28 février 2010

You gotta be here

Le slogan de la Colombie Britannique pour les JO était fort vrai ce soir, il fallait être là: Homer et Robson, aux alentours de minuit.

23h30 passées, je sors du travail, fatiguée, marre du monde qui crie, mais thank god ça achève. Il est temps d'ailleurs, j'ai failli me friter avec mec hier soir parce que je ne répondais pas au "Go Canada Go" qu'il venait de me crier dans les oreilles. Je roule doucement sur Robson qui, étant fermée à la circulation, est d'autant plus occupée, mais par des piétons qui marchent un peu dans tous les sens, donc, pas moyen de tracer.

Il y a quelque chose de bizarre dans l'air, plusieurs personnes arrivent de différents coins avec des boomboxes et semblent commencer à se rassembler devant la bibliothèque centrale. Certains sont déguisés, on commence à entendre de la musique, toutes les boomboxes passent la même chanson... Mmmhhh, ça sent le truc impro-organisé. Je m'arrête et appelle notre reporter de choc, pour qu'il envoie un cameraman éventuellement, on ne sait jamais. Et là, ça y est, le party commence. La musique monte, les gens dansent et chantent en choeur, un véritable karaoké géant. Je râle trop d'avoir mon vieil appareil photo pourri à moitié mort, qui fait des films... ma foi, noirs, mais je décide au moins d'en profiter, pour une fois que les rassemblements de monde ne me font pas fuir comme une vieille matante agoraphobe.



Sérieusement, c'est beau, l'ambiance est franchement bon enfant, il y a des gens de tous les âges, ça sent pas trop le pot, les gens ont l'air presque sobres ;-) La Police qui fait la circulation au coin de la rue ne semble pas du tout s'inquiéter, c'est tout juste s'ils ne marquent pas la cadence avec leur sifflet.



En fait, c'est franchement bien organisé, ça vient des deux mecs de Decentralized Dance Party, et je dois être une vieille matante en effet parce que je n'avais jamais entendu parler de ça alors qu'apparemment, ils ont déjà fait une dance party il y a quelques jours à peine.



Leurs vidéos sont pas mal meilleures que l'infâme cacophonie sombre que mon vieux Canon a enregistrée:

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Organisé ou pas, c'est pas grave, c'est juste un beau moment de fête, dont je me souviendrai longtemps. D'ailleurs je suis partie avant que ça devienne trop gros, trop délirant, en sifflotant -même dans les pentes- Bohemian Rhapsody de Queen sur mon vélo. Et c'est bien vrai que la musique adoucit les moeurs, pour une fois je n'ai pas eu envie d'insulter les innombrables mauvais conducteurs qui ont croisé mon chemin ce soir.

24 février 2010

La belle vie du cycliste

Au fait, vous l'avez peut-être deviné, ma grande question de février s'est finalement très vite réglée, j'ai opté pour le vélo. Et je ne suis pas la seule... Il paraît que la ville de Vancouver a compté 3 000 voyages quotidiens à vélo de plus qu'en janvier ce mois-ci. Il faut dire qu'avec les beaux jours qu'on a eus cette dernière semaine, il y avait de quoi se sentir encouragé à sortir la bécane.

Je n'ai pas de regrets, mais quand même, ça m'a pris un petit temps de préparation et d'adaptation. Se déplacer à vélo, c'est génial, mais c'est un boulot à plein temps. Il y a les virées chez MEC pour acheter veste et pantalon imperméables, sans oublier les gants qui protègent mes petites mains pour de vrai, d'abord. On m'avait dit de compter environ 300 dollars pour m'équiper, je m'en suis sortie à 250. Ca fait mal, mais ce sera vite rentabilisé, si je me débrouille pour ne pas acheter trop de tickets de bus.

