29 janvier 2011

Mon livre de bus

Malade des transports, je suis du genre à devenir instantanément verte s'il me faut lire ne serait-ce que des indications ou un plan dans une voiture. En bus, n'en parlons même pas. Et pourtant, cette semaine, la bonne musique coule à flots dans mon iPod, et je lis, dans le 22, le 2, le 4 ou le 7, bref le bus qui voudra bien m'emmener de chez moi au bureau, et du bureau à mon home sweet home.

Lundi, mes mains ont été attirées par un livre de poche à la bibliothèque, je ne sais pas trop pourquoi, mais je suis loin de m'en plaindre. J'étais derrière toi, de Nicolas Fargues, est fort, dense, incisif, cru, et se dévore sans cuisson. La quatrième de couverture est inspirante:

"C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure.J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre."

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Et on dirait que le fait de le lire dans le bus, debout agrippée à un poteau ou assise confortablement sur les rangs du fond, lui donne encore plus de saveur. Je plonge, je penche la tête sur mon livre, je lis quelques phrases, quelques paragraphes, un passage me fait sourire tellement il tape dans le mille. Soudain je lève les yeux, je regarde autour de moi, la faune du bus dans toute sa splendeur, le regard dans le vide pour la plupart, perdus dans leurs pensées mais obligés le temps d'un voyage d'être collés à des inconnus qui trop souvent puent quand ils ne sentent pas le parfum cheap, ou prennent trop de place et vous mouillent avec leur parapluie dégoulinant. Bien vite je replonge et j'oublie la déprime ambiante. Même si mon voyage ne dure que 20 minutes, cette bulle change tout, et je descends le sourire aux lèvres. Pour un peu, je crierais "Thank you" au chauffeur depuis la porte du fond.

J'hésite à le lire ailleurs que dans le bus, je veux que mes souvenirs de lecture restent colorés par cette ambiance. Mais l'envie d'avancer est trop forte. Tiens, peut-être que j'irai faire une petite promenade en bus ce week-end, juste pour pouvoir le finir.

"J'essaye d'enregistrer le plus de détails possible, sachant d'ores et déjà que, plus tard, lorsque tout sera réduit à un puissant souvenir de mes sens, je m'en voudrai de ne pas y avoir goûté plus consciemment sur le moment. Mais c'est impossible d'y goûter consciemment, au bonheur. Sous ses dehors banals, avec ses parasites et ses imperfections, sans le filtre enjoliveur du souvenir, la réalité te prend toujours de vitesse. Sur le moment, c'est mathématique, tu peux juste vaguement ressentir qu'il se passe quelque chose de bien, mais tu es trop occupé à le vivre dans son temps même pour y goûter vraiment. Parce que tu as remarqué que le bonheur, c'est toujours un souvenir, jamais le moment présent, hein? (...) C'est ça, le temps perdu, le temps tout court, l'impossible équation du temps qui passe et qu'on voudrait retenir."

27 janvier 2011

Je ne serai jamais loin

Une bonne découverte musicale ne venant jamais seule, je viens de me réveiller plus d'un an en retard en découvrant sur iTunes le dernier opus de Daniel Bélanger, Nous. Cet homme est vraiment un merveilleux poète, un grand musicien, quelqu'un qui vient vous chercher très loin avec trois phrases simples, qui touche à l'essentiel, au plus profond de nous mêmes.

Daniel Bélanger, pour moi, c'est plein d'images et de souvenirs du Québec, c'est Johanne, une amie qui malheureusement est sortie de ma vie, c'est un plaisir renouvelé après des années d'écoute. Une valeur sûre, quoi.

La première chanson de cet album s'appelle "Reste":


Et la dernière s'appelle "Tu peux partir":


Il a bouclé la boucle... J'espère qu'il y aura une vidéo pour "Jamais loin", ma préférée qui me trotte dans la tête entre deux airs de Bonobo.

25 janvier 2011

Le calme après la tempête

Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas. Après un week-end en balade avec les amis rempli d'abus, j'ai passé cette fois-ci deux jours bien tranquilles à Vancouver, essentiellement seule. Les deux formules ont leurs bons côtés, j'aime beaucoup être entourée des gens que j'aime, mais j'ai aussi besoin de mes moments à moi, seule. En l'occurrence, j'avais pas mal de choses qui me trottaient dans la tête, et un grand besoin de calme pour laisser les petites choses en question trotter à leur aise.

