21 août 2009

La fin, mais surtout le début. Reste à savoir de quoi...

Pas évident pour une bibliothécaire de perdre son travail au moment où le gouvernement de Colombie Britannique annonce un déficit de 3 milliards de dollars. Les coupures qui ont commencé vont probablement continuer bon train un peu partout, et moi dans tout ça, je me demande bien où va être ma place... Mais je sais que j'en ai une quelque part, il ne me reste qu'à taper aux portes et rester patiente et ouverte.

Hier, lorsque je suis arrivée au bureau, une étagère et tout son contenu (des périodiques, des classeurs...) gisaient à terre. L'étagère était tombée pendant la nuit -une chance, personne n'a été blessé, et je me suis demandé ce que tout cela signifiait. J'aime voir des signes dans les petits événements de la vie quotidienne. Je n'ai d'ailleurs pas été la seule à faire le rapprochement entre cette pauvre étagère qui a fini par rendre l'âme et le destin de cette collection unique dans la région, qui disparaît après tant d'années et de travail.

Cette semaine a été émotionnellement éprouvante. Annoncer officiellement la fermeture de la bibliothèque, en parler dix fois par jour avec les clients, se faire dire combien c'est triste, recevoir aussi des compliments et des mots de soutien si touchants, ça remue le coeur, dans tous les sens. J'ai beaucoup de sentiments contradictoires sur lesquels je ne m'étendrai pas ici, parce que c'est ma règle de ne pas trop parler de mon travail sur un blog personnel. Pas folle, quand même... Mais je sens que le déroulement de ces dernières semaines est nécessaire pour que cette étape se termine sans trop de regrets. Des regrets j'en aurai c'est sûr, pour les gens avec qui j'ai partagé les 4 dernières années, pour ce service dont ils sont privés. Mais pour moi-même, ça ira. Il est temps.

Quand j'ai appris que j'allais perdre mon travail, ça a été un tel choc que sur le coup, je me suis dit que je n'étais même pas sûre de vouloir continuer à travailler comme bibliothécaire. Je n'ai rien fait d'autre dans ma vie, cela dit, donc je ne savais pas vraiment vers quoi me diriger. Et puis j'ai commencé à lire des articles sur les bibliothèques, des blogs de bibliothécaires, j'ai même emprunté un livre sur le développement de collection, et l'étincelle est revenue. Puisque je suis membre de la Special Libraries Association, j'ai décidé de profiter un peu plus des avantages et services qu'ils offrent, et si je ne trouve pas de travail dans les prochains mois, je mettrai mon temps à profit pour me faire une bonne mise à jour professionnelle. J'ai envie d'explorer davantage comment les outils du Web 2.0 peuvent être utilisés en bibliothèque, par exemple, bien que ce ne soit pas une nouveauté, pas même pour moi et mes ressources limitées (je précise: pas mes ressources intellectuelles, là...). J'ai réalisé à nouveau ce soir combien j'aime mon métier. Il y a toutes sortes de bibliothécaires, toutes sortes de bibliothèques. À moi de trouver celle qui a mon nom écrit dessus.

(500) days of Summer

On n'a pas vraiment un temps d'été aujourd'hui, au contraire c'est plutôt gris-moche, en fait un temps idéal pour aller s'enfermer dans un cinéma et se faire une toile. J'adore aller au cinéma en plein jour. On quitte la vie quotidienne pour un moment, et quand on sort de là, la vie a continué, ça bouge, c'est actif, et on est encore dans cet autre monde qu'on a habité pendant 1h30-2h. J'aime ce décalage...

Je l'ai ressenti aujourd'hui lorsque je suis sortie du cinéma après avoir vu un très bon film, (500) days of Summer. Plusieurs personnes m'en avaient dit du bien et j'étais curieuse de voir cette histoire qui n'est pas une histoire d'amour entre Tom, rédacteur de cartes de voeux qui aurait voulu être architecte, et Summer, l'assistante de son patron. Il croit à l'amour véritable, elle non. Il tombe amoureux d'elle, elle ne cherche rien de sérieux. Et on va suivre leur histoire, dans le désordre. Le récit n'est pas linéaire, on commence par le milieu, on repasse au début, jour 236, jour 1, jour 452, et ainsi de suite. Petits clichés d'une histoire, d'amour malgré tout parce qu'il y en a beaucoup, dans les yeux du très charmant Joseph Gordon-Levitt (qui a souvent l'air de sortir du lit, mais ça fait partie du style et j'avoue, j'ai craqué). Et ça finit bien, même si ce n'est pas forcément comme on l'aurait imaginé.

