30 mai 2010

A day in Santa Fe

Nous avons vu bien des beaux paysages avant d'arriver à Santa Fe, dont le fameux White Sands National Monument au sud du Nouveau Mexique, raison pour laquelle nous avons pris un vol jusqu'à El Paso au Texas au lieu de commencer notre voyage plus au nord du Nouveau Mexique. J'en parlerai une autre fois.

Santa Fe, c'est une ville qui faisait partie de mes vieux rêves. Je possède un collier rapporté de là-bas par une amie, et je rêvais de voir les bijoux d'argent et de turquoise qu'on y crée. Mais ce qui m'intéressait encore plus, c'était l'architecture, les maisons d'adobe ou en tout cas, puisqu'on n'en trouve plus beaucoup, en "style adobe". Parce que finalement, maintenant, la plupart des maisons ne sont plus construites avec ce mélange d'argile et de paille, mais les toits plats, la couleur terre, et les formes arrondies sont toujours typiques de l'architecture de Santa Fe.

Nous sommes arrivés en milieu d'après-midi du sud, par la Turquoise Trail, route secondaire entre Albuquerque et Santa Fe, qui passe entre autres par le petit village de Cerillos, photogénique à souhait avec ses vieux bâtiments, ses chilis qui sèchent, son "hanging tree" authentique et sa belle église:

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Bref passage au Santa Fe Motel & Inn qui offre des jolies chambres très colorées sur la rue Cerillos tout près du centre ville, et on ressort découvrir la plaza. Il fait assez frais et le ciel se couvre de gros nuages gris, ça sent l'orage, on adorerait ça... Finalement, pas une goûte de pluie.

Le centre-ville est très joli, mais Mr C. et moi sommes plutôt déçus, c'est très touristique, les boutiques de bijoux et autres articles chics se succèdent autour de la place centrale, et même si les bâtiment sont vraiment beaux, ça manque de vie et de "locaux", à part les vendeurs de bijoux indiens qui sont littéralement partout. On se demande où sont les jeunes, l'âge moyen est plutôt élevé parmi les passants... Ça ne m'empêche pas d'apprécier, mais il manque quelque chose, c'est clair.

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Après avoir parcouru le centre-ville dans tous les sens, la soif se fait sentir, il est temps de goûter à notre première margarita du voyage, dans la cour intérieure du resto La Casa Cena. Format pinte, s'il vous plaît!

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Après la soif, c'est la faim qui pointe son nez. Le resto est trop calme (et trop cher) pour nous, on repart pour une exploration de la ville à la recherche de l'endroit sympa où se poser pour la soirée. C'est finalement le Cowgirl Hall of fame qui l'emportera, toute la ville semble s'être retrouvée là. Ambiance très animée, choix de margaritas très dangereux, serveuse cowgirl efficace avec chapeau très sympa, et les meilleurs fish tacos de ma vie. Ce sont les premiers que je mange, il faut dire, mais ils sont vraiment bons.

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Le lendemain, nous décidons qu'il est plus que temps de nous dégourdir les jambes et d'éliminer le trop plein de margaritas de la veille. En route pour Mellow Velo, le magasin de location de vélos de Santa Fe, où Mr C. se prend un super vélo de montagne pendant que j'opte pour un beau cruiser jaune. On n'a pas la même ambition, c'est clair!

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Nos chemins se sépareront temporairement, Mr C. ira se perdre en montagne, choisissant le parcours le plus difficile que l'employé du magasin avait quasiment déconseillé (rien de tel pour titiller un homme qui aime les défis), pendant que je me lance dans les petits chemins et routes qui entourent la ville. Je commence par un bout de Canyon Road, LA rue des antiquaires et artistes, puis me promène dans le dédale de rues résidentielles, certaines bien pentues. Il fait chaud, soudain... Mais quel bonheur, certaines maisons sont absolument magnifiques, et ça fait du bien de voir autre chose que des magasins de souvenirs et de bijoux.

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Après une belle balade de 2h30, je retrouve Mr C. à l'excellent TeaHouse Santa Fe pour prendre un thé glacé et une salade avant de reprendre la route vers le nord.

