30 avril 2011

Jerome

On a prévu de rejoindre Flagstaff, plus au nord, dans l'après-midi, en passant par Jerome, une ancienne ville minière comme les aime mon géologue. On connaît l'histoire, tant de villes minières ont connu ce sort, de 15 000 habitants dans les années 20 alors qu'elle était prospère, la population de Jerome a chuté à moins de 500 aujourd'hui. C'était à l'époque la plus grande mine de cuivre d'Arizona. Perchée sur une colline, ce sont aujourd'hui essentiellement des touristes qui s'y promènent, en grimpant le long des rues bien en pente, et ça et là on voit les restes de sa belle époque, dont certains ont été très bien préservés, et d'autres moins.

Lorsqu'on y arrive, le temps est franchement moyen, mais le soleil finira par reprendre le dessus, juste à point pour que mon homme sorte son appareil photo. En dehors des quelques touristes qui se promènent dans les rues de Jerome, on sent une petite vie locale bien pèpère en ce samedi matin, c'est agréable. Finalement c'est là qu'on aurait dû passer la nuit...

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La vue générale sur la ville, avec un grand J au dessus sur la colline!

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On continue la route vers Sedona...

28 avril 2011

Fini l'Arizona, de retour au pays des yoga pants

Et de la pluie et du gla gla. Quelle déprime ce mois d'avril, franchement... Je m'ennuie déjà des cactus.

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Comme d'habitude, je n'ai pas eu le temps d'écrire ou de poster des photos pendant ce court voyage, à part deux sur Facebook à la va vite. Il faut dire qu'on n'a pas chômé ces derniers jours.

Nous sommes partis jeudi soir après le travail, en direction de Seattle, par le train. Une première pour nous, mais sûrement pas une dernière, pour moi en tout cas, j'ai beaucoup aimé l'expérience, même si le trajet est plus long qu'en voiture ou même en bus. Bon, c'est sûr, on est loin du TGV, mais il y a une ambiance spéciale dans le train, on peut s'y déplacer, et surtout, les paysages sont superbes. J'ai d'ailleurs attrapé en route un cliché pas mal plus ensoleillé (bien sûr, c'est maintenant qu'on part qu'il se montre, maudit soleil) de la East Van Cross que mon précédent:

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Mr C. n'avait pas préparé de sandwiches pour le voyage, mais il avait pensé à la bière, heureusement. On en a siroté avec Carole qui se rendait à Seattle pour le week-end par le train elle aussi, et on a bien ri tous les trois malgré la déconfiture des Canucks ce soir-là.

Une courte nuit dans un hôtel près de l'aéroport et notre voyage se poursuit le lendemain matin avec un vol pour Phoenix. Le temps de récupérer la voiture de location, on file vers Prescott où nous allons passer notre deuxième nuit. Il fait beau, il fait plutôt chaud, ça fait tellement de bien après ce temps déprimant qu'on a eu ces dernières semaines... En chemin, on voit un beau motel avec une enseigne comme je les aime.

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On arrive à Prescott, on s'installe à l'hôtel Hassayampa -la chambre qu'on a réservée est pas mal plus petite que les belles suites qu'on voit sur leur site web- et on ressort en fin d'après midi faire un tour à Watson Lake, à seulement quelques miles de là. C'est vraiment beau, de drôles de rochers de granit tout ronds sortent de l'eau, j'adore.

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Il commence à faire faim, il est temps de retourner en ville, à la recherche du meilleur pub en ville. Et justement, Prescott est une ville dont l'attrait principal, selon les guides, est le Whisky Row, la rue des saloons. Il paraît que lorsque la ville a brûlé en 1900, les gens ont sorti le comptoir d'un de ces bars dans la rue et ont continué à boire...

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On n'y trouve pourtant pas notre bonheur, les bars sont plutôt vides, et les autres restaurants sont remplis de vieux. Pas trop d'ambiance... Et évidemment le seul resto qui a l'air sympa, le Raven, semble avoir attiré le reste de la ville, pas moyen d'y trouver une place. On finit par atterrir au Taj Mahal, qui comme son nom l'indique est un resto indien. Je le recommande pour ses cocktails, la vodka ne manquait pas dans le mien. Je ne m'attendais pas à manger indien pour ma première soirée en Arizona, mais après tout pourquoi pas...

