29 septembre 2009

Best of Vancouver

J'allais encore en mettre une couche avec mon ciel bleu et mes promenades (mercredi je suis allée à North Van, juste comme ça), mais il tombe des trombes à l'heure qu'il est alors je me sens soudain comme moins motivée. A la place, je vais faire un petit survol de l'édition tant attendue du Georgia Straight, qui contient le Best of Vancouver de l'année. Un jour quand j'aurai le temps, je ferai mon propre palmarès, mais pour le moment, je m'en tiens à ce que le peuple (enfin, le peuple urbain branché qui lit le Georgia Straight) a choisi.

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C'est ainsi qu'on apprend que les Vancouverois sont très constants dans leur goûts. Et qu'ils aiment leur forêt: Stanley Park est élu meilleur endroit en ville pour un premier rendez-vous amoureux (moi à Montréal mon premier rendez-vous était dans un bar of course), le meilleur endroit pour se faire des bisous-câlins -en public, et le meilleur endroit pour se marier! Et bien évidemment, c'est l'attraction touristique numéro 1.

Pour vous dire à quel point on est désespéré dans cette ville quand on veut acheter des meubles, ce n'est nul autre qu'oncle SvenFab) qui remporte le grand prix. Pareil pour les accessoires déco. Franchement, il me semble qu'on pourrait mieux faire... Et si vous voulez acheter des jouets, allez chez Toys "R" Us. Vous voulez perdre du poids? Essayez donc Weight Watchers. Coté fringues, une chance que ce classement est sorti, je sais maintenant qu'il faut aller chez H&M pour les vêtements (ET pour avoir une idée des tendances mode à suivre, pathétique...), et chez Aldo pour les chaussures. Ouf, je constate avec soulagement que je ne suis pas si ringarde finalement. Preuve supplémentaire: j'habite dans le meilleur quartier de Vancouver, paraît-il. Et je comprends enfin pourquoi on dit toujours qu'il n'y a rien à faire ici (je ne suis pas d'accord, d'ailleurs): le meilleur endroit où aller quand il pleut: home sweet home. Si c'est pas triste...

Je ne vois pas trop à quoi sert ce classement, tout le monde connaît les grandes marques, pourquoi ne pas se concentrer sur les magasins indépendants? Ce serait l'occasion de faire découvrir les petits joyaux (ok, j'exagère) de Vancouver.

Parlant de constance, dans cette ville de végétariens où quand même, on peut penser que les restos végé sont légion, pour la 30ème année consécutive (ok, j'exagère encore) les lecteurs ont élu le célèbre Naam - où je me suis promis de ne jamais remettre les pieds, la prochaine fois que je voudrai manger du gazon, je me contenterai de mon jardin- meilleur resto végétarien. J'y crois pas, vous êtes sûrs qu'il n'y a rien d'autre? Soupir... Et ô malheur, le Naam est aussi élu 3ème meilleur resto en ville. Je vous laisse deviner où on peut trouver le meilleur café en ville, et après ça je démissionne.

Côté destinations week-end dans la province, là encore pas d'originalité: Tofino, Victoria, Whistler, l'Okanagan... Pourquoi pas Nelson, Golden, Williams Lake, je ne sais pas moi!

Bref, dans ce beau classement, je n'ai pas trouvé une grande source d'inspiration pour mes futures pérégrinations dans la ville. Mais ça me donne d'autant plus envie de faire ma propre version du BOV. Je sens que je en vais pas m'ennuyer en octobre, moi...

27 septembre 2009

Et toujours pas de grisaille

Je le sais bien, comme toujours l'automne va apporter son lot de flotte, à un moment ou un autre, ça va arriver. J'ai senti cette semaine qu'il fallait profiter à fond de ces dernières journées d'été offertes, et comme je me l'étais promis je suis allée faire quelques petites promenades en sortant du travail. Tout comme j'aimais beaucoup il y a quelques années me promener dans les rues de Montréal, je pourrais ici aussi passer des heures à me laisser mener par le vent, ou plutôt en l'occurrence par la lumière du soleil couchant.