Ménage en musique, rangement, je reprends possession de mon espace après l'avoir négligé. Et ça fait du bien de savoir la poussière domptée par l'aspirateur, de voir chaque chose à sa place, enfin presque. Je n'y peux rien, il y aura toujours deux-trois bidules qui traînent, mais ça fait partie de ma vision de l'ordre, je suppose. Bibliothécaire dans l'âme, d'accord, mais pas complètement névrosée.

Un moment très agréable le samedi après-midi, à papoter enfin tranquillement avec Anne devant une part de tarte (pour elle, moi j'ai pris une soupe) chez Aphrodite's sur 4th avenue. À refaire plus souvent. Ça tombe bien, j'ai toute l'année pour le refaire. Merci, le dieu des week-ends.

Et puis un de mes moments préférés de la semaine arrive, le dimanche matin. Si je ne suis pas sortie jusqu'à point d'heure la veille, on s'entend. Je me lève tôt, mais sans que le réveil m'y force, je prends mon temps, j'écoute de la musique. Ce dimanche, c'était simple et parfait, j'ai reçu le dernier Elle Québec il y a quelques jours, que j'ai feuilleté en écoutant en alternance Bonobo et Kraked Unit, avec un bon café. Je tournais en rond ces derniers temps, côté musique, et j'avais besoin de quelque chose de différent. C'est fait, j'ai trouvé. Ce n'est rien de nouveau, ça ne vient pas de sortir, mais c'est entré dans mes oreilles à un moment où elles en avaient grandement besoin.

On connaît Kraked Unit pour la musique des films Paris et Les Poupées Russes de Klapish. Et puis Bonobo, ma foi, vous connaissez peut-être. Moi je ne connaissais pas mais j'ai des bons amis qui partagent leurs découvertes. Je ne me lasse pas de ces deux-là ces jours-ci.




À part ça, j'entame un cycle cinéma, on dirait. Je l'ai commencé dimanche après-midi avec Another Year au Fifth avenue. La salle était pleine et la moyenne d'âge était pas mal élevée. Disons qu'on comptait pas mal de cheveux blancs. Pas sur ma tête, en tout cas, je venais justement de me les teindre.
Another year, c'est un film sur les gens. Une année, quatre saisons, on suit un couple (aux cheveux blancs, d'où l'audience, je suppose) et leur entourage, leur fils, leurs amis. Le couple est solide, complice, sage et heureux. On aimerait bien finir comme ça... Les autres personnages sont moins heureux, en particulier la touchante Mary, excellente Lesley Manville, qui parvient à nous faire sentir avec subtilité toute une gamme d'émotions tout au long du film. Je parlerai des autres films que je compte voir dans un autre billet, enfin, si j'y pense. Celui-là m'a plu, mais m'a laissée un peu chose...


Pour finir le week-end en sérénité, j'ai repris le yoga dimanche soir. Voilà au moins une conséquence positive d'un moment de frustration profonde qui m'est tombé dessus en fin d'après-midi. J'avais le choix: ruminer comme une malade à la maison en me demandant quand est-ce que je comprendrai enfin qu'il y a des situations qui se répéteront éternellement dans ma vie, ou bien sortir avec mon tapis sous le bras, et aller passer une heure à respirer et me faire du bien. J'ai choisi l'option constructive.

19 janvier 2011

2011... voyages

Résolutions, projets... Chaque nouvelle année marque une étape et semble donner à tout le monde l'envie de faire des listes. J'en fais à longueur d'année, moi, mais c'est vrai qu'en ce moment, la tendance est encore plus lourde que d'habitude.

Alors j'ai commencé moi aussi à me faire une petite "to-do list". Ou plutôt devrais-je dire ma "to-see" list. Une chose est sûre: j'ai plein d'envies d'ailleurs. Pas forcément pour déménager -encore que- mais plutôt des petits séjours, ici et là, loin et moins loin, du nouveau et du déjà vu. Parce que je le constate chaque fois que je pars, ne serait-ce que pour 3-4 jours: ça fait du bien. C'est aussi simple que ça.