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Demain, on file à Jerome...

23 avril 2011

Idées de Paques

Amis qui restent à Vancouver pour Pâques, ne soyez pas désespérés, y'a plein de choses à faire!

D'abord, si la pluie vous épargne -et on dirait bien que ce sera le cas, sortez vos appareils photos et allez voir pendant qu'il en est encore temps les sculptures de la Biennale qui vont bientôt disparaître de notre paysage urbain. Je ne pensais pas qu'elles seraient retirées si tot dans l'année, je me dépecherai d'aller leur rendre une derniere visite a mon retour.

We, 2008 - Jaume Plensa on Sunset beach

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Pour faire le parcours au complet, imprimez vous la carte des sites où sont exposées les sculptures.

Dimanche matin, offrez vous un brunch de Pâques au Seasons in the Park, qui en plus d'un menu alléchant pour l'occasion, offre une vue magnifique sur la ville -c'est pas pour rien qu'il a gagné le prix du restaurant avec la meilleure vue- dans le Parc Queen Elizabeth.

Le restaurant Herons de l'hôtel Fairmont Waterfront offre aussi un menu de brunch de Pâques, de même que bien d'autres restaurants en ville.

Qui dit Pâques dit chasse aux oeufs. Le groupe Français du monde organise justement une chasse au trésors à Stanley Park, le dimanche 24 avril à partir de 13h. Il s'agit d'un rallye où les participants devront former des équipes de 2 ou 3 personnes et trouver des indices pour répondre à des questions. Plus d'infos sur leur site web, il faut s'inscrire.

Joyeuses Paques, moi je file me promener dans le désert!

21 avril 2011

Bye bye

Les amis, j'en ai ma claque du gris et du froid, je me casse en Arizona. Apparemment, on est en bonne voie pour battre le record du mois d'avril le plus froid! Le genre de record à la noix dont on se passerait bien...

Nous avions prévu depuis longtemps de faire un remake de 'La mort aux trousses' et d'aller voir de plus près Mount Rushmore dans le Dakota du Sud. Changement de programme à la dernière minute, les prévisions météo nous ont fait peur, nous avons tellement besoin de chaleur et de soleil que nous ne pouvions pas imaginer passer quatre jours dans la pluie. À la place, donc, direction le sud, dans un coin qu'on connaît et qu'on aime: l'Arizona.


Monument Valley en mai 2006, 5 ans déjà...

Nous montons dans le train pour Seattle ce soir, puis un vol demain matin nous emmènera à Phoenix où nous attend une voiture de location. On connaît la chanson, Mr Husband conduit, je lis les guides de voyage et fais des commentaires inutiles, on s'arrête toutes les 5 minutes pour prendre une photo tellement tout est beau, on se dispute au sujet de la durée et la difficulté de la randonnée qu'on va faire, on rafraîchit les bières dans le lavabo de la salle de bain du motel avec des tonnes de glaçons, bref, on est heureux.

20 avril 2011

Mon livre de bus, #5

J'ai vite dit bye bye à Lapeyre et son désir sans fin, pour passer à un style complètement différent avec Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti, traduit du suédois. Encore un livre choisi à cause de son titre, mais il faut avouer que ça accroche, non? Quand en plus l'héroïne est bibliothécaire, je ne peux que me sentir concernée.

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L'histoire: "Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la 'Crevette' qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. "

Les premiers mots sont déjà pas mal plus musclés que ceux de mon livre de bus précédent:

Méfiez-vous de moi ! Seule et déçue, je suis une femme dont la vie sentimentale n'est pas très orthodoxe, de toute évidence.

J'ai lu les quelques premières pages debout dans un bus bondé, avec un chauffeur fou qui tentait d'y caser le plus de monde possible et ne cessait de nous répéter de "move to the back of the bus", ce qui devenait de plus en plus impossible, à moins de nous asseoir sur les genoux des gens assis. Tiens, pourquoi pas, remarque.