Mardi soir, j'ai pris la direction du centre ville en marchant sur Granville St. Les travaux d'aménagement de la rue au dessus de Canada Line sont maintenant pratiquement terminés, Granville St va enfin reprendre vie et devenir une artère agréable à parcourir. J'ai tourné à droite sur Hastings, soudain attirée par le Dominion building. La rue était sombre, mais il se démarquait nettement, brillant au loin, magnifique comme toujours. J'aurais aimé travailler dans ce quartier, ne serait-ce que pour voir cet immeuble...
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J'ai continué mon chemin, retournant vers l'Ouest par Gastown pour revenir sur Granville St. La nuit tombait presque, il était temps de rentrer, on voit que les journées racourcissent à toute vitesse.
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Et alors que je traversais le pont de Granville en bus, sur le chemin du retour, j'ai soudain eu une dernière magnifique vision, un soleil énorme, un grosse boule en feu. Tout le monde dans le bus a fait ohhh, et moi j'ai fait clic-clac vite vite avant qu'il disparaisse.
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25 septembre 2009

Ciel bleu

On a eu l'été en avance cette année, et voilà qu'il nous la joue à rallonge en cette fin septembre. Il fait un temps magnifique ces jours-ci, et avec les journées stressantes que je me tape, j'ai eu la bonne idée tout la semaine d'aller me promener tous les soirs après le travail. En fait, j'ai même commencé dimanche dernier, en marchant jusqu'à Granville Island. Bien sûr, j'étais loin d'être seule, c'était littéralement bondé. Comme j'avais faim ET envie de tranquillité, je me suis acheté un petit pain aux noix chez Terra Breads, une tranche de pâté chez mon charcutier préféré, un bon café, et je me suis rendue au bout de l'île, tout en haut de la montagnette où j'étais sûre de trouver un peu de paix. Et en effet, les touristes ne fréquentent généralement pas cette partie de l'île, c'est d'un calme particulièrement agréable après le bourdonnement du marché. Je me suis installée sur un banc, avec mon sandwich, de la bonne musique dans mon iPod, et mon petit carnet sur lequel je gribouille un tas de bêtises. J'avais le sourire aux lèvres, et mon coeur battait au ralenti, pour se reposer un peu du rythme auquel il bat en semaine.

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Bien sûr, il a fallu qu'un groupe de djeun's arrivent avec leurs "like" et leurs pétards, mais j'avais eu ma pause, il était temps de reprendre la route. Je me suis quand même sentie vaguement "matante", surtout à cause de ma réaction à leur arrivée. Intolérante, moi?

J'avais rendez-vous avec Julie pour voir le dernier film du Festival Latino, et comme j'étais largement en avance j'ai décidé de traverser le pont de Granville à pied et en profiter pour prendre quelques photos. La lumière de fin d'été est absolument magnifique, je ne m'en lasse pas...

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24 septembre 2009

Salut chérie

Je me suis récemment mise à utiliser Skype. Mieux vaut tard que jamais, n'est ce pas? En fait, ça ne m'est pas si utile que ça puisque ceux qui sont loin n'ont pas forcément l'équipement pour qu'on communique avec. En tout cas, ça m'arrive à l'occasion de parler avec Mr Husband quand il est là haut dans le Nord, c'est pas mal. On peut aussi utiliser Skype pour le chat, mais là ça commence à faire beaucoup. Entre le chat sur MSN, celui sur Facebook et maintenant celui sur Skype, j'ai plus assez de mains pour taper, au secours!

Hier matin, j'allume l'ordi, je vais préparer mon café, et lorsque je reviens, une fenêtre de chat s'est ouverte, et un message m'attend: "Salut chérie". Je pense sur le coup que c'est Mr Husband, et je me mets à sourire, mais non, en fait, c'est un certain Fouad. Je lui demande "t'es qui toi?" Il me répond "Fouad, d'Algérie". Non mais il va pas bien celui-là? M'appeler chérie de bon matin alors que je ne le connais ni d'Eve ni d'Adam. Beurk! Je l'ai envoyé valser vite fait bien fait, mais quand même ça m'a fait bizarre de voir un inconnu débarquer dans l'intimité de mon petit déjeuner sans crier gare. Est-ce que quelqu'un sait comment on peut bloquer ce genre d'"agression" dans les paramètres? Ca ne me plaît pas du tout ces intrusions...