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Et voilà un peu de couleur locale pour finir ce long billet:
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29 mai 2010

3600 km au compteur

De retour de voyage, un autre, depuis quelques jours déjà, un magnifique road trip dans le sud ouest des États-Unis. 2222 miles en moins de 10 jours, on a encore une fois fait tourner le compteur, mais quel bonheur! Je reste encore bouche bée en pensant à Bryce Canyon, une merveille que je recommande à tout le monde, je rêve encore des maisons de Santa Fe, et les petites villes minières du Colorado me donnent envie d'explorer davantage cet état.

Encore une fois, j'aurais dû raconter ce voyage au fur et à mesure pour avoir des souvenirs plus frais, mais je n'en avais pas le temps. Par contre, ça n'a jamais été dû à un problème de connexion Internet, j'ai d'ailleurs remarqué que quel que soit le motel où on dort, et croyez-moi on n'a pas fait dans le luxe, on a désormais Internet sans fil. Ce n'était pas le cas lors de notre voyage dans la même région il y a 4 ans.

J'ai parlé à plusieurs personnes depuis mon retour qui n'ont jamais voyagé dans cette région. Et pourtant, je ne peux que recommander, quels que soient vos goûts, d'aller vous y promener. Il y a une multitude de possibilités de voyages, pour quelques jours, 4, 6, 10 ou plus. Et puis c'est facile, on ne parle pas d'une grande aventure, là, on est aux États-Unis. Et c'est beau. Grandiose, même.

Voici le trajet que nous avons effectué:
Notre trajet


Le détail du voyage va bientôt venir, si j'arrive à trouver une minute...

18 mai 2010

Ucluelet et pis c'est fini

La promenade à vélo de la veille m'a décidée, si je vais à Ucluelet, ce sera en bus. Je suis quand même aussi venue ici pour me reposer, et je n'ai de comptes à rendre à personne de toutes façons.

J'embarque donc dans le bus, aux aurores une fois de plus, et 40 km plus loin, je me retrouve dans le petit village désert et encore un peu endormi que j'avais visité 5 ans plus tôt. Pas grand chose à y faire, mais je me souviens de ce petit sentier qui longeait la côte, et je décide d'y retourner. Il s'appelle le Wild Pacific Trail, traverse un bout de forêt et passe ensuite le long de la mer, jusqu'à un petit phare, puis repart dans la forêt. Un sentier court mais agréable, et les promeneurs y sont rares en ce matin de semaine. Au point d'ailleurs que je suis moyennement rassurée en commençant à marcher, surtout après avoir lu sur le panneau les habituelles recommandations en cas de rencontre avec, au choix, un ours, un loup ou un cougar.

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Finalement, je ne croiserai que des mamies (encore), mais heureusement celles-ci ne semblent pas tenir à faire la causette.

Après cette belle promenade, il me reste quelques heures à tuer avant le bus du retour. Je retourne au village, qui n'est pas vraiment plus réveillé. C'est sûrement différent en été, ou même le week-end, mais là, j'avoue, on tourne vite en rond.

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J'ai faim de toutes façons, alors je décide qu'il est temps de partir à la recherche du Fish & Chips parfait. Pas de chance, très peu de restos sont ouverts, et je finis donc par aller au seul café qui ressemble à quelque chose, sur la route principale. Il s'agit du Blue Room sur la rue principale, c'est d'ailleurs un petit bâtiment bleu.

J'ai un petit doute, qui se confirme lorsque je commence à lire le menu: c'est dans ce café que Mr Husband et moi avions déjeuné il y a 5 ans. Je ne résiste pas à l'envie de commander le même sandwich crevettes-saumon fumé-guacamole qui nous avait enchanté, et dont nous nous souvenons encore après tant de temps, en espérant ne pas tomber de haut.

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Eh ben non, il est excellent. Comme quoi y'a quand même des (bonnes) choses qui ne changent pas...

Le temps passe vite, je retourne à Tofino, où j'arrive à point pour le rendez-vous au spa que j'ai réservé avant mon départ au Sacred Stone Spa. Une petite séance de sauna infra-rouge, suivie d'un massage, je ressors de là zen, je dirais même plus, zenissime.

Et voilà, le séjour se termine déjà, je reprendrai le bus et le bateau le lendemain. Maintenant, c'est un nouveau voyage qui m'attend, dans un climat bien différent. Hasta la vista!