Comme je le disais à notre retour de Portland, je veux y retourner et explorer davantage la ville qui m'a déjà charmée. Quand le temps sera plus clément, c'est à dire pas tout de suite. Entre amis comme à Tofino, ce serait chouette.

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Montréal fera inévitablement partie de mes destinations cette année, comme toujours. Je m'y rendrai probablement en hiver cette fois-ci, parce que j'aime Montréal en hiver autant qu'en été.

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Six ans que j'ai quitté Montréal pour Vancouver, et je ne suis toujours pas retournée à New York. Cette année, c'est promis, j'y vais! Par beau temps aussi de préférence, parce que New York, c'est fait pour passer la journée dehors, marcher, marcher, prendre des milliards de photos et marcher encore. J'ai déjà fait ça en février dans le froid et la neige et le vent, c'est trop dur pour le corps!

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Avec un peu de chance, le beau mec qui est sur la photo m'accompagnera...

Toujours aux États-Unis, j'ai un petit rêve de partir quelque part, probablement en Oregon ou en Californie, peu importe, avec une caravane Airstream. Ce serait cool, non?

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Le gros voyage dont je rêve pour cette année, c'est l'Australie. Je ne sais pas si ça va être possible vu que je ne croule pas sous le nombre de jours de congés (4 jours accumulés à date!), mais on va essayer... Du rêve, il en faut pour avancer!

17 janvier 2011

Week-end sur la wet coast

Back from Tofino, enfin au sec après une abondance d'eau. Entre celle qui tombait sans cesse du ciel pendant que nous marchions sur la plage et celle, plus chaude, qui bouillonnait dans le jacuzzi où nous avons mariné des heures durant, c'était clairement l'élément dominant de ce week-end. Même mes cheveux habituellement désespérément raides ont fini par avoir un semblant de forme presque bouclée.

La pluie ne nous a pas empêchés d'aller faire des longues marches sur la plage. Chesterman Beach d'abord, tout près de la maison que nous avions louée, et aussi Long Beach.

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C'était gris tout le temps, sans le moindre espoir d'éclaircie, mais c'était beau malgré tout. Le vent, les vagues, la plage immense, l'air frais, et cette sensation de bout du monde, ou du moins bout du Canada que j'ai ressentie, tout comme lorsque j'y suis allée en mai. Quand je suis à Tofino, j'ai dans la tête la carte du Canada, et je sens profondément que mes pieds sont à l'une des extrémités du pays. Et j'aime ça...


Et c'est vrai que c'est loin, Tofino. Pour gagner du temps, nous sommes partis jeudi soir après le travail et avons passé la nuit dans l'excellente auberge de jeunesse Painted Turtle, qui a une salle commune à faire verdir de jalousie pas mal de monde. On se voyait bien y vivre... Et puis tant qu'à faire, on commence tout de suite à fêter le début du week-end.

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La route se poursuit le lendemain matin. Il faut traverser l'île de Vancouver, par une route qui devient plutôt sinueuse. J'ai réussi à immortaliser l'unique rayon de soleil du voyage...

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... que nous avons fait fuir immédiatement en chantant à tue tête du Joe Dassin et du Michel Fugain, pour ne citer qu'eux.

Nous avions passé des heures sur Internet à chercher LA maison qui allait nous accueillir, et c'est finalement Alder View que nous avions choisie. Le site web ne lui rend pas justice, elle est bien plus belle en vrai que sur les photos. Je la recommande à ceux qui veulent partir en groupe, elle est spacieuse et confortable, sans compter le barbecue, le jacuzzi et le sauna, pour un prix tout à fait raisonnable.

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À peine installés, Carole, Alex et moi décidons de rendre un première visite à Chesterman Beach, malgré ce qui tombe du ciel. Il me faudra essuyer plusieurs fois mon appareil photo sur la plage, les gouttes persistent à s'écraser sur mon objectif...

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Entre promenades sur la plage, parties de Rummikub qui s'enchaînent, bonne bouffe et bon vin -sans oublier un peu de vodka-, bonne humeur permanente, fous rires et cours de yoga dans le jacuzzi, il aurait été franchement difficile de faire mieux comme week-end entre amis, à part que nous pensions à celle qui aurait dû nous accompagner et qui était coincée à la maison par un méchant virus.