23 septembre 2009

Seuls mes amis québécois comprendront

Quand je rencontre des gens ici et que je leur dis que je suis française, ils me font systématiquement préciser si je viens du Québec ou de France. Je réponds donc que je viens de France mais que j'ai vécu à Montréal pendant presque 6 ans, et la question inévitable arrive immédiatement: "Comment tu faisais pour comprendre les québécois? Ils parlent mal, etc.". Je m'efforce de rester calme et de ne pas leur mettre un poing dans la tronche et je leur réponds que j'ai pris des cours intensifs avant de partir au Québec en regardant Radio-Canada sur le câble (j'habitais en Haïti et avais accès aux chaînes québécoises), et plus particulièrement le célèbre Watatatow:



Les paroles valent leur pesant d'or (J'ai trouvé ça sur le Web, il y a peut-être des erreurs):

Wohh ohh, aille aille aille, ok ok ok, eih, let’s go!

C’est cool carement buzzant et pis c’est meme trippant, C’tecoeurrant c’que j’entends, Capoté? Dérapper ds l’mille C’est completement débile, Pas rapport, Faite du vent, Franchement, C’que j’veux dire, C’est l’fun au boute et pis c’est sharp a l’os, Wo wo max, Well quelqu’un d’autre peut prendre ma place tsé.

Watatatow! C’est l’fun au boute et pis c sharp a l’os, dérapper dans l’mille, Ouhhh oh oh ouhhh oh oh ohhhhhhhhhhhhhhh! Ouhhh oh oh ouhhh oh oh ohhhhhhhhhhhhhhhhhh! Ouhhh oh oh ouhhh oh oh ohhhhhhhhhh! Ouhhh oh oh ouhhh oh oh ohhhhhhhhhhhhhhh! Watatatow!

Watatatow! C’est twit c’est nul tu voit ben que c’est poche, Pas serieux pas rapport j’fait toute c’que j’peux, Prend ton gaz egale Relax, Va prendre ton bain sur la lune, va s’y va s’y reveil! C’est pas degueux c’sst pété, yeah! Ça s’en vient ça nous ressemble! Souris donc ça va bien c’est bon! C’est toi c’est moi pis c’est nous autres!

Watatatow! Pas rapport! Let’s GO! Ouhhhh! Watatatow! Let’s go! etc.


Ils en avaient fumé du bon... Sans blague quand même, j'ai vraiment appris plein d'expressions québécoises en regardant cette série. C'était plutôt mauvais, mais ça a marqué une génération... Après tout, j'imagine que des gens ont appris du bon français bien de chez nous en regardant Hélène et les Garçons!

Où, quand, quoi, comment?

La seule chose qui est sûre dans ces prochaines semaines, c'est que j'arrête de travailler le 30 septembre, dans une semaine. Après, je ne sais pas. Rien en vue, rien envie. Mais je sais que tout se mettra en place, presque comme par magie, à un moment donné. Quand et comment, je ne le sais pas et il faut que j'apprenne à ne pas m'en inquiéter. Le travail se fait dans l'ombre, il y a quelque chose qui l'air de rien murit en soi et dans l'environnement et finalement arrive le moment parfait où tout coïncide et une nouvelle option se présente qui paraît tellement évidente qu'on se demande pourquoi on ne l'avait pas vue avant. C'est fou comme parfois on s'imagine contrôler sa vie alors qu'en fait, on est à la merci des éléments. Mais rien à faire, il faut toujours que je m'obstine, et particulièrement dans des moments comme celui-là où ma vie prend une direction que je ne connais pas, que je m'obstine, donc, à vouloir reprendre le contrôle. Je me crée toutes sortes de lois et obligations, un vrai régime draconien, histoire de me rassurer, peut-être. Par exemple:

- Je continuerai à me lever tôt (pas bien difficile, je me lève tôt même les week-ends).
- Je me prépare déjà un emploi du temps hyper strict pour le mois prochain: 3h d'espagnol par semaine, au moins une demi-journée à la bibliothèque municipale -et pas pour y lire des romans, sans compter toutes les heures de recherche d'emploi, d'amélioration de CV, etc.
- Justement, je me construis déjà dans ma tête des stratégies de recherche d'emploi de l'enfer, qui vont m'occuper au moins à plein temps, si c'est pas plus.
- J'ai aussi un petit projet personnel qui va occuper ma p'tite cervelle et me sera profitable professionnellement un jour peut-être.
Avec tout ça, si ça se met pas à bouger vite vite...

