30 décembre 2009

Tradition de Noël: les lumières de Seattle

Quand nous ne sommes pas par monts et par vaux à l'époque de Noël, il y a une petite sortie que nous adorons faire: aller voir les lumières de Noël à Seattle. Enfin, l'idée est d'aller faire un tour au sud, voir une autre ville, se sentir touristes pour un jour ou deux, mais dans un environnement connu.
Et c'est ce que nous avons fait encore une fois, après Noël. Pas de neige cette année, contrairement à l'année dernière, mais un ciel presque bleu et une température frisquette juste ce qu'il faut. On s'est fait le programme habituel: dodo au même hôtel, l'Executive Hotel Pacific qui se trouve juste en face de la bibliothèque publique de Seattle, traditionnel petit déjeuner chez Lowell's et promenade dans le Pike Place Market, petit tour en ville, détente, bref une belle échappée. Et cette-fois-ci, nos estomacs affamés nous ont menés jusqu'au Flying Fish, pas mauvais du tout.

seattlebynight

seattle


Et comme chaque fois que je vais à Seattle, j'ai voulu faire ma virée chez Anthropologie. Ah, Anthropologie... Depuis mon premier voyage à New York il y a plus de 10 ans où j'ai fait cette découverte, toute émerveillée, je ne peux pas m'empêcher de craquer pour une babiole de ce magasin. On y trouve de tout, des objets de décoration pour la maison, des ustensiles ou de la vaisselle pour la cuisine, des bidules qui sentent bon pour la salle de bain, des vêtements, des bijoux, des lunettes, des livres... C'est beau, c'est très bien présenté dans un espace immense et lumineux, impossible de ne pas se mettre à rêver de posséder une grande maison où on pourra accumuler tous ces beaux objets si utiles, que dis-je, indispensables...

Anthropologie


Pour une fois, quand même, j'ai résisté à grand peine, mais je n'ai rien acheté. La présence de mon homme qui avait la tête d'un homme-dans-un-magasin-de-filles n'y est peut-être pas étrangère...

24 décembre 2009

Joyeux Noël!!

Passez un joyeux réveillon, mangez bien, buvez bien, amusez vous bien! Et à ceux qui sont en vacances, profitez-en bien!!

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23 décembre 2009

Un pub irlandais à Vancouver

Oui ça existe... C'est sûr, ce ne sont pas les pubs irlandais de Montréal, le Hurley's de mon coup de foudre pour Mr Husband n'a pas trouvé son équivalent sur la côte Ouest, mais quand même, en cherchant un peu on finit par trouver de la bonne Smithwick's en pression. Et justement, en fin d'après-midi, pour fêter le retour de mon aventurier et mon nouveau boulot, j'avais envie d'une bonne Smithwick's en pression...

J'aime bien me promener dans Gastown quand je fais ma pseudo-touriste-photographe, mais on dirait que j'oublie toujours l'existence de ce quartier quand il s'agit d'aller prendre un verre le soir. Et pourtant, des bars sympas, il y en a plutôt pas mal dans ce coin. Dont le bien connu Irish Heather, qui a déménagé depuis 1 an et demi au moins, mais pas bien loin, juste en face de l'ancien local qu'il occupait auparavant tout près de la statue de Gassy Jack. Déco refaite, que certains trouvent plus froide et moins authentique que la précédente. Moi je dois dire que j'aime bien. Ca fait plus style genre branché et vancouverois qu'avant, c'est sûr, mais c'est beau. Et il y a un magnifique mur de briques, et moi je suis folle des murs de briques.

Côté cuisine, les choses ont changé aussi et pour le mieux. Nous avions fêté la St Sylvestre en amoureux à l'ancien local il y a 3 ans, avec des bangers & mash et quelques bières, et si je me souviens bien, je ne pense pas avoir été éblouie par la qualité du repas. Ce soir, bangers & mash (et gnognone rings) à nouveau, mais cette fois-ci je m'en souviendrai, c'était franchement bon et très copieux. Jugez plutôt sur la photo, appétissant, non?

irish-heather


Infos pratiques:
210 Carrall Street
Vancouver, BC V6B 2J2
Tel: (604) 688-9779
Email: sean@irishheather.com
Sur le Web, Facebook et Twitter.