Voici la bande annonce, ça passe au 5th avenue et au Tinseltown. Courez-y vite, c'est un beau film, qui fait un petit quelque chose au fond du coeur et met un sourire sur les lèvres.

19 août 2009

Une amie par jour

Le jeudi de mon séjour Montréalais, je suis allée visiter la banlieue. La lointaine banlieue devrais-je dire, puisque toutes mes amies se sont exclamées "mais c'est loinnnn!!" quand je leur ai dit qu'une de mes amies habitait à St Constant. Eh bien la lointaine banlieue a ses avantages, surtout quand on a trois poupées qui courent partout et ont besoin d'espace pour s'épanouir. J'ai pris le métro jusqu'au bout de la ligne verte à Angrignon et Isabelle est venue m'y récupérer parce que quand même, la banlieue c'est bien, mais seulement si tu as une voiture. Les trains ne s'y rendent pas avant 1h de l'après-midi.

Nous avons passé le reste de la matinée dans le jardin à essayer de papoter autour d'un café et des pains au chocolat et croissants que j'avais apportés tous frais du Pain Doré, avec les filles qui nous collaient d'un peu trop près selon leur maman. A quoi sa petite Catherine répond "eh oui, maman, c'est tannant les enfants"! Moi j'étais contente de les voir, les pitchounetes, surtout que maintenent, elles se souviennent assez bien de moi et ne font plus les timides.

A midi, Isabelle nous a sorti une super bouteille de blanc venue de France avec des bonnes terrines et on a fini le repas avec des confidences du Pain Doré, notre petite tradition qui remonte aux lointains jours où je travaillais à l'U de M et que nous échangions des emails intitulés "miam-miam" quand on voulait manger ensemble. Beau temps, tempête de neige, nous allions toujours nous acheter des confidences pour faire durer le plaisir du repas. Ca m'a rendue légèrement pompette -surtout le vin- et la petite sortie à vélo qui a suivi avec les deux grandes ne m'a pas vraiment dégrisée, vu le rythme où on allait. On a quand même fait une petit pause à la place de jeu du coin, où Isabelle a empêché ses filles de jouer parce qu'elle voulait la place sur le truc-qui-tue-les-bras:

video


Mais on a réussi à prendre sa place:

filles

De retour à la maison, le temps pour Isabelle de me mettre une raclée au baby-foot -on voit qu'elle a de la pratique- elle a ensuite refilé les 3 cocottes à Mario et nous voilà parties en ville prendre une petite bière, Boréale bien sûr, et surtout voir Mes Aïeux en concert aux Francofolies. Un beau concert, même si nous étions trop loin pour voir le charmant Stéphane Archambault. J'ai eu une petite pensée pour les amis qui allaient à la Soirée C'est Extra le samedi suivant à Vancouver, Éric passera certainement Dégénération, c'est un classique.



Et voilà encore une journée qui aura passé à toute vitesse, mais qui me laisse plein de beaux souvenirs qui me feront chaud au coeur pour longtemps encore. Merci Isabelle!

16 août 2009

Tapas time

Hier matin, Mr Husband et moi-même étions en pourparlers intenses au sujet du repas du soir, sujet très important chez nous. Nous avons fini par nous mettre d'accord sur un menu tapas - pour que mes samedis se suivent et se ressemblent au moins un tout petit peu. Je ne me suis pas franchement lancée dans des nouveautés, mais j'ai pris mon temps pour éviter de me stresser comme ça m'arrive parfois dans la cuisine, avec une ratage garanti. J'ai commencé à cuisiner suffisamment tôt pour ne pas avoir à courir et me suis lancée en fin d'après-midi dans la préparation de petits gateaux de pommes de terre avec chorizo et de pan con tomate avec en prime des petites tranches de fromage Manchego. Mr Husband de son côté nous a concocté des moules à la sauce brava, une tortilla, et des haricots à la sauce chepakoi. Lui, par contre, il a couru, ça sentait le stress dans la cuisine... Et bien sûr au bout du compte il y avait 10 fois trop à manger. Mais on s'est bien amusés, c'est ça qui compte. Enfin, je pense que cette fois-ci on est mûrs pour inviter des amis à partager nos inventions. Avis aux amateurs...