17 mai 2010

Tofino et la plage Long

Je passerai les détails de ronflements de ma première nuit à l'auberge, c'était moyennement agréable mais finalement, le petit français nous a bien fait rire sans le savoir, mes compagnons surfeurs et moi. On a secoué le lit, on lui a crié dans les oreilles à 4h du matin, sans aucun résultat.

Pour la peine, je commence ma journée bien tôt, et avant 8h, je suis sur mon vélo, sandwichs, musique et appareil photo dans le sac à dos. Le temps est couvert mais puisqu'on m'a dit que ça allait se lever, je ne m'en fais pas.

Mon programme pour la journée: me rendre jusqu'à Long Beach (Plage Long comme le disent les panneaux bilingues), en passant par le sentier qui mène à Schooner Cove, à l'extrémité nord de la plage. 15 km de vélo, un bout de forêt à traverser, et la plage qui s'étend sur des kms.

Malheureusement, je l'ai bien remarqué en passant en bus la veille, la piste cyclable ne va pas plus loin que le centre d'information touristique, à 8 km du centre ville. Le reste se fait sur la grande route, ce qui est moyennement agréable, pour ne pas dire dangereux. Une chance, la circulation est plutôt tranquille ce matin, mais je ne me verrais pas faire ce chemin en plein été.

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J'arrive enfin, traverse la forêt, un kilomètre à peine de sentier très facile. C'est quand même toujours impressionnant de se promener parmi ces arbres immenses, couverts de mousse... Le soleil tarde à se montrer mais je commence ma longue marche sur la plage. Long Beach fait 10 kilomètres, mais je n'ai pas l'intention de me rendre à l'autre bout, quand même.

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Après la nuit mouvementée que j'ai passée, j'ai plutôt envie de faire une sieste. J'en commence une sur la plage, puis décide de rentrer la terminer à l'auberge, quitte à ressortir en fin d'après-midi.
En passant, je laisse une trace éphémère pour Mr C.
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Le soir, c'est Chesterman Beach qui m'appelle à nouveau. Je m'arrête en passant acheter un petit casse-croûte que je mangerai en marchant sur la plage, des "gringas", sortes de quesadillas à la viande. Très bon, mais un peu juteux, ça dégouline!
La marée est basse, j'arrive à rejoindre Frank Island à l'autre de bout de la plage à 3km de là, mais bien sûr, c'est une île privée, donc pas d'accès. Pas grave, la promenade était belle, et il est temps de rentrer...

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16 mai 2010

Quitter le monde

C'est ce que j'ai fait, le temps d'un court séjour au bout de la terre, à Tofino.

On entend vite parler de Tofino quand on arrive en Colombie-Britannique, mais il peut s'écouler beaucoup de temps avant qu'on y mette les pieds. J'ai des amis qui vivent ici depuis plusieurs années et n'y sont jamais allés. Pour ma part, j'en ai découvert les charmes le temps d'un trop court week-end il y a 5 ans, et depuis, c'était toujours sur ma liste d'endroits à revisiter, mais l'occasion ne s'est jamais présentée.

C'est que c'est loin, Tofino. Il faut aller prendre un ferry qui vogue jusqu'à Nanaimo sur l'île de Vancouver, en 1h40. Ensuite la longue route pour traverser l'île et atteindre sa côte Ouest. Et là, l'océan. Partout. Tofino, petit village où les surfeurs s'en donnent à coeur joie, où on peut aller voir les baleines, se baigner dans des sources chaudes, ou bien tout simplement marcher des heures durant sur des plages qui n'en finissent plus, seul au monde ou presque.

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J'ai fait dans le minimaliste pour ce voyage, parce que les vraies vacances arrivent bientôt et qu'il était surtout question de me détendre, pas de me la jouer grand luxe. Donc, voyage en bus et dodo à l'auberge de jeunesse!

Départ au Pacific Central près de Science World, aux aurores le lundi matin. En attendant le bus, je tape la causette avec un jeune qui vient d'un tout petit village de Terre-Neuve et s'en va travailler à Campbell River pour l'été, de l'autre côté du pays. Il dit bonjour à tout le monde et laisse monter les mamies avant lui dans le bus, trop sympa.