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Petite séance lecture. Difficile de se concentrer avec le magnifique coucher de soleil l'autre soir...

J'avais envie d'une coupure, pour éviter de me lever le jeudi 1er octobre à la même heure que d'habitude, boire mon café et filer sous la douche, m'habiller pour me rendre compte que je n'ai nulle part où aller. Nous pensions utiliser nos billets d'avion achetés en juin mais jamais utilisés, pour aller au Nouveau Mexique. Santa Fé en octobre, ça doit être beau... Mais la vie, c'est fait pour changer, changer et encore changer. C'est sûrement ça qui fait son charme. Alors, j'ai eu beau claironner à tout le monde, y compris mes patrons pour qu'ils comprennent que je ne suis pas désespérée dans la vie, pas du tout, que nous allions nous envoler pour le sud sitôt mon contrat terminé, eh ben non, probablement pas. Et soyons clair, je ne dis pas ça pour me plaindre des changements de programme dûs au travail de Mr Husband, parce que des fois c'est pour le mieux que ces changements ont lieu.

Et en l'occurrence, même si j'aurais de loin préféré aller au Nouveau Mexique, je pourrai au moins profiter de mes premiers jours de chômage pour voir une belle sélection de films au Festival International du Film de Vancouver.

21 septembre 2009

C'est Extra recommence!

Amateurs de musique francophone ringarde (mais qu'on aime), vous serez ravis d'apprendre que C'est Extra Vancouver est de retour! La Quatrième saison commence très bientôt, et cette année, en plus d'entendre les chansons préférées de notre enfance (et des plus récentes), il paraît qu'on pourra voir les meilleurs videoclips de ces 30 dernières années.

Ca se passe ce samedi, le 26 Septembre, selon la formule habituelle, au Backstage Lounge sur Granville Island. Les portes ouvrent à 20:00 et la musique commence à 22:30.
Coût d'entrée: $10.
J'y serai, et pas toute seule!

20 septembre 2009

J'ai les bleus

En fait non, pas du tout, mais j'ai été taguée par Fabienne qui m'a demandé de trouver 7 trucs bleus chez moi. Eh bien finalement, ça n'a pas été si simple. Je n'ai pas une grande passion pour le bleu, et ça se voit. Si j'avais dû mettre des photos de 7 trucs rouges, par exemple, l'affaire aurait été réglée en 2 minutes! En tout cas, j'ai fini par compléter la liste ce soir, en ouvrant un tiroir. Et c'est parti:

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Des magnets que je promène avec moi depuis 10 ans, ils viennent d'Haïti.

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Idéal pour les abdos... Si on s'en sert, bien sûr.

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Parce que sans les voyages à deux, la vie ne serait pas la même. Les bibliothécaires remarqueront que mon système de classement est absolument nul. C'est esthétique, désolée Melvil.

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Mon précieux passeport canadien que je n'ai pas encore eu la chance d'utiliser. Patience, ça approche...

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Le bleu n'est pas dans la maison, mais juste au dessus.

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Rapporté du Mexique, lors de mon premier vrai voyage avec Mr Husband dans la région de Guadalajara en 2004. On a tout de suite su qu'il y en aurait beaucoup d'autres...

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Un livre, des photos, du voyage, tout ce qui me passionne. Chaque fois que nous partons dans un pays, nous essayons d'en rapporter un livre de belles photos. Pas toujours évident, mais celui-ci, rapporté du Chili, est une réussite.

Vu que ce petit jeu circule depuis un bout de temps, je ne sais pas trop si j'ai 7 personnes à taguer. Alors, ceux qui sont tentés, allez-y, mettez-nous du bleu!

Blonde

La scène se passe sur Davie St dans Yaletown, au niveau de Hamilton. Il est presque minuit, la vie nocturne bat son plein à Vancouver, les trottoirs pullulent de poupounes haut perchées sur des talons aiguilles, marchant plus ou moins droit. On sent la souffrance, dans une autre dimension on pourrait entendre les "ailles" et les "ouilles" qu'elles hurlent en silence. Mais ça ne les empêche pas de débiter leur quota de "OMG" et de "like". Bref, tout est normal.