Et depuis, chaque matin et chaque soir, je monte dans le bus avec un sourire aux lèvres, anticipant les quelques minutes de bonheur qui m'attendent. Des citations qui font frissonner, je pourrais vous en donner à la pelle, elles fleurissent à chaque page. La passion qui manquait à Lapeyre éclate dans ce livre, enrobée dans un texte poétique mais pas mièvre. On sent vite que la fin ne sera pas forcément celle d'un conte de fées, cependant, plus j'avance et plus ça devient compliqué de le lire dans le bus, le sourire fait places aux larmes qui me montent aux yeux de plus en plus facilement.

"Il ne m'avait pas seulement fait tourner la tête, il lui avait fait faire plusieurs tours sur elle-même jusqu'à ce qu'elle se détache. Je la tenais comme un ballon de baudruche dans une ficelle pendant que mon corps se vrillait et se vautrait. Des heures durant."

À noter: Il paraît que le livre a été adapté pour le théâtre et qu'une version cinématographique est en préparation. À suivre...

19 avril 2011

Des pâtisseries pour une bonne cause

Vous avez la dent sucrée et vous voulez faire une bonne action? Voici l'occasion parfaite: allez faire un tour demain à Bake for the Quake.

Il s'agit d'une levée de fonds pour les victimes du tsunami et du tremblement de terre au Japon. Plusieurs pâtissiers talentueux offriront leurs plus beaux produits, et les recettes des ventes seront remis à Médecins sans Frontières.


On y trouvera des beau gâteaux, des chocolats, des macarons, des cupcakes, des brownies, des biscuits de toutes sortes, bref, le niveau de sucre va atteindre des limites dangereuses! Et French Made Baking dont j'ai déjà vanté les merveilleux macarons, entre autres, sera là. L'occasion pour ceux qui ne les connaissent pas de les découvrir. La liste complète des participants est alléchante.


Ça se passe au Roundhouse Community Arts & Recreation Centre, ce mercredi, le 20 avril, de 18h à 20h30.

Adresse exacte: 181 Roundhouse Mews (au coin de Davie et Pacific, tout près d'une station de skytrain de la Canada Line).

Attention, cash seulement, et n'oubliez pas vos sacs et petites boîtes pour transporter toutes les belles pâtisseries pour lesquelles vous allez craquer!

18 avril 2011

The best mojito in Vancouver

À la recherche du meilleur cocktail en ville, la suite.

Après les super cocktails du Tiki bar, les filles et moi n'allions certainement pas nous arrêter en si bon chemin. Une fois de plus vendredi soir, je n'ai pas eu de mal à les convaincre de venir avec moi, tout d'abord à Make it Vancouver, le craft show dont je parlais l'autre jour, sachant qu'ensuite nous irions boire un petit cocktail sur la Drive. Eh oui, deux fois dans l'Est en moins d'une semaine... Et la voilà, l'autre bonne raison de traverser la ville.

D'abord, un petit mot en passant pour dire que Make it Vancouver c'était vraiment chouette, et qu'on a toutes craqué pour des babioles, en plus de s'offrir des financiers, des cannelés, des madeleines et des super macarons de French Made Baking.

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Les petites gâteries sucrées, ça donne soif. J'avais mis sur ma liste de bars à essayer le Havana, qu'en fait je connaissais déjà un peu, mais dont je n'avais jamais goûté les cocktails. On arrive, le resto est plein, la serveuse nous envoie au bar, en arrière de la salle, prendre un verre en attendant.

Le menu nous laisse indécises, trop de (bon) choix. Carole et Charlotte tiltent en lisant Hemingway's daiquiris sur la liste des cocktails, ça leur rappelle des bons souvenirs... Il y a de la sangria aussi, mais franchement, vu le temps pourri qu'il fait, pas moyen de se mettre dans l'ambiance sangria, on a besoin de soleil pour ça, et du soleil, ben y'en a pas. Tiens tiens, comme c'est original... C'est le barman qui aura le dernier mot, en nous certifiant qu'il fait les meilleurs mojitos en ville. Il a l'air si sûr de lui qu'on lui en commande un pichet, tant qu'à faire. Tant pis, il va falloir revenir pour goûter le reste.