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Et voilà, encore un moment vraiment fort en partage... Trop d'amitié, c'est possible? Peut-être bien, après tout.

Et désormais, cette chanson restera liée au souvenir de Tofino sous la pluie. Ce genre de moment parfait comme on pourrait en avoir dans un film. Il s'appellerait "Tofino" au lieu de "Paris".



Bon, c'est pas tout, ça, mais ma photo du mois a été postée en mon absence, il me faut maintenant aller faire un tour pour voir toutes les belles contributions des participants. Je sens que je vais voir des beaux cieux!

15 janvier 2011

La photo du mois: dans le ciel

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci, le thème est "Dans le ciel". J'aurais eu des dizaines de magnifiques couchers de soleil à publier ici, pris depuis mon balcon orienté à l'ouest, dans le ciel de Vancouver toujours changeant. Mais j'ai préféré partager avec vous ce cliché d'un avion qui survolait le parc de Bryce Canyon aux États-Unis alors que je faisais une randonnée par une magnifique journée. On dirait qu'il va rentrer la bouche du rocher!

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Allez voir ce qui se passe dans le ciel d'Olivier, Anne, Virginie, Shandara, Jo Ann, Sandrine, Fabienne, Damien, Marie, Nolwenn, Céline in Paris, Anne fra Sveits, Céliano, Caro, Guillaume, Mandy, Titem, Caroline, Doremi, Sophie, Tambour Major, Nathalie, François, Mélanie, Chris, Godnat, Clara, Viviane, Tania, , Thib, Genki, 100driiine, Gouli, Danièle, Ludo,, Alice, Céline, Carolette, Claude, Pépinette, Sébastien, Dorydee, L'azimutée, Marion, blogoth67, DelphineEtJulie, Cynthia, Ennairam, Caro[line], 4 petits suisses dans un bol de riz et Doréus.

12 janvier 2011

L'équipée sauvage

Je ne m'attends certainement à avoir ce genre de vision:

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Mais Tofino sous la pluie, ça peut être beau quand même. En tout cas, avec la belle équipe qui m'accompagne ce week-end, ça promet d'être joyeux. Du moins si la neige ne nous empêche pas de nous y rendre.

On a une van qui peut transporter 6 personnes, de quoi faire plein de bons repas dont un barbecue carnivore, une maison avec sauna et bain tourbillon près de Chesterman Beach, des seringues (sans aiguilles, je précise pour ceux qui auraient des idées tordues), des jeux et des vêtements imperméables.

À mon avis, on ne va pas s'ennuyer...

09 janvier 2011

En janvier, ne reste pas enfermé

Je suis à peine remise des excès de Noël, que déjà les soirées et autres plans sympas s'enchaînent, et plein d'autres se profilent à l'horizon.

Il faut dire que 2011 apporte un gros changement dans ma vie: week-end, fin de semaine... Des mots magiques dont je commence déjà à retrouver le sens cette année. Eh oui, fini le travail du samedi, fini le travail du dimanche, finies les fêtes écourtées du samedi soir pour ne pas être trop nase le lendemain au travail. Bienvenue au temps retrouvé avec Mr Husband, du moins quand il ne sera pas en cavale dans le monde, bienvenue aux cours d'aquaforme du samedi matin, aux brunchs entre copines, aux sorties raquettes... Plaisirs simples que je n'ai pas eu la joie de vivre cette dernière année, même si j'ai quand même réussi à garder une vie active. Mais je me sentais toujours en décalage, en repos avant ou après les gens, mais jamais en même temps. C'est fini tout ça, du moins pour un an, et je vais en profiter.