Il y aussi les multiples séances quotidiennes de préparation, avant de partir, en arrivant, deux fois par jour. S'il pleut le matin, on sort la tenue imperméable, le pantalon hyper sexy qui fait un bruit dingue quand on marche avec, chuip chuip. On n'oublie pas d'apporter un autre pantalon pour se changer, si justement on ne veut pas faire chuip chuip toute la journée... et puis des chaussures plus jolies, si on a pris celles qui résistent à la pluie pour sortir à vélo. Parce que j'avoue, je n'ai pas inclus les magnifiques couvre-chaussures dans mon kit de cycliste.
On pense aussi à mettre ses lumières dans le sac parce qu'il fait nuit en sortant du travail et que c'est important d'être vu par les fous du volant qui fleurissent en ville comme les cerisiers en ce moment, sans compter les piétons éméchés qui traversent n'importe où sans regarder, surtout les soirs où l'équipe du Canada gagne un match de hockey.

Et puis un matin, on s'apprête à sortir, et on se rend compte que le pneu avant du vélo est à plat. Et bien sûr, pas de chambre à air de rechange en vue, la pompe, n'en parlons pas. Je n'ai pas réparé de pneu depuis trop longtemps, je ne sais même plus comment on fait. Mr Husband, qui m'aurait arrangé ça en moins de deux, est en voyage au Michigan au moment où ça m'arrive. Je fais un sondage auprès de mes amis cyclistes, ils me conseillent d'aller porter ma roue chez MEC ou ailleurs pour la faire réparer. Mais je me dis que si j'ai vraiment décidé d'utiliser mon vélo pour tous mes déplacements, autant savoir changer la chambre à air moi-même, non?

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Je file donc chez MEC, j'achète la (mauvaise) chambre à air, en passant je récupère 40$ sur la veste que j'ai achetée la semaine précédente dont le prix a depuis baissé, et arrivée à la maison, je réalise que bien évidemment, la chambre à air est trop petite. Qu'à cela ne tienne, avec quelques indications de mon homme à distance, des vidéos "how-to" sur Youtube et de la bonne musique, je m'en sors sans trop de mal, je colle une jolie rustine et ô miracle, le lendemain matin je constate que le pneu ne s'est pas dégonflé dans la nuit. C'est con, mais je suis fière.

J'avoue cependant que je suis bien soulagée d'avoir récupéré mon homme lorsque quelques jours plus tard, je me retrouve avec un autre pneu crevé, cette fois-ci sur la roue arrière. Il me semble que deux pneux crevés en moins de deux semaines, ça fait beaucoup. Surtout qu'en cinq ans ça ne m'était jamais arrivé. Après ça, c'est ma lumière arrière qui tombe dans la rue, la pluie qui recommence, bref, chaque jour apporte son lot de surprises cyclistes.

Mais de toutes façons, ce n'est pas le plus important. Ce qui compte, c'est l'indépendance au quotidien que j'ai redécouverte. Les moments de complicité avec les amis comme l'autre soir à 2h du mat après une bière avec Anne et Francis, où on pouvait rouler de front sur Pender St sans gêner personne. Le plaisir de partir quand je veux, sans courir pour attraper le bus, l'énergie que me donnent ces moments où je pédale. Je pensais être fatiguée en sortant du travail, au contraire, ces quelques coups de pédale rechargent mes batteries et j'arrive en pleine forme à la maison. C'est d'ailleurs un peu embêtant parce que vue l'heure à laquelle je rentre du travail ces temps-ci, je préfèrerais être prête à dormir immédiatement au lieu d'être d'humeur à danser dans mon salon...

(copyright photos Cafemama et MP)

23 février 2010

Mon seul et unique concert des jeux, Alex Cuba

Vancouver a beau s'être débarrassée le temps de deux semaines de son surnom de "no fun city", en finissant de travailler à 23h30 tous les soirs, j'ai quand même peu de chance d'assister à des concerts. On a du fun, mais quand même, c'est pas tout ça, faut aller se coucher, y'a école demain.

J'ai malgré tout réussi à profiter d'un mini-concert d'Alex Cuba sur Robson Square samedi dernier. En voici un extrait, sa chanson Dramatica mujer:



J'ai découvert Alex Cuba (Alex Puentes de son vrai nom) l'année dernière sur mon balcon, par hasard, en écoutant Espace Musique sur Radio-Canada, qui diffusait l'intégralité d'un de ses concerts. Je suis tombée amoureuse de sa musique immédiatement. Il y a un fait à son sujet qui étonne tout le monde, et à chaque interview, ça ne rate pas, on lui pose la question: que fait un cubain à vivre à Smithers? Vous ne savez pas où est Smithers? Moi je l'ai su avant de même de songer à aller vivre à Vancouver, parce que Mr Husband avait vu une offre d'emploi là-bas: c'est à 14 h de route au nord de Vancouver. Je sais, je l'ai échappé belle... Cela dit, ils ont aussi un aéroport.