Et si vous aussi vous aimez le Irish Heather, votez donc sur Urbanspoon en cliquant sur le logo:
Irish Heather

L'aventure, c'est l'aventure

Lundi, j'ai retrouvé Anne sur Granville Island pour un petit cours de yoga à la chandelle chez Semperviva. Elle me chantait depuis longtemps les louanges de "la prof du lundi soir" qui paraît-il est géniale, calme et relaxante. Manque de pot, la prof géniale est partie en vacances, quelle drôle d'idée, et c'est donc "la prof pas géniale", un p'tite jeunette probablement récemment diplômée et encore incertaine de sa technique, qui l'a remplacée. Anne fronce les sourcils, mais se dit "je fais du yoga, let's try to be open-minded, on va lui donner une chance". Malgré la meilleure volonté du monde, le verdict est tombé: on l'aime pas. Elle parle trop, son timbre de voix n'est pas assez doux et régulier, et elle nous fait faire des postures qu'en tant que novice je ne me permettrai pas de juger, mais bon, mon dos n'est toujours pas content, 2 jours après.

Comment voulez-vous relaxer quand la prof n'arrête pas de parler, quand elle vous martèle qu'il faut relaxer, quand elle vous sort son bla-bla sur ce que vous êtes supposés ressentir, quand elle vous redit pour la 50ème fois qu'il faut relaxer, fermer les yeux, relaxer les joues, relaxer les dents, etc, vous avez compris la chanson... Ca m'est arrivé d'être quasi endormie à la fin de certains cours, avec elle pas de risque!

Bref, après tout ça, il nous fallait absolument trouver un autre moyen de relaxer. On a trouvé: un bon film avec un bon repas. Carole nous a retrouvées chez moi et on s'est fait un classique: l'Aventure, c'est l'aventure, le meilleur Lelouch.

Pour ceux qui débarquent et ne connaissent pas ce chef d'oeuvre du cinéma français, voici le synopsis tiré de Wikipédia: "Post 68, devant un monde en apparente effervescence (la V-ième, les bagnoles, ... c'est foutu!), trois gangsters (Ventura, Brel et Denner) et leur deux aides de camps (Maccione et Gérard) recyclent leurs méthodes traditionnelles de truands et décident de jouer la politique pour leurs méfaits : enlèvement de Johnny Hallyday (avec sa complicité pour un lancement), mercenaires pour une armée révolutionnaire d'Amérique centrale ( sans le sou mais qui trouvera), détournement d'avion en douceur, et d'autres surprises entre la France et l'Afrique. Le propos est résolument apolitique : la clarté dans la confusion ou la confusion dans la clarté (dixit Simon selon le moment du film). Le film demeure politiquement incorrect depuis 1972 !"

J'ai grandi avec ce film, mon père l'adorait et s'essayait même parfois à refaire la démarche d'Aldo (sauf que, sans vouloir manquer de respect à mon cher papa, dans son cas c'était plutôt la version Jacques Brel qu'il nous faisait, un peu héron sur les bords).

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Pour la petite histoire, il paraît que Lino Ventura ne voulait absolument pas tourner cette scène au départ, elle n'était d'ailleurs même pas au scénario, et s'est improvisée un dimanche de repos sur la plage.

Encore une, je sais qu'il y en a au moins deux qui vont apprécier, n'est-ce pas Anne et Carole?

22 décembre 2009

On y est presque

Au secours, Noël arrive trop vite! Plus j'ai du temps, moins j'en fais, et plus je glande devant mon ordinateur, attendant probablement de ne plus avoir une minute à moi pour m'attaquer à ma to-do list qui s'allonge dangereusement...

noel

Mr Husband arrive ce soir finalement. Je pensais qu'il devait arriver le 23, mais en fait il est parti le 23, pour arriver le 22. Et oui, il est super fort mon mari, il est capable de remonter le temps... Et à peine arrivé il aura du pain sur la planche, parce que c'est lui le chef cuisinier de notre veillée de Noël. On récupère quelques âmes esseulées qui ne sont pas rentrées en France pour les fêtes -sans compter la livraison spéciale de la soeur jumelle d'Anne- et on va se faire un Noël entre amis aux petits oignons, et surtout au poulet rôti-farci version Mr C. J'avoue sans honte qu'en entendant parler de tous les problèmes de transport, de conditions climatiques intenses, d'aéroports bondés, de grèves de RER, j'en passe et des meilleures, je ne suis pas mécontente de rester à Vancouver pour les prochaines semaines, même si j'aurai une grosse grosse pensée pour ma famille au loin.

