages, tout le monde décontracté, et en plus le soleil nous faisait l'honneur d'être présent.
J'ai eu un petit choc en sortant du bureau, qui donne directement sur un des lieux de rassemblement, il y avait un monde incroyable... L'heure du match approchait, les gens devenaient de plus en plus fébriles, mais on était là pour regarder du hockey, encourager l'équipe (des Canucks bien évidemment), en espérant finir la soirée en célébrations après avoir gagné la coupe Stanley. Bref, "y'avait qu'à".
Mais voilà, Boston a vraiment bien joué, de toute évidence les Bruins méritaient la coupe Stanley, ils ne l'ont pas volée. Le gardien de but Tim Thomas était incroyable, pas moyen de passer son barrage, la défense était à la hauteur aussi, et les Canucks semblaient de plus en plus fatigués. La soirée n'a pas pris la tournure espérée... Score final 4-0, dont un dernier but qui rentre dans un filet déserté par son gardien 3 minutes avant la fin. Le rêve était fini...
Dès que j'ai compris qu'on allait perdre, j'ai décidé de rentrer au bureau -juste à côté des écrans géants- pour attendre un peu que les gens partent, sans imaginer que quelques minutes après les émeutes commenceraient et que j'allais rester coincée en ville pour un bon moment. Je suis allée retrouver mes collègues à l'étage près de la baie vitrée, et on a vite senti que le vent tournait. En quelques minutes, des casseurs ont mis le feu à une voiture -on se demande ce qu'elle faisait sur Georgia et Hamilton, lieu où s'étaient rassemblées plus de 100 000 personnes pour voir le match- et tous ceux qui avaient commencé à quitter les lieux ont fait demi-tour pour revenir, probablement alertés par les innombrables textos qui ont dû être envoyés à ce moment-là. Ils voulaient tous être là, regarder et bien évidemment filmer la scène. Awesome, man! Ben oui...
En plus d'avoir été témoin de ce qui s'est passé le soir même, j'ai passé une bonne partie de ma journée hier et encore aujourd'hui à voir les images des émeutes que nos cameramans ont filmées, et ça me dégoûte profondément. Les casseurs? C'est une nuisance inévitable malheureusement, il y a toujours une catégorie de gens profondément stupides, haineux et opportunistes qui viendront faire du grabuge dans ce genre de situation. Ne soyons pas naïfs, on ne s'en débarrassera jamais complètement.
Mais ce qui m'a encore plus énervée, ce sont tous les abrutis de première qui sont venus regarder ça, filmer et se faire prendre en photo devant les voitures en feu, tout contents et fiers d'eux. Je n'en reviens toujours pas du nombre de gens qui semblaient prendre un plaisir immense à être là et regarder une voiture brûler, sourires béats sur leurs visages, affichant l'arrogance de ceux qui ont basculé dans un monde où on peut tout se permettre en toute impunité. On se fait des sensations comme on peut, faut croire. On déchire sa chemise, on saute sur une voiture en feu en levant les bras, on devient un héros aux yeux du troupeau, et on se prend pour un vrai rebelle. J'ai vu une fille toute émoustillée d'être allée donner un coup de pied à une voiture renversée... Bravo.
Tous ces douchebags avec le bras en l'air tenant leur iPhone pour immortaliser les événements et pouvoir dire "j'étais là" ont non seulement rendu la tâche de la police plus difficile puisque la foule était énorme et difficile à disperser, et qu'elle obstruait le passage, mais en plus, leur présence n'a fait qu'encourager les casseurs à en faire plus. Sans spectateurs pour regarder et crier, c'est moins intéressant de foutre la merde, non?
Même si une bonne partie des gens présents ne faisait "rien de mal" en apparence, le simple fait d'être là, de rire de ce qui se passait, fait de toute cette foule des complices. Je vois ces photos, ces vidéos, et je pense "bande de nazes"...