Et pour ne pas perdre de temps, j'ai fêté mon premier week-end en grand, avec un pub crawl vendredi soir. L'air de rien, il y a pas mal de pubs vraiment sympas à Vancouver... La tournée a commencé par un passage très bref au Alibi Room, où il n'y avait pas de place, malheureusement. Dommage. J'aime beaucoup ce bar mais je ne suis pas la seule, de toute évidence. Nous nous sommes donc rabattus sur le Chill Winston, toujours dans Gastown, en face de la statue de Gassy Jack. Ambiance pas mal du tout, serveuse tatouée de coeurs et au décolleté vertigineusement effrayant, beaucoup de poupounes, mais pas pas aussi vulgaires que celles de Granville St. Pas besoin d'aller bien loin ensuite, le Six Acres n'avait pas de place non plus malheureusement, mais son voisin le Irish Heather oui. Je ne vais pas souvent au Irish Heather et pourtant, à chaque fois, j'adore. D'ailleurs ça me fait penser qu'il faut que je me décide enfin à aller tester leur concept "Long Table Series", un de ces soirs. Je vais arrêter ici mon énumération de bars sinon je risque de passer pour une ivrogne de première. Je me contenterai de conclure le sujet en mentionnant qu'une poutine de chez Ze Beautiful Potato (enfin, la Belle Patate) sur Davie à 3h du matin est un des mets les plus divins qu'il m'ait été donné de déguster. Sans sarcasme. Après plus de 11 ans en territoire canadien, me semble qu'il était temps.

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La suite est prévisible: 2 aspirines qui ne font pas des miracles et trop peu d'heures de sommeil plus tard, la même joyeuse équipe se rend (à pied de puis Kitsilano, je signale au passage) au Templeton sur Granville St pour un brunch bien mérité. Mon dieu, ça m'avait tellement manqué...

Aujourd'hui, programme radicalement différent. Mr C. devant remonter dans un avion ce soir, nous nous sommes levés tôt pour profiter de la journée en amoureux et aller faire notre première sortie raquettes de l'hiver. Équipement prêté par de généreux amis, direction le sentier provincial de Cypress mountain, qui mène au sommet du Hollyburn Peak. Bonheur total en ce dimanche plein de soleil, de ciel bleu et de neige éblouissante (j'ai oublié mes lunettes de soleil).

Ça monte dur parfois, mais cette fois, j'étais décidée, je ne me suis pas arrêtée en route, j'ai touché le sommet. La dernière partie, la plus raide, que j'avais justement "skippée" la dernière fois, n'est pas évidente quand la neige est glacée, mais ça vaut absolument la peine de la monter, la vue est extraordinaire. Et la descente est très rapide si on a pensé à prendre un sac plastique.

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Week-end #1 bien rempli, le prochain promet d'être encore plus épique!

03 janvier 2011

Un tour avant de finir l'année

Bon, c'est quand même pas parce qu'on n'est pas partis fêter Noël au soleil qu'on allait rester sagement à la maison toute la semaine. On avait une voiture, des jours de repos (je peux pas appeler ça congé, je n'étais pas payée pour me la couler douce cette semaine), et une petite envie de continuer notre tradition de Noël d'aller faire un tour au sud.

Cette fois-ci, on a poussé plus loin que Seattle, pour se rendre jusqu'à Portland, en Oregon. Une ville très sympa que nous n'avions visitée que très brièvement en 2005. Je n'y étais pas retournée depuis, et mes souvenirs étaient plutôt vagues, mais positifs. Je me rappelais des bâtiments de briques, d'un style plus ancien que Vancouver. Ils sont toujours là:

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Cette fois-ci encore, nous n'avons pas vraiment visité la ville, d'abord parce que le temps était franchement moyennement agréable -vent, pluie presque neigeuse, puis grand froid- et puis parce que Portland étant située dans un état sans taxes, il y avait de belles aubaines qui nous tendaient les bras, surtout au lendemain de Noël.

Et c'est comme ça que, n'ayant besoin de rien, je suis revenue avec pantalons et chandails de Banana Republic pour trois fois rien, et surtout, surtout, mon rêve depuis des années, ceci:

Une cocotte en fonte Le Creuset, ça coûte un bras et demi ici (au moins 350$ pour cette taille), je ne pouvais pas résister! À nous le bon pain maison et les petits plats mijotés, ça tombe bien avec le froid qu'il fait ces jours-ci.