La préparation:

preparation


Et le résultat (partiel, Mr C se plaint que je n'ai pas mis de photos de ses tapas)

tapas


On s'est ouvert une bonne bouteille de rouge espagnol, un Montebuena, et nous avons dégusté le tout sur le balcon, qui est enfin supportable maintenant que la grosse chaleur est terminée.

Pendant que j'y suis j'ai trouvé la recette de mes petits gâteaux de pommes de terre dans le numéro de l'été 2009 de Taste, le magazine de BC Liquor Store, sauf que je n'ai pas mis de fromage dans la préparation; à la place j'ai mis un oeuf battu. J'ai aussi fait griller rapidement des tranches de chorizo et j'en ai mis une sur chaque petit gâteau. Pour le pan con tomate, j'ai déjà donné la recette il y a quelques mois. Cette fois-ci j'ai trouvé du bon pain au levain chez Terra Breads, et le résultat était meilleur que la dernière fois. Et ça va divinement bien avec le fromage Manchego.

La sortie de la semaine (à Montréal): Le Pintxo

Samedi dernier, j'ai passé une journée parfaite en compagnie de Catherine. Brunch ensoleillé, magasinage dans toute la ville, et pour finir en beauté, un merveilleux repas dans un restaurant espagnol, le Pintxo, sur Roy et Laval. Je l'avais repéré au cours de mes promenades la veille, le menu me paraissait inventif et plus qu'alléchant:

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C'est trop dur à lire? Allez voir le menu sur leur site web et essayez de ne pas baver.

Allez savoir pourquoi, nous n'avions pas pris la peine de réserver une table, et après avoir bu un petit cocktail à la Distillerie (dont je reparlerai plus tard), nous nous pointons comme des fleurs au resto, en imaginant obtenir une table sans problème. Mais le Pintxo est populaire. Elu parmi les meilleurs nouveaux restaurants du Canada en 2006, il a depuis sû maintenir la qualité, ça se voit. Nous attendons dans l'entrée, soudainement anxieuses. La serveuse qui passe les mains chargées de plats qui semblent succulents nous dit qu'Ignacio sait faire des miracles, et effectivement, après moults sourires et airs suppliants -sans compter l'effet de ma mini-jupe, selon Catherine, Ignacio finit par nous caser au bar en moins de 10 minutes, sur des tabourets bien confortables. J'ai découvert les plaisirs de manger au bar avec Mr Husband, et c'est vrai que c'est bien agréable.

Le mot pintxo (en basque, ou pincho en espagnol), est utilisé désigner des petites bouchées, plus petites que les tapas, que l'on sert généralement sur une petite tranche de pain. Ca paraît rustique comme ça, mais dans ce restaurant, les petites bouchées en questions allaient du foie gras au tartare de saumon en passant par la morcilla (boudin) grillée à la perfection. Des bouchées de bonheur quoi. On nous laisse avec deux menus et un morceau de papier sur lequel écrire notre choix. Nous avons envie de tout, mais nous saurons nous limiter à 12 pintxos à partager. C'est d'ailleurs parfait pour deux, à trois on se battrait un peu pour une petite bouchée.