Les pompiers sont venus éteindre la première voiture, mais quelques minutes après leur départ -ils se faisaient lancer des projectiles dessus- une deuxième voiture a été mise en feu. L'escouade anti-émeute est arrivée, les policiers à cheval, les autres à pied avec leur gaz lacrymogène, et petit à petit il ont refoulé les gens vers Cambie. Les casseurs s'en sont alors pris à deux voitures de police stationnées sur le parking de Cambie et Georgia. Et c'est reparti pour un feu de joie...
Il y a eu bien de la casse ailleurs en ville, sur Granville, plus loin sur Georgia. 15 voitures brûlées en tout, des dizaines de commerçants vandalisés. Certains qui ont connu des émeutes ailleurs, en France par exemple, diront que ce n'est rien, mais dans une ville comme Vancouver, c'est beaucoup.
Depuis, énormément de gens expriment leur colère envers les casseurs, les commentaires fusent partout pour condamner ces actes. Mais surtout, et c'est probablement quelque chose qu'on ne verrait pas ailleurs, un groupe Facebook a aussitôt été créé, où des milliers de personnes se sont engagées dès le soir-même à venir le lendemain tôt pour aider à nettoyer la ville. Et ils étaient là. On en a croisé plein hier avec leur grand sac poubelle, leur balai et leurs gants, rendre les rues du centre-ville plus propres que jamais, avec un sourire en plus. Quelqu'un en a photographié plusieurs et a posté le tout sur Facebook, sur la page "Special: The real face of Vancouver". Touchant.
Déjà, la veille, pendant que les voitures brûlaient et que des idiots déracinaient les arbustes le long de la clôture du Queen Elizabeth Theatre pour les lancer sur la police, j'ai vu deux types commencer à ramasser ces plantes pour les mettre le long du trottoir. Même les policiers n'ont pas compris sur le coup ce qu'ils faisaient!
La plupart des vitrines du magasin The Bay ont été fracassées. Elles étaient dès hier matin recouvertes de contre-plaqué, sur lequel plein de gens sont spontanément venus inscrire des mots d'amour à leur ville, aux Canucks, des messages de toutes sortes y compris d'excuses.
Juste à côté ce matin une voiture de police stationnée était recouverte de post-it avec des notes de remerciements pour la police. "Only in Vancouver" comme on dit toujours (mais d'habitude c'est pour se moquer un peu), ça c'est clair, et ça me rend fière de vivre ici.
Les cyniques peuvent bien dire que c'est digne du pays des bisounours, moi je trouve ça beau.
J'ai eu un petit choc en sortant du bureau, qui donne directement sur un des lieux de rassemblement, il y avait un monde incroyable... L'heure du match approchait, les gens devenaient de plus en plus fébriles, mais on était là pour regarder du hockey, encourager l'équipe (des Canucks bien évidemment), en espérant finir la soirée en célébrations après avoir gagné la coupe Stanley. Bref, "y'avait qu'à".
Mais voilà, Boston a vraiment bien joué, de toute évidence les Bruins méritaient la coupe Stanley, ils ne l'ont pas volée. Le gardien de but Tim Thomas était incroyable, pas moyen de passer son barrage, la défense était à la hauteur aussi, et les Canucks semblaient de plus en plus fatigués. La soirée n'a pas pris la tournure espérée... Score final 4-0, dont un dernier but qui rentre dans un filet déserté par son gardien 3 minutes avant la fin. Le rêve était fini...
Dès que j'ai compris qu'on allait perdre, j'ai décidé de rentrer au bureau -juste à côté des écrans géants- pour attendre un peu que les gens partent, sans imaginer que quelques minutes après les émeutes commenceraient et que j'allais rester coincée en ville pour un bon moment. Je suis allée retrouver mes collègues à l'étage près de la baie vitrée, et on a vite senti que le vent tournait. En quelques minutes, des casseurs ont mis le feu à une voiture -on se demande ce qu'elle faisait sur Georgia et Hamilton, lieu où s'étaient rassemblées plus de 100 000 personnes pour voir le match- et tous ceux qui avaient commencé à quitter les lieux ont fait demi-tour pour revenir, probablement alertés par les innombrables textos qui ont dû être envoyés à ce moment-là. Ils voulaient tous être là, regarder et bien évidemment filmer la scène. Awesome, man! Ben oui...