Il était aussi sur CBC Radio 1 hier, et je me suis échappée de mon bureau 5 minutes pour aller l'écouter. C'était intime comme ambiance, sympa comme tout.

22 février 2010

On s'appelle, on se fait une bouffe?

Depuis le début de l'année, Mr Husband et moi jouons à cache-cache. Si 2010 ressemble aux premières semaines que nous venons de passer, on va à peine pouvoir dire qu'on est mariés. C'est bien simple, je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de soirées que nous avons passées ensemble ces derniers temps. L'autre matin, il m'a regardée et m'a dit "Ah c'est à ça que tu ressembles!? J'étais pas sûr de te reconnaître."

Il n'avait pas tort, moi-même il m'arrive d'oublier l'élément "mari" quand je prends des décisions sur mes soirées. Et c'est comme ça que, soit c'est lui, soit c'est moi, il n'y a en général qu'une seule personne dans notre petit nid, pendant que l'autre est au choix, en train de danser, faire du yoga, boire un verre, voyager, ou bien évidemment travailler. J'ai dû écrire mes horaires de travail sur un de nos nombreux calendriers, parce qu'il était complètement perdu avec mes heures qui changent tout le temps. Alors, j'explique: normalement je travaille 3 jours de 9 à presque 6, et 2 jours de 10 à presque 7, je suis en congé le mardi et le mercredi. Bref, c'est pas compliqué...

Mais le plus marrant, c'est notre vie en ce moment, depuis le début et jusqu'à la fin des jeux olympiques: je rentre du travail à minuit 7 jours sur 7, il dort déjà, je ne fais pas de bruit pour ne pas le réveiller. Il se lève à 6h du matin, ne fait pas de bruit pour ne pas me réveiller et part au travail avant que j'ouvre les yeux. Bref, on vit dans la même maison, mais on ne s'y voit pas. Il a même fait un voyage éclair en Arizona la semaine dernière, c'est tout juste si je m'en suis rendu compte.

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Alors finalement, pour se voir un peu, on n'a rien trouvé de mieux que prendre rendez-vous. Donc ce soir j'ai une date, avec mon mari! On va aller prendre un verre ensemble pendant mon heure de pause syndicale, et je suis toute fébrile, comme si c'était notre premier rendez-vous.

17 février 2010

Y'a pas que les jojolympiques (pas en français) dans la vie

A mon avis, il y a bien du monde qui est ravi quelque part, oui, ravi, qu'il n'y ait "pas eu assez de français à la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques", ça leur donne de quoi se plaindre, ça occupe leur journée, et ça apporte de l'eau à leur moulin, ainsi d'ailleurs qu'à celui de certains anglophones qui ainsi peuvent insulter les maudits chialeurs de francophones. Bref, tout le monde est pas content, donc tout le monde est content. Et vive le Canada bilingue...

Non mais franchement, qui croit encore que le Canada est bilingue, y'a rien de nouveau, c'est un pays anglophone, où, comme un commentaire (en anglais) que j'ai lu sur un journal hier le disait, on est assez gentil pour "continuer à inclure le français comme seconde langue". Je n'ai jamais imaginé en arrivant à Vancouver que j'avais DROIT à des services en français, je suis heureuse et j'apprécie chaque occasion -et elles sont nombreuses- que j'ai de vivre en français ici, parce que oui, même si j'aime parler anglais et que j'ai choisi de vivre dans une province anglophone, je trouve bien plus facile et naturel de parler ma langue. Je n'en fais pas pour autant un combat. Et c'est clair que ce n'est pas en s'indignant, ni en exigeant, ni en insultant qu'on fera avancer le schmilblick.