Je suis dans le mini-bus C23, de retour après une soirée en espagnol. La circulation est intense, notre chauffeur roule doucement. Soudain débouche d'une petite allée sur notre droite une grosse Mercedes noire, conduite par une blonde accompagnées de 2 autres blondes. La demoiselle décide de nous couper la route pour tourner à gauche et s'insérer dans la file qui roule (ou plutôt ne roule pas, c'est bouché) dans l'autre sens. Notre chauffeur est obligé de s'arrêter. Il la regarde en faisant des grands gestes qui signifient clairement "dégage, pétasse, etc.". Mais elle reste en plein milieu, pensant problablement que son sourire niais va nous conquérir et que nous attendrons tous patiemment qu'elle puisse avancer. Comme rien ne se passe et que la tension monte, elle cherche du regard son levier de vitesse et le sourire figé fait place à un air nerveux. Les blagues lourdes sur les blondes commencent à fuser dans notre bus, tout le monde se marre. Et finalement, après une longue minute ("mais comment fait-on donc pour passer la marche arrière...???"), notre belle blonde trouve enfin le moyen de reculer. Et la vie reprend son cours...

Comment des trucs pareils se retrouvent à conduire des Mercedes me laissera toujours songeuse.

Photo © Martial Lhermitte http://www.flickr.com/photos/martiallhermitte/

18 septembre 2009

La minute de nostalgie

J'allais partager mon petit moment de nostalgie télé sur Facebook, mais c'est cassé ce soir. Ca vous rappelle quelque chose? Moi ça m'a presque mis les larmes aux yeux. Nostalgie quand tu nous tiens...

Je chante, je pédale, je cuisine, je cinoche, etc - part 2

J'ai chanté, j'ai pédalé, et ensuite j'ai cuisiné. J'étais invitée samedi soir chez Virginie et Sébastien et j'avais promis d'apporter le dessert, comme toujours. Vu que Mr Husband n'aime pas trop les petites choses sucrées en fin de repas, je n'ai pas si souvent l'occasion de faire de bons gâteaux, alors je profite toujours des invitations pour faire des desserts.

Cette fois-ci, j'ai fait une tarte sablée aux bleuets et amandes. Comme Virginie m'a demandé la recette, je la partage ici:

Pour la pâte sablée:
Mélanger 250g de farine, 125g de sucre glace et une pincée de sel dans un grand saladier. Au centre, déposer 150g de beurre un peu mou coupé en morceaux, et 4 jaunes d'oeufs et travailler les ingrédients pour bien les amalgamer. On peut commencer à la fourchette, mais il n'y a rien de mieux que les doigts! Mettre la pâte en boule et la laisser reposer au frais le plus longtemps possible (elle était bien plus facile à manipuler le lendemain...).

Etaler la pâte et la mettre dans un moule à tarte. Elle est probablement fragile, mais facile à recomposer. Répartir uniformément des bleuets sur le fond de pâte et les recouvrir d'une préparation composée de 2 oeufs, 100 g de sucre, 100g d'amandes en poudre et 80 g de beurre fondu. J'ai également ajouté quelques gouttes d'extrait d'amande, mais on peut aussi y mettre de la vanille. Ajouter des amandes effilées et enfourner pour 35 minutes à 200°C.

Et voilà le résultat:

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En fait la photo ci-dessus n'est pas celle de la tarte que j'ai apportée chez mes amis, c'est une petite tarte faite avec des restes de pâte. Dans celle-là, j'ai mis moins de bleuets, et à la place j'ai mis une poire coupée en fines tranches. Je n'avais plus de beurre dans le frigo alors j'ai fait le même mélange, mais sans beurre fondu, ce qui n'a absolument pas manqué à mon avis, au contraire.

À refaire, surtout que Mr Husband, qui est rentré hier soir pour une petite visite surprise/éclair, a voulu la goûter et l'a trouvée très bonne. Chouette!

15 septembre 2009

Je chante, je pédale, je cuisine, je cinoche, etc - part 1

Et un busy week-end de plus, malgré (ou plutôt à cause?) l'absence de Mr Husband. Mes semaines sont quasiment plus reposantes, c'est dire...