En plus d'avoir été témoin de ce qui s'est passé le soir même, j'ai passé une bonne partie de ma journée hier et encore aujourd'hui à voir les images des émeutes que nos cameramans ont filmées, et ça me dégoûte profondément. Les casseurs? C'est une nuisance inévitable malheureusement, il y a toujours une catégorie de gens profondément stupides, haineux et opportunistes qui viendront faire du grabuge dans ce genre de situation. Ne soyons pas naïfs, on ne s'en débarrassera jamais complètement.
Mais ce qui m'a encore plus énervée, ce sont tous les abrutis de première qui sont venus regarder ça, filmer et se faire prendre en photo devant les voitures en feu, tout contents et fiers d'eux. Je n'en reviens toujours pas du nombre de gens qui semblaient prendre un plaisir immense à être là et regarder une voiture brûler, sourires béats sur leurs visages, affichant l'arrogance de ceux qui ont basculé dans un monde où on peut tout se permettre en toute impunité. On se fait des sensations comme on peut, faut croire. On déchire sa chemise, on saute sur une voiture en feu en levant les bras, on devient un héros aux yeux du troupeau, et on se prend pour un vrai rebelle. J'ai vu une fille toute émoustillée d'être allée donner un coup de pied à une voiture renversée... Bravo.
Tous ces douchebags avec le bras en l'air tenant leur iPhone pour immortaliser les événements et pouvoir dire "j'étais là" ont non seulement rendu la tâche de la police plus difficile puisque la foule était énorme et difficile à disperser, et qu'elle obstruait le passage, mais en plus, leur présence n'a fait qu'encourager les casseurs à en faire plus. Sans spectateurs pour regarder et crier, c'est moins intéressant de foutre la merde, non?
Même si une bonne partie des gens présents ne faisait "rien de mal" en apparence, le simple fait d'être là, de rire de ce qui se passait, fait de toute cette foule des complices. Je vois ces photos, ces vidéos, et je pense "bande de nazes"...
Les pompiers sont venus éteindre la première voiture, mais quelques minutes après leur départ -ils se faisaient lancer des projectiles dessus- une deuxième voiture a été mise en feu. L'escouade anti-émeute est arrivée, les policiers à cheval, les autres à pied avec leur gaz lacrymogène, et petit à petit il ont refoulé les gens vers Cambie. Les casseurs s'en sont alors pris à deux voitures de police stationnées sur le parking de Cambie et Georgia. Et c'est reparti pour un feu de joie...
Il y a eu bien de la casse ailleurs en ville, sur Granville, plus loin sur Georgia. 15 voitures brûlées en tout, des dizaines de commerçants vandalisés. Certains qui ont connu des émeutes ailleurs, en France par exemple, diront que ce n'est rien, mais dans une ville comme Vancouver, c'est beaucoup.
Depuis, énormément de gens expriment leur colère envers les casseurs, les commentaires fusent partout pour condamner ces actes. Mais surtout, et c'est probablement quelque chose qu'on ne verrait pas ailleurs, un groupe Facebook a aussitôt été créé, où des milliers de personnes se sont engagées dès le soir-même à venir le lendemain tôt pour aider à nettoyer la ville. Et ils étaient là. On en a croisé plein hier avec leur grand sac poubelle, leur balai et leurs gants, rendre les rues du centre-ville plus propres que jamais, avec un sourire en plus. Quelqu'un en a photographié plusieurs et a posté le tout sur Facebook, sur la page "Special: The real face of Vancouver". Touchant.