D'autant plus que je ne sais pas quand je vais pouvoir "rentrer" (j'ai du mal après 13 ans à considérer qu'aller en France veut dire "rentrer") dans mon pays d'origine, puisque me voilà officiellement titulaire d'un emploi, yessss! La semaine passée a été intense, mais l'issue heureuse alors c'est tout ce qui compte, n'est-ce pas? Finalement, ma période de chômage n'aura pas été si longue, en fait bien moins que je le prévoyais, ouf!

Cette bonne nouvelle me permet de fermer la porte sur 2009 avec l'esprit en paix, et pleine d'énergie pour les nouveaux défis qui m'attendent. 2010 sera sans aucun doute une année intéressante. Moi qui depuis presque 5 ans claironne à qui veut l'entendre que je n'ai rien à cirer des Jeux olympiques (oups, ai-je même le droit d'écrire ces mots ou devrais-je comme Lululemon faire référence à l'événement sportif cool qui se déroulera en Colombie Britannique entre 2009 et 2011?) et que tout ce que je souhaite c'est être en voyage à l'autre bout de la terre du 12 au 28 février, voilà que je vais me retrouver non seulement obligée de travailler mais fort probablement cataloguer des images des compétitions, en plus! Je ne me plaindrai certainement pas de ce revirement de situation, et comme je le dis toujours, après tout, y'a qu'les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Je n'en suis quand même pas rendue au point d'être fan de Vancouver 2010 sur Facebook, non mais, faut pas pousser...

Et je ne m'achèterai certainement pas non plus la fameuse paire de moufles rouges que tout le monde sans exception semble chercher à The Bay si j'en crois les copines qui y travaillent et doivent répéter 1,000 fois par jour que non, il-n'y-en-a-plus-mais-on-en-attend-pour-très-bientôt, résistant à grand peine à l'envie de le hurler à la face des clients. Anne, je pense fort à toi ce soir ;-)
(Crédit photo Kanpeki Yume)

Et finalement, j'ai encore beaucoup à raconter sur l'Argentine, mais lentement mes souvenirs s'estompent, et ne me reste que le goût des empanadas, ravivé par celles que Joss et moi avons cuisinées la semaine dernière (avec l'aide d'Anne, Julie, Carole et Raphaël) pour la méga fiesta "Argentina forever". Une réussite totale cette soirée, mais je n'ai pas de photos pour le prouver, à part celle-ci, légèrement floue. On voit une main se jeter avec fougue sur la fournée qui vient d'être posée sur la table, ça dit tout, non?

empanadas

15 décembre 2009

Les plus beaux paysages de ma vie

Je peux dire sans exagérer qu'au cours de ce long road-trip dans le nord-ouest de l'Argentine, j'ai vu les paysages les plus extraordinaires de ma vie. Rien que ça. Je suis plutôt du genre à aimer les paysages de type tropical, verts et luxuriants, mais c'est finalement le désert qui l'a emporté, les roches de formes hallucinantes qui sortent de terre, les montagnes rouges qui semblent avoir été peintes à la main... Le moment fort a été la route -ou plutôt la piste- de Salta à Cafayate en passant par les vallées Calchaquies, la Cuesta del Obispo, Cachi, Molinos, Angastaco... Je suis restée bouche bée plus d'une fois.

Si c'était à refaire, et je jure sur ma propre tête que j'y retournerai un jour, je prendrais au moins 2-3 jours pour faire cette route au lieu de courir comme nous l'avons fait. Je passerais la nuit à Cachi, un superbe petit village dont chaque rue ressemble à une carte postale, sans être trop touristique pour autant -on est loin de St Paul de Vence, là. En attendant, pas le choix, étant obligés d'arriver à Cafayate le soir, nous avons donc commencé notre journée bien tôt le matin, et avons quitté Salta sous un beau ciel bleu lavé par la grosse pluie de la veille.