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J'en ai bu des mauvais mojitos ici, trop sucrés, trop amers, dont on sent trop ou pas assez le rhum. L'air de rien, c'est pas évident de faire un bon mojito. Eh bien au Havana, ils sont bons, point. Je n'y changerais rien. Si Anne n'avait pas rendez-vous avec Luke, si Charlotte n'avait pas double-booké sa soirée, si Carole n'avait pas à se préparer mentalement pour la Sun Run, on en aurait même peut-être repris un pichet.

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Il n'y a pas que les mojitos qui sont bons au Havana, il nous a fallu un bon moment de réflexion pour choisir quoi manger parmi les sandwichs et tapas d'inspiration sud américaine, et surtout, les trois-quarts du menu m'ont donné envie de revenir, pour un brunch par exemple, ou pour partager des tapas. Bientôt, c'est sûr.

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Adresse:
1212 Commercial Drive, entre William et Charles
604-253-9119
Site web: http://www.havanarestaurant.ca/
Ouvert tous les jours jusqu'à 23h (du dimanche au jeudi) ou minuit (vendredi-samedi)
Si vous aimez le Havana, cliquez pour voter sur Urbanspoon:

Havana Cafe

16 avril 2011

I ♥ East Van

Eastvan

En fait non, pas tant que ça, mais bon.

J'ai réalisé l'autre jour que, métro-boulot-dodo oblige, je ne sors pas si souvent de mes deux quartiers, Kits, où j'habite, et downtown, où je travaille. Alors samedi dernier je suis montée dans le bus, faire un tour sur la Drive, dans l'est.

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Dès ma première visite dans ce coin, lorsque nous sommes arrivés à Vancouver il y a 6 ans et que nous explorions les quartiers à la recherche de celui qui deviendrait le notre, je n'ai jamais vraiment accroché avec Commercial. Il y a bien sûr des cafés (italiens) sympas, des restos pas chers, mais c'est le style des gens qui me déplaît. En fait, non, c'est même pas qu'il me déplaît, disons qu'il m'irrite un peu. Ça se veut un peu grunge, mais c'est en fait vachement étudié, on a le cheveu sale et pas coiffé, mais attention, pas n'importe comment. Mais bon, ça change du style propret de Kits, après tout.

Malgré tout, il y a comme partout des détails intéressants, comme le très réputé sandwich parisien:

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Ou cette série de chaises colorées d'un des nombreux cafés de la rue:

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On voit aussi pas mal de murales ici et là, qui viennent d'ailleurs mettre un peu de couleur dans le ciel désespérément gris que nous avons en ce mois d'avril.

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Et puis il y a autre chose aussi qui justifie de traverser la ville pour se rendre jusqu'à Commercial Drive. J'en reparlerai bientôt, mais là faut que je file, j'ai yoga.

15 avril 2011

La photo du mois: Dans mon frigo

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci, le thème est "Dans mon frigo". J'aurais pu prendre une photo de ce qu'il y a classiquement dans le mien, des yaourts, des légumes -entre autres l'inévitable brocoli- un peu de bazar, mais honnêtement, qui veut connaître la marque de yaourts que je mange? Il n'y a rien de particulièrement exotique dans ce frigo, je vis en Amérique du Nord, mais je ne mange pas de Cheez whiz, le truc qui ferait s'exclamer les français de dégoût (ça se comprend), ni de Jello.

dans mon frigo

En ouvrant mon frigo peu de temps après mon retour de Montréal, j'ai trouvé qu'il y avait de quoi faire une photo, non pas typique, mais au moins originale du contenu de ma caverne d'ali-baba. Plein de bières, dont l'Anglaise et la Montréalaise que j'ai rapportées de Montréal, de la Propeller et de la Alexander Keith qui viennent de Nouvelle-Écosse, et des bières anglaise et irlandaise. Ah tiens, il n'y a pas de bière de Colombie-Britannique, cette fois... Il faudra que j'en parle, un jour.