Déjà, la veille, pendant que les voitures brûlaient et que des idiots déracinaient les arbustes le long de la clôture du Queen Elizabeth Theatre pour les lancer sur la police, j'ai vu deux types commencer à ramasser ces plantes pour les mettre le long du trottoir. Même les policiers n'ont pas compris sur le coup ce qu'ils faisaient!
La plupart des vitrines du magasin The Bay ont été fracassées. Elles étaient dès hier matin recouvertes de contre-plaqué, sur lequel plein de gens sont spontanément venus inscrire des mots d'amour à leur ville, aux Canucks, des messages de toutes sortes y compris d'excuses.
Juste à côté ce matin une voiture de police stationnée était recouverte de post-it avec des notes de remerciements pour la police. "Only in Vancouver" comme on dit toujours (mais d'habitude c'est pour se moquer un peu), ça c'est clair, et ça me rend fière de vivre ici.
Les cyniques peuvent bien dire que c'est digne du pays des bisounours, moi je trouve ça beau.
15 juin 2011
This is our year
Plus le temps de faire des longs discours sur le sujet. Voici ce qui me tient en haleine ces jours-ci:
Du hockey, la finale de la coupe Stanley, celle qu'on a une chance de gagner pour la première fois depuis 1994, pour ceux qui ne sont pas au courant.
J'ai pas le choix de toutes façons, je me les tape à longueur de journée au boulot, je dois décrire leurs prouesses, leurs faiblesses, leurs coups de poings... Autant aimer ça, non?
Je suis vendue aux Canucks, je veux la coupe Stanley, comme tout Vancouver ou presque (y'a 2-3 français par ci par là qui résistent et font les indifférents). La ville est verte et bleue depuis des semaines, de plus en plus, on atteint le point culminant ces heures-ci, le septième et dernier match se joue dans deux heures. Impossible d'y résister quand on commence à y goûter, la fièvre est contagieuse.
Un super montage avec un discours d'Al Pacino à lever les foules:
Go Canucks Go! We want the cup!
Du hockey, la finale de la coupe Stanley, celle qu'on a une chance de gagner pour la première fois depuis 1994, pour ceux qui ne sont pas au courant.
J'ai pas le choix de toutes façons, je me les tape à longueur de journée au boulot, je dois décrire leurs prouesses, leurs faiblesses, leurs coups de poings... Autant aimer ça, non?
Je suis vendue aux Canucks, je veux la coupe Stanley, comme tout Vancouver ou presque (y'a 2-3 français par ci par là qui résistent et font les indifférents). La ville est verte et bleue depuis des semaines, de plus en plus, on atteint le point culminant ces heures-ci, le septième et dernier match se joue dans deux heures. Impossible d'y résister quand on commence à y goûter, la fièvre est contagieuse.
Un super montage avec un discours d'Al Pacino à lever les foules:
Go Canucks Go! We want the cup!
La photo du mois: la clé
Et voilà, le 15 arrive déjà, il est temps de publier la photo du mois.
Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.
Le thème ce mois-ci, choisi par Tambour-Major, c'est la clé. Et j'ai eu beau tourner la clé dans tous les sens, je n'ai pas trouvé d'idée originale autour de cet objet. Finalement, je l'ai pris au pied de la lettre, donc voici une photo de clé! Un clé mystère... J'ai trouvé celle-ci dans le petit panier à clés dans l'entrée à la maison, et je me creuse la tête depuis pour savoir ce qu'elle ouvre. Je n'en ai pas la moindre idée...
Allons voir maintenant si les collègues de la photo du mois ont des jolies clés:
100driiine, A&G, Alice, Anne, Astrid, blogoth67, Caro, Caro[line], Caroline, Cécy, Céliano, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, Chouchou, Clara, Claude, Cynthia, Damien, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, Eddy, Eff'Zee'Bee, Ennairam, Fabienne, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Godnat, Grignette, Guillaume, hibiscus, Isabelle, Jo Ann, Krn, La Madame, Laëtitia, Benjamin et Jérôme, L'azimutée, Les Caribous-bou-bou, M, Mandy, Marco, Marie, Marion, M'dame Jo, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Noelia, Nolwenn, Olivier, Onee-Chan, 4 petits suisses dans un bol de riz, Sébastien, Shandara, Stéphane, Stephane08, Tambour Major, Tania, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal et Viviane.