La route pour se rendre à Cachi fait 160 km, elle est très belle et changeante. On commence par traverser des vallées verdoyantes -après les paysages désertiques que nous avons traversés les jours précédents, j'ai respiré à nouveau. On longe ensuite la Cuesta del Obispo, ça monte, ça tourne beaucoup, pendant longtemps, et soudain on arrive tout en haut, à Piedra del Molino, 3348 mètres d'altitude. Après avoir tant tourné, on a du mal à imaginer qu'on va rouler sur une route toute droite, la fameuse Recta Tin Tin, pendant 14 km (ou 18, si j'en crois Wikipedia)!

cuesta


Finalement, on atteint Cachi à 2280 m d'altitude. Bien sûr il y a d'autres touristes, mais il se dégage une impression de tranquillité que nous n'avons pas ressentie quelques jours plus tôt en visitant les villages de la Quebrada de Humahuaca (à venir, je fais tout dans le désordre). Nous sommes affamés et rêvons d'une ou deux empanadas. Sur la place principale, un petit café-resto, Oliver, répondra parfaitement à nos besoins, les empanadas y sont savoureuses. Un catalan semble être passé par là, je suis étonnée de trouver au menu du pan con tomate. Mais bien sûr je n'y résiste pas!

cachi


Malheureusement il faut bien vite reprendre la route, on est encore loin de Cafayate... Nous empruntons une fois de plus la Ruta Nacional 40 et nous dirigeons vers le Sud. A suivre!

14 décembre 2009

Quelques rendez-vous

La semaine commence et s'annonce une fois de plus chargée. Autant mes premières années à Vancouver étaient, bien qu'occupées, passées en compagnie d'un nombre limité de personnes, autant maintenant je ne sais plus où donner de la tête tellement j'ai de gens à voir. Et loin de moi l'idée de m'en plaindre, je me sens plutôt chanceuse de cotoyer du si beau monde ;-)

Lundi: Virée chez Costco, le temple de la consommation, la bouffe à bas prix, le paradis des familles nombreuses, avec Joss en prévision de la soirée de vendredi. Il va falloir nourrir une armée, Joss s'est lâché sur les invitations...

Mardi: Apéroblog de Noël! Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué dans la colonne de gauche sur ce blog, on se rassemble entre blogueurs (et amis non-blogueurs, n'importe qui est bienvenu) pour la dernière fois de l'année, au Pub Morrissey sur Granville St à partir de 18h30. Je ne fais pas de réservation au bar alors venez tôt! On s'inscrit sur Facebook ou bien on me fait signe, SVP.

Mercredi: On va voir... Ca risque d'être sage à la maison, mais il y a un film argentin que j'aimerais bien voir, qui passe au Vancity Theatre à 18h30 dans le cadre de Global Lens 2009: Possible Lives. Il passe également jeudi à 20h30. Une fois de plus, la programmation au Vancity Theatre est très intéressante, n'hésitez pas à y jeter un oeil... Et je ne crois pas qu'il existe en ville un cinéma pourvu de fauteuils aussi confortables!
Edit: ça va pas être "sage à la maison" du tout! J'ai appris ce matin que je vais passer la matinée à répondre à toutes sortes de questions pour un éventuel emploi. Wow, c'est du sérieux...

Jeudi: à part la préparation de la farce à empanadas pour la fiesta argentina de vendredi, je pense que je passerai la journée à me préparer pour un petit événement professionnel de fin d'après-midi, qu'on appelle entrevue. Je ne dis rien de plus, mais je suis un peu nerveuse, comme toujours. C'est signe qu'on prend les choses au sérieux, je trouve.

Vendredi: si vous êtes disponibles dans la journée, habillez-vous de rouge et joignez-vous à moi et mes anciens collègues de travail, qui font face à de graves problèmes financiers suite aux coupures budgétaires imposées par Vancouver Coastal Health. Ma bibliothèque a fermé, mais d'autres services sont maintenant gravement menacés. Le rendez-vous est à midi du côté nord de la Vancouver Art Gallery. Si vous ne pouvez pas venir, signez au moins la pétition sur le site: Cancel the Cuts. Et faites passer l'info.