La francophonie, on peut choisir de la célébrer, plutôt, de la vivre de façon positive et avec une joie contagieuse. Il n'y a qu'à aller aux rencontres régulières organisées par le French meetup group pour rencontrer tout plein d'anglophones qui aiment la langue française et n'en ont pas peur. La francophonie, on l'a aussi célébrée samedi dernier. Il n'y avait qu'à regarder Culture d'hiver, Ouest qu'on parle Français (auquel j'ai eu la chance de participer) et la programmation de Radio-Canada pour voir qu'on est vivants et créatifs.

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D'ailleurs, si vous n'avez que 5 minutes à y consacrer, allez voir le clip savoureux d'Anne Worrall sur nos petites et grandes dépenses pendant les JO. Pas de lien direct, malheureusement, il faut regarder la quatrième partie de l'émission Culture d'hiver du 13 février, et mettre le curseur à environ 15:07. Ou plutôt, tant qu'à faire, prenez quelques minutes de plus et mettez le curseur à 10:15. Francis a mis son beau chapeau pour vous faire faire la tournée des pavillons. Deux super clips pour le prix d'un!

Alors finalement, même si je trouve bien dommage, une fois de plus, de voir comment on se déchire de part et d'autre alors que ça aurait été une belle occasion de se rencontrer, je préfère passer à autre chose et me réjouir des prochains Rendez-vous du cinéma québécois et francophone, qui en sont cette année à leur seizième édition. Je viens de trouver le programme sur Granville Island, et j'ai déjà noté quelques titres qui me tentent bien.

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On aura l'occasion d'en reparler en détail, mais en gros, amis vancouvérois, sachez que pendant presque deux semaines, il y aura une bonne sélection de films en français, du Québec, mais aussi de la France, de la Suisse et d'ailleurs, des nouveaux films, des films plus anciens, bref, de belles soirées en perspective. Et ça tombera juste à point, une fois que j'en aurai fini avec le travail en soirée.
En attendant, vous pouvez cliquer sur la photo pour télécharger le programme.

A suivre, donc.

16 février 2010

15 février 2010

Go Canada! Euh, je m'emporte...

Bon ben ça y est, depuis plusieurs jours c'est la méga foire à Vancouver, on voit des choses dans la rue qu'on n'a jamais vues et qu'on ne reverra probablement jamais, du moins à Vancouver. Une chose est claire, les gens sont heureux, en tout cas, même si ça chiale à tour de bras que la cérémonie d'ouverture était trop ci ou pas assez ça, même s'il n'y a pas assez de neige, même si... Dans la rue, ça sourit, le soir ça crie -je découvre le patriotisme canadien qui d'habitude est plutôt invisible, l'ambiance est à la fête sur Robson et Granville, et ma foi, on a bien envie de se laisser entraîner l'espace d'un instant dans cette effervescence qui nous entoure.



Hier, il faisait beau, c'était dimanche, les jeux, la St Valentin, le nouvel an chinois, autant dire que la ville était bondée. J'aurais aimé rendre visite aux divers pavillons des provinces et territoires canadiens, surtout que le petit reportage de Francis à ce sujet, diffusé à Culture d'hiver, m'avait franchement donné envie. Mais la simple idée d'attendre une heure pour entrer m'a découragée. Ce sera pour une autre fois...

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Travaillant tous les soirs dans ma cave jusqu'à 23h30, je rate bien sûr pas mal des réjouissances, mais je m'y fais plutôt bien -à part d'avoir manqué le concert de Mes Aïeux, d'autant plus que toutes mes copines semblent avoir eu l'occasion de parler avec le beau Stéphane Archambault, aaaargh!
Et surtout j'essaye quand même de trouver un équilibre. Comme toujours, je me sens au milieu, ni trop pour ni trop contre. Le sport, enfin la compétition sportive, j'avoue, je m'en fous pas mal, et si l'obsession doit être d'avoir le plus de médailles possible et d'être le plus meilleur peuple au monde, j'y trouve encore moins d'intérêt. Surtout quand par exemple ça finit par coûter la vie à un athlète.