Allez voir ce qu'il y a dans le frigo d'A&G, Alice, Anne, Athena, blogoth67, Caro, Caro[line], Céliano, Céline, Céline in Paris, Clara, Claude, Cynthia, Danièle, Doremi, Dorydee, Ennairam, Fabienne, François, Frankonork, Genki, Gilsoub, Godnat, Gouli, Grignette, Guillaume, Jo Ann, Krn, L'azimutée, Mandy, Marie, 4 petits suisses dans un bol de riz, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Nolwenn, Olivier, Sébastien, Shandara, Stéphane, Tambour Major, Tania, Thib, Viviane et 100driiine.

Vous désirez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : contactez Olivier.

12 avril 2011

Le retour des craftshows

Noël est loin, mais Make it Vancouver est de retour. J'étais allée y faire un tour en novembre, quand j'ai découvert les craftshows qui fleurissaient en ville à l'approche des fêtes. Le printemps est là, du moins c'est ce que j'ai entendu dire, alors on remet ça!

Plus de 90 artistes et artisans locaux exposeront leurs productions -et je ne parle pas ici d'objets ringards, bien au contraire, des bijoux, des vêtements, des sacs, des photos, des babioles toutes plus jolies les unes que les autres. De quoi craquer, pour soi ou pour les amis...

Cette fois-ci, il y a une raison supplémentaire d'aller faire un tour à Make it, une très bonne, même: la présence de French made Baking, une nouvelle pâtisserie française, sans local pour le moment, mais qu'on pourra retrouver sur les marchés, entre autres celui de Steveston (récompense parfaite après une longue promenade à vélo), et lors de divers événements à Vancouver. J'ai très hâte de découvrir leurs produits, les photos sont franchement alléchantes. Financiers, macarons, petites galettes bretonnes et brioches... Ça donne faim!

Les infos pratiques:
Make it Vancouver aura lieu du 15 au 17 avril
Vendredi de 16h à 19h
Samedi de 11h à 18h
Dimanche de 11h à 17h

Ça se passe au Croatian Cultural Centre
3250 Commercial Drive (entre la 16è et la 18è avenue)

L'entrée coûte 5 dollars mais on peut aller sur cette page pour imprimer un coupon rabais de 2$. Ou bien, si vous y allez à deux, prenez un numéro du Georgia Straight, il y a un coupon 2 pour 1. Et l'entrée est valable pour les trois jours pour ceux qui veulent y retourner.

10 avril 2011

Longtemps

Aujourd'hui, le 10 avril -pour encore 15 minutes, j'ai fêté un anniversaire.
Ça fait 15 ans que j'ai quitté la France. Et pourtant, je me souviens comme si c'était hier de ce matin où j'ai laissé ma petite maison un peu en sens dessus-dessous, parce que j'étais super mal organisée accompagnée de mes soeurs que je voulais près de moi pour le grand départ, pour prendre l'avion aux aurores qui allait me mener en Haïti et plus loin ensuite, sans avoir la moindre idée de ce que le destin me réservait.

C'est fou comme la vie passe vite.

07 avril 2011

Mon livre de bus, #4

Lire dans le bus est désormais devenu une habitude, au point que je pense que j'aurai du mal à me remettre à prendre mon vélo pour aller au travail.

Le Roman de l'été m'a beaucoup plu, même s'il m'a moins touchée que J'étais derrière toi. C'est clair, j'aime le style de Fargues, il me parle. D'ailleurs, il m'aurait peut-être fallu une petite pause avant de commencer ma lecture suivante, La vie est brève et le désir sans fin, parce que j'avais un regard très critique sur l'écriture de Patrick Lapeyre lorsque j'ai commencé son roman. Le côté incisif et cynique de Fargues me manquait.

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L'histoire:" La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l'amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l'un marié, à Paris, l'autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l'un à l'autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent. Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l'histoire d'une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout."