Sur une note plus ludique, Joss et moi organisons une soirée Argentina forever. Par le plus grand hasard, nous avons tous les deux voyagé en Argentine durant le mois de novembre, et nous avons adoré ce pays autant l'un que l'autre, sans compter la passion que nous avons développée pour les empanadas. Ca mérite donc une fête, et c'est le cas de le dire, tout le monde mettra la main à la pâte.

Samedi: Pas sûre encore d'y aller, mais quand même, ça vaut franchement la peine de le signaler pour ceux qui voudraient danser et se réchauffer au son des rythmes electropicaux: samedi soir à partir de 22h au Backstage Lounge aura lieu la deuxième partie des célébrations du 5ème anniversaire des soirées Electropical. Les DJs Marc Fournier et Michael Laycock feront tout pour faire bouger la foule!

13 décembre 2009

Bbbrrrrrr, on se les gèle!

Petite pause entre deux billets argentins, je rentre à peine d'une longue promenade avec Anne dans la froidure de l'hiver, j'en ai encore les doigts tous raides et je réalise que j'ai toujours mon bonnet rouge sur la tête alors que j'écris. J'avais pris mon appareil photo mais il faisait déjà bien nuit alors je n'ai pas été aussi inspirée que prévu, mais je compte bien me rattraper une fin d'après-midi cette semaine. Il n'y a pas tant de lumières de Noël, quand même, je m'attendais à une débauche de couleurs en ce Noël de pré-J.O., mais non, rien d'extravagant. Ou bien je ne me suis pas promenée dans les bonnes rues?

lumiere


Annoncée depuis plusieurs jours, la neige tant attendue n'est finalement pas encore arrivée. Et pourtant, la ville est prête cette année, pas question de revivre le cauchemar de l'année dernière où on a eu je ne sais plus combien de cm de neige que notre municipalité a tranquillement laissé fondre -ça a pris une éternité, et pendant ce temps-là, tout le monde patinait sur les trottoirs- cette année, on a du sel partout et il paraît qu'il y a quelque part un énorme chasse-neige. Avec tout ça, on a eu trois flocons ce matin, pas de quoi faire un bonhomme de neige, mais assez pour nous faire rêver d'un Noël blanc. Ce serait chouette, non?

Tant que ça n'empêche pas mon homme de rentrer de voyage, quand même. Eh oui, à peine 10 jours après notre retour de vacances, voilà qu'il est reparti, et cette fois-ci un peu plus loin que sur les routes de Colombie-Britannique. Une petite fiesta chez une amie argentine hier soir, et hop, il a filé direct à l'aéroport prendre un avion pour Hong-Kong (d'où il m'a appelée tout à l'heure, merci chéri!), et de là il va ensuite se rendre en Indonésie pour une dizaine de jours. Il rentrera juste à temps pour Noël, si une tempête de neige n'empêche pas les avions de se poser à YVR. D'où, s'il vous plaît les dieux du ciel, ma requête: on veut de la neige à Noël, mais pas le 23, por favor.

Pendant que j'écris ce billet, il se passe quelque chose de savoureux sur Facebook, le genre de truc qui fait que j'aime Facebook, malgré tout. On est chacun chez soi, en train de bidouiller sur Internet, ou d'écrire un billet de blog inutile, et parallèlement, on (= Laurence, Anne, Ludovic et moi-même) établit la liste de toutes les pâtisseries les plus caloriques qu'on voudrait pouvoir trouver dans la boulangerie-pâtisserie-de-Laurence-et-Bernard-qui-va-bientôt-ouvrir-oui-oui-c'est-promis-très-bientôt. C'est comme une petite conversation entre amis, sauf qu'on ne parle pas. Enfin, moi oui, je parle toujours toute seule, c'est bien connu. Je vote pour les éclairs au chocolat, les mille-feuilles et le kouign-aman. Et il paraît que la salle de sport est juste à côté de la future pâtisserie, en plus. Que veut le peuple?