Vendredi après-midi, deuxième film de mon programme ciné Latino, La Ronda, un film argentin sympa comme tout. Pas le genre à laisser des souvenir pour le restant de ma vie, mais sympa quand même. J'ai été agréablement surprise de voir que j'étais capable de comprendre plutôt bien l'accent argentin. Bon, je suis loin de pouvoir me passer des sous-titres, mais il y a du progrès, c'est déjà ça. Une fois de plus, j'ai constaté que Vancouver est une ville minuscule, puisque j'ai retrouvé par hasard au cinéma une amie argentine.


En sortant de là, ma motivation pour la soirée karaoké prévue le soir même avait quand même pas mal baissé. Anne était aussi peu tentée d'aller chanter que moi, mais Francis a réussi à nous convaincre, je ne sais pas trop comment, d'ailleurs. Le fait est qu'à 9h et quelques, nous nous sommes retrouvés au magnifique Fantacity, un endroit de rêve où les chanteurs en herbe peuvent louer des petites salles de karaoké privées. On y a l'embarras du choix, surtout en matière de chansons coréennes. Pas de chansons en français bien évidemment, mais quelques bons classiques anglais que nous nous sommes époumonnés à massacrer avec le plus grand entrain jusqu'à 2h du matin. Pour des filles qui ne voulaient pas chanter, Anne et moi nous sommes pourtant rapidement accrochées au micro pour ne plus le lâcher! La palme revient quand même à Francis, il est évident qu'il a de l'expérience, du talent, et qu'il y met tout son coeur. Qui sait si on ne va pas le retrouver à Canadian Idol ou un truc du genre un de ces jours...
Le moment fort de la soirée, qui m'a quasiment donné la chair de poule, fut lorsque nous avons chanté tous en choeur à 12 Bohemian Rhapsody de Queen.


OK, on a encore du travail à faire avant d'être aussi bons, mais qu'est-ce qu'on s'est amusés... A remettre au programme sur une base régulière.

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Avec tout ça, dodo tardif... Mais ça ne m'a pas empêchée de me lever aux aurores et d'aller au Vancouver Aquatic Centre reprendre l'aquaforme que j'avais délaissée depuis quelques semaines. Et comme chaque fois après une longue pause-aquaforme, je me dis que c'est trop bon de se démener dans l'eau pendant une heure. Un tour de False Creek en vélo pour compléter l'action et profiter du temps parfait, beau mais ni trop chaud ni trop froid. Le genre de moment parfait où on se dit que quand même, la vie est pas pire, et Vancouver n'est pas si désagréable ;-)

Ma journée était loin d'être terminée mais ma pause-blog est finie! A suivre...

11 septembre 2009

Un peu de tout

Moins de 3 semaines avant la fin de mon contrat, je compte les dodos tellement j'ai hâte d'en finir. J'ai tellement aimé ce boulot, mais maintenant qu'il faut mettre tous les livres en cartons, c'est dur. Parfois, pour rendre la tâche moins difficile, je me fais croire qu'on déménage la bibliothèque, mais tôt ou tard, un collègue de travail va passer par là et me demander comment je vais avec un air tellement misérable qu'il me serait difficile d'oublier ma condition! Tout ce qui compte, maintenant, c'est de finir d'emballer toute cette collection et de rendre les clés. Ensuite, on verra. Je me suis tellement mis en tête qu'avec les circonstances actuelles il va m'être difficile de trouver un emploi rapidement, que je ne risque pas d'être déçue ;-)

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(McLeese Lake, Thanksgiving 2007)

La courte semaine a passé à toute vitesse, me revoilà en week-end avant même d'avoir réalisé que le précédent était terminé. Mr Husband a repris le chemin du Nord, j'imagine combien la nature doit être belle là-haut, avec l'automne qui arrive plus tôt qu'à Vancouver, et le feuilles qui rougissent déjà. Ma saison préférée se fait déjà un peu sentir ici aussi, la chaleur n'est plus la même, les journées raccourcissent, les petits matins sont frais. J'ai remisé le ventilateur au placard, et l'autre soir, toute seule dans mon grand lit, j'aurais bien aimé faire l'étoile ou me mettre en travers pour profiter de tout l'espace, mais il faisait bien trop froid pour ça! La pluie nous visite de temps en temps, on prend son parapluie le matin et on se retrouve en t-shirt l'après-midi. Mais aujourd'hui c'est encore un peu l'été. Il va faire beau et chaud, alors je sens que je vais me faire un petit trip photo dans les rues de Vancouver ou bien aller paresser une dernière fois à la plage...