Ok, j'avoue, c'est le titre qui m'a attirée, ça faisait "plein de passion", on en a toujours besoin quand il fait grisouille dehors. Et puis, il a reçu le prix Femina 2010, quand même. Même Télérama en disait du bien, que c'était un "pur et subtil roman d'amour". Subtil? Mmmhhh, pas sûre...

En fait de passion et de souffrance amoureuse, je reste sur ma faim. J'en suis à la page 130 (je n'abandonne jamais facilement un livre) et je n'arrive toujours pas à "entrer" dans le livre. Aucune émotion ne ressort de sa plume, les personnages ne sont pas attachants, je n'arrive pas à comprendre pourquoi les deux hommes sont si attirés par cette femme, trop souvent décrite comme une petite et frêle jeune fille. Frêle? tu parles, elle mène les deux hommes par le bout du nez. Quant à eux, ils sont mous, lâches, se laissent porter par les événements, tournent en bourrique selon les désirs de Nora, rappliquent dès qu'elle les siffle et souffrent sans la moindre volonté de la remettre à sa place. On a envie de les secouer... Non, même pas, finalement, qu'ils restent dans leur médiocrité.

Une citation, alors que Nora et Blériot sont sur le point de succomber à leur désir (qui est sans fin, je le rappelle):
"Je crois qu'ils vont fermer, il faut qu'on y aille, lui dit-elle en fixant dans les siens de grands yeux pensifs, un peu préoccupés, parce qu'elle attend sans doute qu'il prenne une décision.

Blériot, qui est à présent tout à fait réveillé, devine de quelle décision il s'agit, mais on dirait que plus il la sait inéluctable, plus elle lui fait peur.

D'abord, il a toujours été un garçon peu résolu à l'égard des femmes, et ensuite, leur situation respective à Nora et à lui étant ce qu'elle est, il a tout lieu d'appréhender la suite, la clandestinité, les mensonges, les ruses, les bassesses: c'est à dire une vie de réprouvé."

Bref, je sens que je vais abandonner, surtout que j'en ai quelques autres qui m'attendent.

05 avril 2011

Cocktail!

Je décrète qu'il est temps de contrer par tous les moyens la grisaille qui s'empare de nos êtres en ce mois d'avril où on ne risque pas de se découvrir d'un fil. Il ne pleut peut-être pas tous les jours, mais l'effet est le même, on a tous grise mine. Grave.

Mon plan pour ne pas sombrer: partir à la recherche du meilleur cocktail à Vancouver. Je me suis fait une petite liste de bars à tester, qui sont réputés pour leur cocktails ou bien qui tout simplement ont un choix assez large pour que ça vaille la peine d'aller étudier la chose de plus près. Je n'ai pas eu de mal à convaincre les copines d'embarquer dans le projet, nous avons donc déjà commencé notre quête.

Et c'est plutôt bien parti. C'est le Tiki bar du Waldorf Hotel qui a eu les honneurs de notre première visite. Déco au kitch très soigneusement étudié, entièrement rénové il y a quelques mois, le bar est quasiment vide lorsqu'on arrive à 18h, c'est normal, ça vient d'ouvrir. Il sera plein à craquer lorsqu'on repartira quelques heures plus tard, sans compter le line-up à l'extérieur.

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Durant ce laps de temps, nous descendons tranquillement des cocktails généreusement dosés en parlant comme des filles, c'est à dire beaucoup et dans tous les sens, et en grignotant des bonnes choses, une sélection de petits plats libanais (de l'excellent Nuba) et espagnols (du Leeteg Room).

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Le menu de cocktails est intéressant et original. Pas de classique margarita, pina colada et compagnie, au grand dam d'Anne, d'ailleurs, qui ne sait lequel choisir. Je commence par un Mai Tai, dans lequel je m'aperçois vite que le barman n'a pas oublié de mettre de l'alcool. Ça change des bars où on paye le prix d'un cocktail pour avoir l'impression de ne consommer qu'un simple jus de fruits. De leur côté, les filles prennent un Blue Hawaii. On ne va pas s'arrêter en si bon chemin, mon deuxième choix se porte sur le bien nommé Between the sheets, fait de rhum, brandy, cointreau et citron, pendant que les filles sont passées à des Hemingway Daiquiri. Une deuxième visite sera clairement nécessaire pour continuer à analyser le menu de cocktails, je vous assure qu'on prend notre tâche très au sérieux.