Vous désirez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez le groupe. Vous n'avez pas de Facebook ? contactez Olivier.
Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.
Le thème ce mois-ci, choisi par Tambour-Major, c'est la clé. Et j'ai eu beau tourner la clé dans tous les sens, je n'ai pas trouvé d'idée originale autour de cet objet. Finalement, je l'ai pris au pied de la lettre, donc voici une photo de clé! Un clé mystère... J'ai trouvé celle-ci dans le petit panier à clés dans l'entrée à la maison, et je me creuse la tête depuis pour savoir ce qu'elle ouvre. Je n'en ai pas la moindre idée...
Allons voir maintenant si les collègues de la photo du mois ont des jolies clés:
100driiine, A&G, Alice, Anne, Astrid, blogoth67, Caro, Caro[line], Caroline, Cécy, Céliano, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, Chouchou, Clara, Claude, Cynthia, Damien, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, Eddy, Eff'Zee'Bee, Ennairam, Fabienne, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Godnat, Grignette, Guillaume, hibiscus, Isabelle, Jo Ann, Krn, La Madame, Laëtitia, Benjamin et Jérôme, L'azimutée, Les Caribous-bou-bou, M, Mandy, Marco, Marie, Marion, M'dame Jo, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Noelia, Nolwenn, Olivier, Onee-Chan, 4 petits suisses dans un bol de riz, Sébastien, Shandara, Stéphane, Stephane08, Tambour Major, Tania, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal et Viviane.
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Photo du mois
03 juin 2011
Busy mois de juin, take I
Je vous jure, des fois je ne m'étonne qu'à moitié que les gens disent qu'il n'y a rien à faire à Vancouver. C'est pas vrai, je le dis et le redis, mais disons qu'il faut fouiller beaucoup, parfois, pour savoir ce qui se passe.
Par exemple, l'Italian Day qui aura lieu ce dimanche, sur Commercial Drive of course. On n'en a pas beaucoup entendu parler, il me semble. Un vrai festival de rue aux couleurs de l'Italie, avec musique, expos et tables d'infos sur divers aspects de la culture italienne, ateliers pour les petits, et bien sûr molte buone cose da mangiare, parce que c'est ça qui nous intéresse le plus. J'avais annoncé l'édition de l'année dernière, mais comme je travaillais le week-end, je n'ai pas pu y aller. Cette année, si les très optimistes prévisions météo ne changent pas (on va enfin atteindre les 20 degrés, youpi), j'irai volontiers y faire un tour.

Pas de site web, peu d'informations sur le web à ce sujet. Tout ce que je peux dire, c'est que ça va se passer sur Commercial Drive entre Venables et Grandview, ce dimanche 5 juin entre midi et 8h du soir.
D'ailleurs, en relisant mon billet de l'année dernière sur les activités du mois de juin, je réalise que les même événements ont lieu à nouveau cette année: le Festival In the house, pour assister à des performances d'artistes dans des maisons, en petit comité. 3 jours, 19 spectacles et plus de 60 performances dans une douzaine de maisons! Les billets coûtent 13$.

Et tout comme l'année dernière, le Heritage House Tour aura lieu ce dimanche toute la journée. Cette activité coûte malheureusement un peu cher, 40$, mais c'est une occasion unique de visiter des maisons anciennes de Vancouver.