Et la longue route commence, mais j'ai tout mon temps... Le voyage est bien tranquille, jusqu'à ce qu'une mamie, une autre, monte dans le bus à Nanaimo. Certains font la grimace quand ils voient monter des familles avec enfants en bas âge dans les bus ou avions, moi j'avoue, ce sont les mamies qui me font peur. Elles ont tellement besoin de socialiser, c'en est effrayant. Celle-ci a été pire que tout. Une anglaise qui vit à Toronto depuis des années, a tout vu tout fait, et a enseigné toute sa vie. Et c'est pas maintenant qu'elle va s'arrêter d'expliquer à qui veut (ou ne veut pas) l'entendre comment le monde tourne, non mais... Elle jette son dévolu sur un type pas loin de moi, et c'est parti, jusqu'à la fin du voyage, elle ne se taira que le temps de prendre une gorgée d'eau dans sa vieille bouteille en plastique.

Mon iPod me sauve, je m'isole dans la musique, et ne peux quand même m'empêcher de rire quand je la vois prendre des photos (avec flash) du paysage, enfin, surtout de l'intérieur du bus. Des millions de photos pourries sont prises chaque jour, elle a fait sa contribution, merci.

Je ris moins par contre quand je l'entends dire en arrivant qu'elle aussi va passer quelques jours dans l'auberge de jeunesse. Il ne me reste qu'à prier de ne pas me retrouver dans le même dortoir qu'elle, sinon, il risque d'y avoir un meurtre... Il est dit que j'aurai de la chance (si on veut), je me retrouve à la place avec 3 mecs. Deux surfeurs sympas et respectueux, le troisième un idiot de première, petit français fils à papa qui "fait" l'Amérique du Nord, en pantalon blanc s'il vous plaît. Passons...

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Le temps de poser mes affaires, je ressors aussitôt et part me promener dans les rues, peu nombreuses, de Tofino. Il fait beau, les surfeurs sont de sortie, les gens s'interpellent d'une voiture à l'autre et partent dans de grands éclats de rire, y'a pas à dire, ça sent les vacances... Je file me chercher un moyen de locomotion un peu plus rapide que mes seuls pieds, chez Eco-everything qui loue des vélos, entre autres choses. Ma première promenade ne tardera pas, je m'en vais illico sur Chesterman Beach à quelques kilomètres de là, sur les conseils de la loueuse de vélos. Je ne le regretterai pas, c'est tout simplement magnifique.

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Je suis tellement enthousiaste que je décide de garder mon vélo pour plus longtemps. Je me verrais bien faire un long voyage comme ça...

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Et là, sur la plage, je n'arrête pas de me répéter que j'avais raison, qu'il fallait que je vienne là. La plage, immense, vide, sauvage mais accueillante, est là pour moi et m'apaise instantanément. Je marche, souris, respire, oublie le monde et sa vanité...

15 mai 2010

La photo du mois: Maison d'ici

Le temps passe vite, voici déjà venu le moment de publier la photo du mois. Un petit rappel sur le concept: chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Le thème cette fois-ci, c'est "maison d'ici", un aperçu de l'architecture typique du lieu où l'on vit.

J'aurais pu choisir les tours du centre-ville de Vancouver, mais elles sont semblables à tant d'autres... J'ai préféré mettre ici une photo d'une maison de mon quartier, Kitsilano. Il n'y a que très peu de tours dans ce quartier, et elles ne sont pas récentes. Ces dernières années, des immeubles à condos ont aussi commencé à pousser, mais il ne montent pas bien haut, juste quelques étages.

Ce que j'aime par dessus tout ici, ce sont ces belles maisons en bois, de différentes couleurs toutes aussi charmantes les unes que les autres. Il existe même un programme de subventions pour les propriétaires qui veulent rénover leur maisons dans les règles de l'art. Mais il faut débourser avant ça des sommes hallucinantes pour devenir propriétaire d'une "cabane" dans le quartier. La maison en face de chez moi a été rénovée et partagée en deux appartements qui se vendent chacun 2.4 millions de $. Une autre tout près vient d'être vendue pour la même somme. Inutile de préciser que nous sommes encore et toujours locataires. Mais au moins, nous avons les avantages du quartier, plus une vue sur la mer, sans l'angoisse d'être endettés à vie...

Bref, trêve de blabla, voici une des nombreuses maisons que j'aime dans mon quartier:

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Et bien sûr, n'oubliez pas d'aller visiter les maisons choisies par Olivier, Anne, Virginie, Shandara, Looange, Jo Ann, Sandrine, Fabienne, Damien, Marie, Nolwenn, Céline, Anne fra Sveits, Célia, Caro, Guillaume, Mandy, Titem, Cynthia, Sophie et Tambour Major. Oui ça fait beaucoup de clics, mais ça vaut la peine!