Pour ajouter à l'ambiance été/chaleur, le Festival du Film Latino Américain a commencé hier avec un excellent film mexicain, "Arrancame la vida". Je suppose qu'il ne sortira pas en salle, mais je le recommande à ceux qui ont un bon video club dans leur quartier. La salle était pleine hier soir, avec quelques visages familiers ici et là, ce qui m'a fait réaliser combien Vancouver peut être une petite ville parfois...

Après le film, Anne et moi sommes allées prendre un verre avec son équipe de volley-ball francophone qu'elle avait lâchement abandonnée pour venir voir le film avec moi. Une bande joyeuse, légèrement éméchée, avec qui je me suis sentie "en famille" assez rapidement. Ca doit être l'effet "accent québécois", ça me fait systématiquement du bien. Et l'enthousiasme était tel qu'on a décidé d'organiser une petite soirée karaoke ce soir! Bref, le programme du week-end s'annonce bien.

Petite info pour les coeurs latinos qui me lisent, ces jours-ci se déroule Mexico Fest, avec une série d'activités pour fêter le 199ème anniversaire de l'indépendance du Mexique. Plus d'info sur le site web.

09 septembre 2009

Vélos, Canada Line et Steveston

Je rattrape mon silence à toute vitesse avec trois billets pour le prix d'un. Cette fois-ci, c'est pour faire ma reporter-à-vélo-qui-a-testé-pour-vous une promenade bien sympathique pour une journée ensoleillée.

Il a fait un temps de chien tout le long du week-end. Pas beau, du gris, de la pluie, l'été est bel et bien fini... Mais par chance, lundi c'était Labour day, la fête du travail -sauf que tout fonctionne comme le reste de l'année- et le temps s'est arrangé juste à point pour nous permettre de passer un peu de temps à l'extérieur sans parapluie. Et de préférence, à vélo. Nous avions envie d'essayer un nouveau trajet, pour la peine. J'aime bien Stanley Park mais à la longue, on se lasse de tout, ou presque. Une copine m'avait parlé d'un chemin qui longe les digues de Richmond à Steveston, et comme nous n'avions toujours pas testé la Canada Line, la toute nouvelle ligne de skytrain qui se rend à Richmond, ce fut l'occasion de faire d'une pierre deux coups.

Cette ligne de train/métro (je ne sais pas trop comment l'appeler) se rend également à l'aéroport, donc les stations sont plutôt bien conçues pour les gens chargés, normalement de bagages, mais dans notre cas, de vélos. Même chose pour les trains, il y a un espace dans chacune des deux rames pour loger au moins un vélo. En ce matin de jour férié, les rames étaient plutôt désertes, donc pas de problème pour y loger nos montures. Ce fut une autre affaire au retour en fin d'après midi, mais passons.

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Nous sommes descendus à l'avant-dernière station, à Richmond, et en trois coups de pédale, nous nous sommes retrouvés sur la piste cyclable, au bord de l'eau, dans le calme et la nature. On se serait cru loin loin loin de la ville, en vacances quelque part, je ne sais où à vrai dire. Mais ça faisait du bien... On apercevait l'aéroport de Vancouver, et d'ailleurs nombreux étaient les badaux qui regardaient les avions s'envoler ou atterrir au loin. On s'occupe comme on peut en banlieue... ;-)

La piste est plate et il y a en tout une dizaine de kms à parcourir jusqu'à Steveston, un vrai plaisir. Mais avec le facteur vent dans la face, ça fait 2 Fish & Chips assurés à l'arrivée, on était littéralement affamés! Il y a l'embarras du choix pour les ventres creux dans ce charmant village de pêcheurs, les restos de poisson s'alignent le long du quai, il n'y a qu'à choisir. Le premier que nous trouvons sur notre chemin nous paraît pas plus mal que les autres, et surtout, il a l'avantage d'offrir une petite table au soleil. Nous résisterons tant bien que mal à l'appel de la bière, ce serait probablement fatal avant de se taper les 10 kms et quelques du retour...