Par exemple, l'Italian Day qui aura lieu ce dimanche, sur Commercial Drive of course. On n'en a pas beaucoup entendu parler, il me semble. Un vrai festival de rue aux couleurs de l'Italie, avec musique, expos et tables d'infos sur divers aspects de la culture italienne, ateliers pour les petits, et bien sûr molte buone cose da mangiare, parce que c'est ça qui nous intéresse le plus. J'avais annoncé l'édition de l'année dernière, mais comme je travaillais le week-end, je n'ai pas pu y aller. Cette année, si les très optimistes prévisions météo ne changent pas (on va enfin atteindre les 20 degrés, youpi), j'irai volontiers y faire un tour.

Pas de site web, peu d'informations sur le web à ce sujet. Tout ce que je peux dire, c'est que ça va se passer sur Commercial Drive entre Venables et Grandview, ce dimanche 5 juin entre midi et 8h du soir.
D'ailleurs, en relisant mon billet de l'année dernière sur les activités du mois de juin, je réalise que les même événements ont lieu à nouveau cette année: le Festival In the house, pour assister à des performances d'artistes dans des maisons, en petit comité. 3 jours, 19 spectacles et plus de 60 performances dans une douzaine de maisons! Les billets coûtent 13$.

Et tout comme l'année dernière, le Heritage House Tour aura lieu ce dimanche toute la journée. Cette activité coûte malheureusement un peu cher, 40$, mais c'est une occasion unique de visiter des maisons anciennes de Vancouver.
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Que faire à Vancouver
02 juin 2011
Mon livre de bus, #7
Je n'ai toujours pas réussi à me décider à prendre le vélo pour aller au travail. Je vous passerai le chapitre météo, vous devez avoir une idée de la raison pour laquelle le bus reste le moyen le plus sûr de se rendre au travail au sec...
Donc, en attendant, je lis. Le livre de bus que j'ai récemment terminé n'est pas un bon livre de bus. Pas parce que je n'ai pas aimé le lire, mais parce que c'est une grosse brique. Pas pratique du tout. 600 et quelques pages, ça fait lourd... Il a fallu que j'accélère le rythme en le lisant à la maison, parce que la bibliothèque me le réclamait.
Revenir de loin raconte l'histoire d'une femme qui se réveille après un accident de voiture qui l'a plongée dans le coma et lui a fait perdre la mémoire. Elle n'aime pas trop ce qu'elle découvre petit à petit de son ancienne vie, surtout sa fille et son mari qui lui rendent visite à l'hôpital, et elle profite d'avoir un tableau blanc pour repartir à zéro. Mais des bribes de son passé commencent à lui revenir en tête, malgré elle, et tôt ou tard, il lui faudra bien affronter ce qui a été sa vie. Et celle-ci n'a pas été un long fleuve tranquille, elle s'en rendra compte, et le lecteur le découvrira avec elle, petit à petit.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu du Marie Laberge. Il y a 10 ans, comme bien des gens au Québec, j'ai dévoré passionnément la trilogie Gabrielle-Adélaïde-Florent, que je n'ai jamais touchée depuis.
Revenir de loin est tout à fait différent -à part en taille, elle n'a vraiment aucune difficulté à écrire, ma parole- mais ça reste du Marie Laberge. C'est intense, sombre, parfois même un peu lourd à porter, même si j'ai eu du plaisir à le lire, et que je me suis attachée aux personnages. Mais... comment dire, les personnages, justement, ont un petit côté caricatural irritant par moments. Les gentils sont gentils, les idiots sont idiots, les nobles sont nobles. Un peu trop à mon goût. Et puis il y a trop de tout. Les sentiments sont disséqués, pré-digérés, on n'a aucun travail à faire, l'imagination a peu de place ici.
J'ai beaucoup aimé le début, j'enviais Yolande d'avoir cette possibilité de laisser le passé derrière elle, de recommencer à neuf sans tous les préjugés qu'on accumule dans la vie. Chaque fois que j'ai changé de pays, j'ai eu un peu le sentiment d'avoir une occasion de faire peau neuve en laissant derrière moi des petites choses dérangeantes de mon passé, même si je me suis vite rendu compte qu'elles s'étaient cachées dans mes bagages à mon insu...