Pis, Anne, c'est assez personnel pour toi comme billet? ;-)

Sur la route, beaucoup

Comme je le disais dans mon billet précédent, nous avons débuté notre périple dans le nord-ouest de l'Argentine à Salta. Nous avions une dizaine de jours, une vague idée de ce que nous voulions faire. Dans nos rêves les plus fous avant le départ, nous avions pensé aller de Salta à Mendoza puis Cordoba, puis de retour à Salta, étant obligés d'y rendre le véhicule de location. Mr Husband est en général très optimiste sur le nombre de kilomètres à parcourir, il en a l'habitude dans son travail et aime être sur la route. C'est donc à moi de réfréner un peu son enthousiasme débordant, quitte à avoir l'air d'une trouble-fête. Parce que j'adore les road-trips, oui, mais j'aime aussi prendre un peu plus de temps pour me promener dans les petits villages. Non mais, quand même.

Nous nous sommes quand même vite mis d'accord sur une chose avant le départ: pas de Cordoba. Du moins pour cette fois. Par contre, faire la route jusqu'à Mendoza était toujours au programme. Plus d'une fois pendant la route nous avons remis cette décision en question, mais nous avons fini par nous y rendre quand même. Je n'ai pas de regrets, j'ai passé une magnifique journée à rouler à vélo sur les petites routes de Maipu et surtout à goûter du bon vin. Mais si c'était à refaire, je passerais plus de temps dans le nord-ouest et prendrais un avion pour Mendoza, au besoin. Bon, ça ne vous dit rien tous ces noms, n'est-ce pas? J'aimerais bien mettre ici une carte pour illustrer cette partie de notre voyage, mais j'en ai marre de me battre avec Google qui n'accepte absolument pas que nous ayons traversé des déserts. Quand même, le résultat c'est qu'en 10 jours on a parcouru 4200 kms, et pas vraiment sur des autoroutes. La fameuse Ruta Nacional 40, qui traverse le pays du Nord au Sud, ne ressemble pas toujours à une route nationale. On y a croisé des chèvres plus d'une fois, et il faut se méfier des vaches, ânes et autres lamas qui décident parfois de traverser sans regarder avant:

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On y trouve aussi quelques panneaux, ce qui est parfois bien utile après avoir roulé pendant plus d'une heure sans traverser le moindre village ni même croiser une voiture. Sommes-nous dans la bonne direction...?

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Je me suis amusée à faire une collection de panneaux:

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Dans l'ensemble, les pistes sont très bien faites et praticables avec une voiture normale, mais le pick-up nous permettait d'aller plus vite et de nous engager dans des voies incertaines. Une fois seulement nous avons un peu eu peur, en nous rendant aux Salinas Grandes, de nous enliser dans le sable. Mais Mr Husband est un conducteur hors pair, je le soupçonne d'ailleurs un peu d'avoir fait quelques dérapages exprès pour m'angoisser.

Je ferai une petite liste de mes endroits préférés dans un prochain billet...

10 décembre 2009

Argentine, le récit: c'est parti!

Bon, il serait temps de redonner vie à ce blog, depuis mon retour je l'ai carrément délaissé, trop occupée à réactiver ma "carrière". Les dés sont jetés de ce côté à présent, il ne me reste qu'à attendre les fameux appels pour des entrevues.

Le problème, c'est que je ne sais pas trop par où commencer au sujet de l'Argentine, il y en a tant à dire... On va commencer par le Nord-Ouest, parce que c'est la région où nous avons vu moins de touristes qu'ailleurs. Je pense que le tourisme s'y développe depuis plus récemment, c'est une impression comme ça, basée sur des échanges avec d'autres voyageurs ailleurs en Argentine qui n'avaient pas inclus ce coin à leur itinéraire, shame on them. Bref, j'ai envie ici de contribuer à faire connaître cette région extraordinaire...