Je ne veux pas grogner, bouder la fête et voir tout d'un oeil négatif, ça ne servirait à rien. D'un autre côté, je ne veux pas tomber dans l'excès inverse et m'émerveiller devant tout ce que je vois, et oublier que tant d'argent, trop d'argent, est dépensé pour ce cirque. Quand même, 30 millions de dollars ont été dépensés pour une cérémonie qui n'en finit plus de faire parler d'elle et pas forcément en bien, et ce n'est qu'un exemple de ce gaspillage, plutôt choquant.

Alors il reste des petits détails marrants, le beau sourire et l'enthousiasme contagieux d'Antoine et Joëlle sur Robson hier soir, l'eau du robinet servie dans la rue (merci l'Ontario), les langues de toutes sortes entendues ici et là, les affiches en chépaquellelangue...
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12 février 2010

La ville a changé...

Mardi soir, qui je le rappelle est comme un samedi pour moi, ma conscience professionnelle et une petite soif m'ont incitée à aller rejoindre mes collègues au 5 à 7 du boulot, dans un bar tout près du bureau, où les serveuses sont embauchées sur un seul critère, celui de leur tour de poitrine. Et il est parfois franchement impressionnant. Non non, je ne suis pas jalouse...

J'avais déjà profité dans la journée d'un beau soleil pour aller faire le tour de False Creek à vélo, manière de voir un peu l'ambiance et les installations de l'événement dont il est inutile de préciser le nom, qui commence aujourd'hui. Le village olympique de loin, avec le Kangourou boxeur des australiens qui déplaît au CIO, les mesures de sécurité délirantes qui entre autres empêchent les pauvres kayakistes de passer sous le pont de Cambie (les policiers s'ennuient tellement qu'ils se sont précipités en zodiac sur le pauvre type qui arrivait tranquillement avec son kayak, j'ai filmé la scène mais je ne la mettrai pas ici, je ne veux pas risquer la prison ;-), l'étalage de patriotisme un peu partout. Je n'ai jamais vu autant de drapeaux canadiens dans la ville, c'est fou...

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J'essaye bien de me mettre dans l'ambiance et de trouver ça excitant, mais j'avoue, j'en ai déjà un peu marre qu'on ne parle que de ça, surtout pour dire tout et n'importe quoi. Tout le monde s'improvise soudain expert et a sa théorie sur ce qu'est Vancouver, ses problèmes, ses ci, ses ça... Les médias étrangers débarquent sans avoir faits leurs devoirs et se jettent sur le Downtown eastside et ses sans abri parce que c'est croustillant, sans nuance. Le manque de neige à Cypress? Si j'en entends encore parler, je hurle. Quoi que maintenant on semble avoir changé le disque, le problème, c'est le brouillard à Whistler. Et loin de moi l'idée de faire mon schtroumpf grognon, mais honnêtement, je me foutais comme de l'an 40 de l'arrivée de la "torche" olympique en ville hier. Tant mieux si ça excite les gens de voir un individu (même ou plutôt surtout si c'est Arnold) arriver en courant en tenant le flambeau, moi, j'en ai tellement catalogué ce dernier mois, des images de ce relai, qu'hier soir j'étais "pucapab".

Dans ces moments-là, lire les chroniques de Pierre Foglia sur Cyberpresse est franchement rafraîchissant. Pas de BS, j'aime le ton. Passons.

Je suis ressortie le soir, cette fois-ci en bus, et je me suis promenée dans le centre-ville. Ouaah, j'avoue, ça fait du bien de voir Vancouver animée comme ça, on n'était pas encore dans le plus gros de l'effervescence, mais il y avait clairement beaucoup de monde en ville pour un soir de semaine, et c'était agréable. Les touristes s'en donnaient à coeur joie avec leur appareil photo, je me suis prise au jeu et j'ai fait comme eux, touriste aussi dans ma ville, le temps de quelques clichés.

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Alors voilà, depuis le temps qu'on en parle, ça y est, ça commence aujourd'hui. On va en avoir pour deux semaines, la fête comme jamais, et après on se réveillera avec la gueule de bois, ça va être marrant.

09 février 2010

Trois jours avant le début des jeux olympiques d'hiver de Vancouver

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J'espère que les visiteurs ont apporté autre chose que leur pantalon de ski et leur grosse doudoune...
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