Les souvenirs de Yolande refont surface. C'est long et laborieux, un peu trop à mon goût, j'aurais volontiers coupé ici et là, ne serait-ce que pour respirer un peu, car le livre est parfois étouffant. Ce qui m'avait aussi marquée de la trilogie et que j'ai à un moment redouté dans ce livre, c'est la violence. Ici aussi, il y en a. J'ai même eu peur pendant quelques dizaines de pages qu'il y en ai davantage. Ouf, on y échappe.
Finalement, je dois quelques dollars à la bibliothèque pour l'avoir rendu en retard, je ne le mettrais pas dans mon top 10, je ne le recommanderais pas forcément à tout le monde, mais j'ai eu du plaisir à le lire. Sans regrets.
Lire la critique du Devoir ici.
Donc, en attendant, je lis. Le livre de bus que j'ai récemment terminé n'est pas un bon livre de bus. Pas parce que je n'ai pas aimé le lire, mais parce que c'est une grosse brique. Pas pratique du tout. 600 et quelques pages, ça fait lourd... Il a fallu que j'accélère le rythme en le lisant à la maison, parce que la bibliothèque me le réclamait.
Revenir de loin raconte l'histoire d'une femme qui se réveille après un accident de voiture qui l'a plongée dans le coma et lui a fait perdre la mémoire. Elle n'aime pas trop ce qu'elle découvre petit à petit de son ancienne vie, surtout sa fille et son mari qui lui rendent visite à l'hôpital, et elle profite d'avoir un tableau blanc pour repartir à zéro. Mais des bribes de son passé commencent à lui revenir en tête, malgré elle, et tôt ou tard, il lui faudra bien affronter ce qui a été sa vie. Et celle-ci n'a pas été un long fleuve tranquille, elle s'en rendra compte, et le lecteur le découvrira avec elle, petit à petit.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu du Marie Laberge. Il y a 10 ans, comme bien des gens au Québec, j'ai dévoré passionnément la trilogie Gabrielle-Adélaïde-Florent, que je n'ai jamais touchée depuis.
Revenir de loin est tout à fait différent -à part en taille, elle n'a vraiment aucune difficulté à écrire, ma parole- mais ça reste du Marie Laberge. C'est intense, sombre, parfois même un peu lourd à porter, même si j'ai eu du plaisir à le lire, et que je me suis attachée aux personnages. Mais... comment dire, les personnages, justement, ont un petit côté caricatural irritant par moments. Les gentils sont gentils, les idiots sont idiots, les nobles sont nobles. Un peu trop à mon goût. Et puis il y a trop de tout. Les sentiments sont disséqués, pré-digérés, on n'a aucun travail à faire, l'imagination a peu de place ici.
J'ai beaucoup aimé le début, j'enviais Yolande d'avoir cette possibilité de laisser le passé derrière elle, de recommencer à neuf sans tous les préjugés qu'on accumule dans la vie. Chaque fois que j'ai changé de pays, j'ai eu un peu le sentiment d'avoir une occasion de faire peau neuve en laissant derrière moi des petites choses dérangeantes de mon passé, même si je me suis vite rendu compte qu'elles s'étaient cachées dans mes bagages à mon insu...
Les souvenirs de Yolande refont surface. C'est long et laborieux, un peu trop à mon goût, j'aurais volontiers coupé ici et là, ne serait-ce que pour respirer un peu, car le livre est parfois étouffant. Ce qui m'avait aussi marquée de la trilogie et que j'ai à un moment redouté dans ce livre, c'est la violence. Ici aussi, il y en a. J'ai même eu peur pendant quelques dizaines de pages qu'il y en ai davantage. Ouf, on y échappe.
Finalement, je dois quelques dollars à la bibliothèque pour l'avoir rendu en retard, je ne le mettrais pas dans mon top 10, je ne le recommanderais pas forcément à tout le monde, mais j'ai eu du plaisir à le lire. Sans regrets.
Lire la critique du Devoir ici.
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