Nous avons commencé notre séjour à Salta, surnommée Salta la Linda (la jolie), à juste titre. Fondée en 1582, Salta est une ville charmante au centre-ville très bien préservé, avec quelques rues piétonnes comme on en trouve en Europe mais malheureusement pas en Amérique du Nord. Ca me manque ces centres piétonniers où on peut se promener tranquillement sans avoir à se serrer sur les trottoirs... L'alimentation en électricité ne semble pas être un problème à Salta, les monuments sont magnifiquement éclairés le soir:

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Arrivés un jour plus tôt que prévu et n'ayant pas encore notre véhicule de location pour sillonner les routes du nord-ouest, nous avons donc eu largement le temps de nous promener dans Salta et bien sûr d'y prendre quelques dizaines de photos. Je vais réfrener mes ardeurs et me contenter de mettre un petit diaporama (plus bas) pour vous donner une idée visuelle de la ville. Côté adresses, voici mes recommandations:

Restos: on a l'embarras du choix! Le premier soir nous avons atterri dans un resto de la place principale, le Madero, où nous nous sommes bien évidemment gavés d'empanadas salteñas, tout en nous faisant une cure de jeunesse, grâce à une sélection de vidoclips de pop anglaise des années 80 qui passait à la télé. La bière locale, la Salta, est bien évidemment à tester...

Plus tard dans notre séjour, nous sommes repassés par Salta pour un soir, et nous avons mangé au Solar del Convento, sur la rue Caseros tout près de la place principale. Cadre charmant, service impeccable, coupe de "champagne" offerte par la maison, je me suis fait la parilla, un assortiment de viandes grillées pour une personne qui aurait pu nourrir au moins une autre personne.

À faire:
- La montée à pied au Cerro San Bernardo qui surplombe la ville. On suit le chemin de croix, on souffle, ça monte, ça monte, mais quand on arrive au sommet on est content, la vue est magnifique, et on se sent moins coupable d'avoir mangé une ou deux empanadas de trop la veille. Si on est paresseux ou si on a comme moi les genoux un peu faibles, on peut redescendre au centre-ville par le téléférique.

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- Prendre un café sur la place 9 de Julio, écrire des cartes postales -Salta offre une superbe sélection- et regarder les passants passer. Le café est excellent en Argentine, on voit l'influence italienne...

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Et bien sûr, si vous ne louez pas de voiture, Salta est un excellent point de départ pour de nombreuses sorties dans la région, il y a une quantité d'agences qui organisent ces sorties, mais ne les ayant pas utilisées, je ne peux pas en recommander une en particulier.

Plus d'infos sur Salta:
http://www.welcomeargentina.com/salta/index_i.html


Et quelques-unes de nos photos:

03 décembre 2009

2786 photos plus tard...

Elles sont d'ailleurs encore en cours de téléchargement, mon iMac en pédale allègrement. Je regrette beaucoup de ne pas avoir pu raconter mon voyage au jour le jour ou presque, les connexions internet aléatoires et surtout le manque de temps ne me permettaient pas d'autre publication que le status update de Facebook. Et c'est ainsi que mes amis auront pu apprendre que j'ai vu les chutes d'Iguazu sous une pluie battante, que j'ai goûté pas mal de bon vin, que j'ai aussi malheureusement goûté l'eau du robinet en Patagonie, ce qui m'a mise à terre, que j'ai miraculeusement ressuscité le 3ème jour pour faire une extraordinaire randonnée de 26 kilomètres dont j'ai rapporté une énoooorme ampoule au pied qui n'est d'ailleurs toujours pas partie un semaine plus tard, que j'ai fait un petit tour en Uruguay, et finalement que j'ai mangé des empanadas en grande quantité.

Maintenant, il faudrait que je raconte le détail, surtout que pour ceux qui comptent aller en Argentine, j'ai 2-3 adresses bien sympas à partager. Mais ça va devoir attendre, parce que j'ai du pain sur la planche, un CV a finaliser pour un poste qui me plairait énormément, du contenu à écrire pour un site web, et un atelier à finir de préparer parce que je le donne... demain, oups. Et tout ça sans compter mon petit projet perso qui n'avance décidément pas. Bref, que fais-je donc à perdre du temps à écrire sur ce blog?

C'est franchement difficile, mais j'ai choisi parmi les milliers de photos que Mr Husband et moi-même avons prises ces dernières semaines, celle qui me rappelle un pur moment de bonheur malgré la douleur des pieds et des genoux, la rando du Fitz Roy en Patagonie:

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Le reste viendra bientôt, promis.
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