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À noter qu'il se passe énormément de choses au Waldorf, et que le Tiki Bar n'est qu'un des nombreux atouts de ce lieu. On les suit sur Facebook et Twitter pour en savoir plus sur leur programme.

Autre plus que je tiens à signaler parce que ça n'arrive finalement pas si souvent, le service était particulièrement bon. Serveuse extrêmement sympa et patiente, qui a plus que mérité son pourboire.

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Le Tiki bar au Waldorf
1489 East Hastings Street.
http://www.waldorfhotel.com/tiki-bar/
C'est loin dans l'est, mais ça vaut la visite.
Ouvert tous les soirs jusqu'à 2h du matin (minuit seulement le dimanche)

03 avril 2011

Régal à la Régalade

Montréal c'est très bien, mais Vancouver se met à être pas mal non plus, quand on cherche un peu. J'avais entendu dire il y a quelque temps que le propriétaire du réputé restaurant La Régalade, de West Vancouver, allait ouvrir un café dans Kitsilano. Ça méritait un petit tour...

Chose faite hier matin avec les copines, après une séance plutôt intense de yoga pour se remettre des excès de la veille.

J'arrive la première à 13h, c'est plein et bien animé, les gens ont l'air content, c'est bon signe. Anne me rejoint, puis Catherine, et pendant que nous attendons notre table, nous regardons les pâtisseries en vente, toutes très tentantes, et avons même la possibilité de goûter un morceau de Lemon cake, délicieux.

Une table se libère enfin, et nous passons commande sans attendre Carole qui nous rejoindra tranquillement plus tard, mal de tête (mais c'est une autre histoire que je raconterai) oblige.

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Le cadre du Café Régalade est plutôt joli sans être trop branché, avec quand même bien sûr l'inévitable photo artistique de tour Eiffel, comme dans tout café français qui se respecte. Les rideaux aux fenêtres font un peu rétro, mais à côté de ça il y a des petites touches plus originales, comme le grand "EAT" qui nous sépare de la cuisine...

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...ou encore ce tableau dans les toilettes, où les gens peuvent laisser des commentaires.

Cliquez pour agrandir

Côté nourriture, c'est très bon, copieux, généreux même, et pas cher du tout. Catherine et moi avons commandé le "Lyon Breakfast", deux oeufs pochés dans une sauce au vin avec oignons et lardons, et épinards. Plusieurs tranches de baguette, des petites patates sautées et une salade verte accompagnent ce plat.

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De son côté, Anne a commandé une omelette aux champignons. Selon elle, c'est la première omelette qu'elle mange à Vancouver qui ait vraiment le goût des champignons.

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Je ne sais pas pourquoi c'est toujours si compliqué d'avoir des bonnes patates sautées quand on brunche, les patates sont souvent pas assez cuites ou dorées. Cette fois-ci c'est une réussite totale, elles sont dorées et fondantes à souhait.

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Le service est légèrement chaotique, mais très gentil. Deux items ont été oubliés sur la note, nous l'avons signalé et on ne nous a fait payer que l'un des deux, sympa. De plus, j'ai voulu acheter une part de ce si délicieux gâteau au citron que nous avions goûté en arrivant, et j'en ai eu deux parts pour le prix d'une!

Bref, vu qu'en plus le café n'est qu'à deux pas de chez moi, cette première expérience ne risque pas d'être la dernière.

Adresse:

Café Régalade
2836 West 4th Avenue (coin de MacDonald)
Téléphone: 604-733-2213
http://www.caferegalade.com/
Ouvert du mardi au dimanche de 8h30 à 15h

Et pour voter sur Urbanspoon, on clique sur le logo:

Cafe Regalade
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