À part ça, on a quand même bravé le vent glacial pour parcourir quelques jolies rues, essentiellement dans le centre-ville et dans le Pearl District, qui rappelle le quartier de Yaletown à Vancouver avec ses anciens entrepôts de brique rénovés, mais en plus grand. On y trouve des petits magasins sympas -j'ai d'ailleurs pu faire un long tour chez Anthropologie- et des pubs branchés, ainsi que certaines des brasseries de Portland. Il paraît que Portland est la ville où l'on compte le plus de brasseries, au moins 30. On ne les a pas toutes vues, ça ferait probablement l'objet d'un voyage en soi.

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Après un tour très fructueux dans un grand centre d'achat, mercredi soir la faim se fait sentir, mais quand on ne connaît pas une ville, on peut facilement se retrouver à marcher longtemps sans pouvoir se décider. Et c'est ce qui arrive, une fois de plus. Pub? Restaurant? Nous ne savons pas trop ce que nous voulons. Finalement, nos pas nous mèneront au hasard devant un petit resto italien tout simple mais plein à craquer. J'ai un bon feeling en voyant le papy italien veiller sur sa salle avec autorité, on décide de donner notre nom au serveur sans même jeter un oeil au menu, et il ne nous reste qu'à trouver un bar dans le coin pour prendre l'apéro en attendant que notre table se libère.

C'est au Irving Street Kitchen que nous prendrons une bière, assis dans des fauteuils confortables près d'une cheminée, un endroit branché où je ne me verrais pas forcément finir la soirée.

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En attendant, c'est tout de même bien agréable d'y déguster une bière locale, puis nous filons au Piazza Italia, où notre table nous attend. Excellentes lasagnes, bouteille de Chianti, Giovanni notre serveur est très marrant et la musique pas trop ringarde.

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Bref, une super soirée qui se termine par un passage -le deuxième de la journée- chez Powell's, LA librairie qu'il ne faut rater sous aucun prétexte à Portland. On aurait pu passer la nuit à s'y chercher, entre la section cuisine et la section photo. J'ai fini par trouver mon homme au rayon... géologie, bien sûr.

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C'est bien joli tout ce temps passé dans les magasins, mais une fois de plus j'ai le sentiment de ne pas avoir assez vu la ville. C'est donc sur ma liste pour 2011: retourner à Portland (avec les amis...?) et cette fois-ci, arpenter ses rues ou pourquoi pas, m'y promener à vélo, prendre le tram, me rendre dans l'eastside, traverser le pont Morrison et prendre des photos du skyline...

Et pour m'aider à préparer ce prochain voyage, je me procurerai la nouvelle édition du livre Eat, Shop Portland. Je recommande d'ailleurs l'édition Vancouveroise de ce guide, c'est plein de bonnes petites adresses, et le format est parfait. Exactement le genre de livre que j'aurais voulu publier.

01 janvier 2011

Adios Vancouver 2010...

...ou comment finir l'année en beauté, entre amis, avec plein de seringues, perdre sa voix et se coucher à 6h du mat.

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Pour une fête réussie, il faut:
- un appart sympa avec de l'espace pour danser et du parquet parce que ça se nettoie mieux que la moquette (merci Carole!),
- une baignoire remplie de glace pour garder l'alcool au frais,
- de la bonne musique et un invité super DJ,
- un thème et les décorations qui vont avec. En l’occurrence, nous avons dit adieu à l'événement sportif cool de l'année, j'ai nommé les JO de Vancouver. Nous avions les ballons, napkins, etc bleu turquoise et vert pétard, les mascottes sumi, quatchi, miga et mukmuk, des étiquettes pour que chacun porte le nom d'un athlète olympique, sans compter l'inukshuk sur le mur pour qu'on écrive un petit mot,
- un balcon pour les fumeuses sociales,
- des voisins d'en dessous compréhensifs ou mieux encore, absents,
- une horloge pour ne pas oublier minuit,
- des invités qui débarquent à minuit moins 5,
- des invités qui ont l'habitude de faire des décomptes: 10, 9, 8, 7...
- Et surtout, des seringues, des jus et de la vodka, et le savoir-faire ukrainien.

Le passage à 2010 était mémorable, celui de cette année l'est encore plus. Merci aux amis présents et une grosse pensée pour les absents...

Bonne année 2011 à tous!! Qu'elle soit remplie de joie, d'amitié et de moments partagés.
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