06 mai 2010

Dine dehors

J'ai beau vivre à Vancouver depuis plus de cinq ans, je n'avais encore jamais profité de l'événement annuel Dine Out Vancouver, jusqu'à cette année. Je ne sais pas pourquoi, j'adore sortir pourtant, et essayer des nouveaux restos.

Dine Out est une belle invention qui permet de découvrir de nombreux restaurants vancouverois, qui offrent un menu spécial pour deux semaines environ, à un prix fixe de 18, 28 ou 38 dollars pour 3 services, selon le restaurant. Il va sans dire que ça n'inclut ni les taxes, ni l'alcool, ni le fameux pourboire canadien. Mais c'est quand même moins cher que si on prenait trois plats dans le menu normal.

Bref, l'idée est bonne, mais j'ai toujours laissé passer l'occasion. Mais grâce à Joëlle qui est pas mal plus organisée que moi, j'ai enfin comblé ce manque. Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à trois la semaine dernière, pour une soirée super agréable.

Sur la dizaine de restaurants présélectionnés par Joëlle, The Refinery sur Granville St est celui qui m'a le plus tentée. Ouvert récemment, l'année dernière si j'ai bien lu, je n'en avais jamais entendu parler et je me suis lancée les yeux fermés, sans trop savoir à quoi m'attendre. Tout ce que j'en savais, c'est que le menu spécial Dine Out me tenait bien. Les photos du site web laissaient penser qu'il s'agissait d'un resto tendance chic, mais en y entrant, je me suis demandé de quoi il s'agissait au juste. J'ai eu l'impression d'un resto qui veut toucher différentes catégories de gens, qui ratisse large. Déco branchée oui, mais avec assez de bois pour le rendre chaleureux. Ca manque quand même un petit peu d'authenticité, je trouve. Si j'étais mauvaise langue, je dirais que c'est typiquement vancouverois... ;-) La musique, trop forte comme bien souvent dans les restos - à croire que bien des gens n'ont rien à se dire- n'était pas désagréable pour autant.

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Côté nourriture, parce que c'est quand même important, j'ai beaucoup aimé mon repas, et Antoine et Joëlle étaient satisfaits aussi.
Le tartare de thon était parfumé juste ce qu'il fallait. J'ai essayé d'en faire chez moi, ce n'est pas si facile d'équilibrer les saveurs, il ne faut pas que le citron brûle tout... Celui-ci était parfait, avec une montagne de petits toasts croustillants à souhait.


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Pour le plat principal, le coq au vin était plutôt bon, mais manquait un peu de viande à mon goût. Le dessert était tout simplement divin, un crumble de fruits de l'Okanagan, chaud et fondant, absolument savoureux. Une bonne bouteille de vin chilien pour accompagner le tout, et voilà une belle soirée de plus entre amis...

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05 mai 2010

Ailleurs

Je ne sais pas si c'est le temps gris qui persiste -et encore, il ne pleut pas tant que ça, ou le manque de week-end (en même temps que les autres, du moins), ou encore les voyages de mon homme qui part sans cesse pour des destinations exotiques cette année, mais là, là, j'en peux plus, je veux partir en voyage moi aussi.

C'est pas que ça ne va pas, mais la machine tourne un peu à vide en ce moment. Vancouver me plaît toujours, mais je veux quelque chose de neuf, je veux que mon regard soit surpris, que mes yeux soient accrochés par des images inusitées.

Et ça approche, j'espère bien. Oui, j'espère, je ne peux jamais être complètement sûre, tant que je ne suis pas dans l'avion ou la voiture. Le voyage que nous avions dû annuler en juin dernier me l'a appris, les choses changent, parfois à la dernière minute. Et tous ceux qui ont été bloqués il y a quelque temps à cause des cendres du volcan chose-truc le savent aussi.

Donc si tout va bien, si Mr Husband ne rate pas son avion de retour du Maroc, si un autre volcan ne se met pas à faire des siennes, nous serons très bientôt ensemble dans une voiture, aux États-Unis, à sillonner les routes du sud-ouest américain.



Voilà.
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