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Mr C a faim, et moi donc...

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Le village n'est pas bien grand, où du moins la partie où se concentre l'activité, on en fait assez vite le tour, mais j'aime beaucoup l'ambiance vacances qui règne. J'y resterais bien jusqu'au soir, mais il faut reprendre la route alors que les nuages reviennent s'accumuler dans le ciel de moins en moins bleu.

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En chemin, une photo du p'tit couple pour le souvenir:

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Et voilà le diapo complet pour finir:

VLAFF!

Non ce n'est pas une marque de machine à coudre, il s'agit du Festival du Film Latino-Américain, et ça commence très bientôt, ce jeudi en fait. Attention à ne pas confondre avec le VIFF, le Festival International du Film de Vancouver qui commencera le 1er octobre. Bref, des belles soirées ciné en perspective ces prochaines semaines...

Le VLAFF en est cette année à sa septième édition, on voit que ça devient de mieux en mieux organisé, et qu'il y a plus de moyens, il me semble. Ou peut-être pas, vu l'état des finances culturelles en C.B... Le Chili est à l'honneur cette année, mais c'est avec un film mexicain, "Arrancame la vida", que le festival commencera demain. J'ai d'ailleurs gagné deux tickets pour ce film grâce à Facebook, c'est pas cool, ça?

Et comme Mr C. est reparti dans le bois (en espérant qu'il ne reviendra pas amoché comme la dernière fois après s'être pris un arbre sur la voiture), je pense que je vais passer mes soirées du week-end à venir dans les diverses salles de cinéma participant au festival: La Pacific Cinémathèque, le Granville 7, le Vancity Theatre...
Petite info pratique: chaque entrée coûte $10, et on peut aussi s'acheter un pass pour $120 pour la durée du festival. A noter aussi: les projections à SFU sont gratuites.

Et bien sûr, le programme au complet est sur le site web (PDF à télécharger). Alors, y a-t-il des amateurs dans la salle?

Back again

Long time no see... Il faut bien prendre des vacances de blog parfois, ça fait du bien de ne pas rester trop collé sur son écran. Ce week-end, j'en ai même profité pour prendre des vacances de Facebook et tout et tout, et ça m'a fait le plus grand bien. Mais quand même, je n'en suis pas rendue au point de tout laisser tomber complètement. Mon blog finit toujours par me manquer un peu...

J'ai commencé le week-end studieusement vendredi, en allant chercher de l'inspiration à VPL. Résultat, je suis revenue chargée comme un bourricot, avec une dizaine de livres sur des sujets aussi variés que l'architecture de l'information et la gestion de projets. Je ne sais pas exactement où tout ça me mènera, mais ça ne me rendra certainement pas plus bête, c'est déjà ça. Je sens que VPL deviendra ma résidence secondaire quand je vais me retrouver au chomage. Ce n'est pas tant d'être entourée de livres qui me manquera quand je ne travaillerai plus, mais tout ce savoir à portée de mains, tous ces outils, toutes ces réponses à tant de questions... C'est inspirant. Dommage quand même que ce soit si dur à absorber parfois. J'ai toujours les yeux plus gros que le ventre quand je vais à la bibliothèque et je finis par prendre trop de livres, que je n'aurai pas vraiment le temps de lire finalement. Et comme on n'est franchement pas limité par le nombre d'emprunts possibles à VPL, je me fais systématiquement avoir.

Alors que je me promenais dans les rayons en ce vendredi ensoleillé, un titre m'a fortement interpelée: "Finish what you start". Non pas que j'ai une tendance à ne pas finir ce que je commence, pas du tout, mais je trouvais que c'était quand même un bel objectif à avoir. En fait, il s'agit d'un guide de gestion de projets, très simple et bien fait, facile à lire, avec plein de petits trucs pour être bien organisé et mener à bien ce dans quoi on se lance, que ce soit des rénovations dans la maison ou des tâches professionnelles. Ca m'a donné envie d'avoir un projet à gérer pour la peine! Du coup, je me suis mise à réfléchir à 2-3 petites idées de projets -personnels- qui occuperont mes journées chomeuses le mois prochain, et qui sait, il en sortira peut-être quelque chose de bien. Peut-être même que ce sera visible ici, sur ce blog! A suivre...
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