pintxo


Ce que j'aime avec le concept des tapas, c'est la variété des goûts, qui se succèdent sans qu'on risque de s'écoeurer. On devient soudainement plus attentif à ce que l'on ressent, c'est clairement la qualité qui prime sur la quantité. Et ça tombait bien ce soir-là, la qualité était au rendez-vous. J'ai carrément dû fermer les yeux pour apprécier encore plus un morceau de foie gras poêlé qui fondait dans la bouche. Les pintxos arrivent au rythme de quatre pour le premier service -on a faim, et ensuite deux par deux, dans une succession intelligente qui s'accorde parfaitement. Le service est impeccable aussi, chaleureux et personnel. Et tout au long de la soirée, un petit vin rouge espagnol, un peu trop fruité en passant, descend tranquillement, et les deux bavardes que nous sommes trouvent quand même le temps de parler et parler encore. Il y a tant à rattraper, se voir une fois tous les six mois ce n'est pas suffisant... Nous fêtons nos dix ans d'amitié ce soir-là, à quelques jours près, ce qui nous vaudra un petit mot sympathique de la serveuse écrit sur la facture. On y retournera donc dans 10 ans, promis!

Infos pratiques
Adresse: 256, Rue Roy Est à Montréal
Tel: 514-844-0222 (vous l'avez compris, réservation conseillée!)

15 août 2009

Quand je marche dans les rues de Montréal, je regarde en l'air

Le retour a été assez difficile. Je reprends tranquillement mes marques Vancouveroises mais les premiers jours, si j'avais le corps ici, ma tête, elle était encore là-bas. J'en profite d'ailleurs pour rendre hommage à Mr Husband qui a été plutôt patient et a sagement attendu que je revienne complètement!

Montréal était plus magnifique que jamais cette fois-ci, je n'y avais pas séjourné en été depuis longtemps, si on excepte le court séjour de 2006 où j'avais autre chose à faire -me marier- que de regarder les beautés architecturales de ma ville préférée. Cette fois-ci j'ai pris mon temps, me suis promenée de longues heures, à pied, en métro, en bus et en bixi, avec parfois un petit pincement à l'idée que je ne parcourais ces rues que pour un trop court moment et que je ne les reverrais pas pendant de longs mois. Mais comme toujours, je sais bien que c'est cette fugacité qui en fait le prix, qui donne une saveur si forte à ces quelques jours. Alors, que faire sinon regarder partout, vivre à fond chaque instant?

Alors j'ai levé la tête et j'ai vu des pots de fleurs, des statues, des beaux toits colorés, des cieux menaçants...

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J'ai regardé autour de moi, par ci par là... Ai taté l'ambiance de jour des Francofolies sur Ste Catherine et admiré le reflet d'un beau nuage dans les fenêtres de l'Astral... Suis passée devant La Quincaillerie sur Rachel et Boyer, où j'avais bu de si bons cocktails avec Evelyne en janvier. Il était un peu tôt ce matin-là pour envisager de me taper un petit mojito!

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J'ai aussi vu des devantures de magasins belles et inventives: Les chocolats de Chloé me faisaient bien envie, et je regrettais presque de ne pas avoir de linge à laver, pour aller chez Bobette.

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Prochain billet: la bonne adresse de la semaine, à Montréal bien sûr.

14 août 2009

Trop à dire

Me voilà bien embêtée... Je regarde mes photos de Montréal, je repense à tout ce que j'y ai fait, à tous les bons moments que je voudrais partager ici, et je me dis que si je raconte tout par le menu détail, il va y en avoir pour des siècles, et je vais forcément ennuyer mes quelques lecteurs. Moi-même, j'avoue, quand les billets des blogs sont trop longs, je zappe. Un blog, c'est fait pour les gens pressés, qui ne veulent pas lire des romans. Les romans (par exemple Volkswagen Blues de Jacques Poulin que j'ai rapporté dans mes valises), je les lis dans mon lit ou sur mon canapé, bien confortablement installée avec une bonne tasse de thé.

Bref, je vais faire plein de mini-billets avec des bonnes adresses et des zolies photos, et ceux qui viennent ici pour lire des histoires de Vancouver peuvent aller voir ailleurs pendant quelques jours. Après, promis, je reviendrai à ma routine. Mais pour le moment, je veux faire durer le plaisir, que dis-je, le bonheur, que j'ai vécu ces derniers jours.

Puisque j'y suis, je vais commencer avec un endroit fort sympathique où j'ai pris mon premier repas, le midi du jour où je suis arrivée. J'avais rendez vous chez Bobby Pin avec Sandra ma coiffeuse, qui se trouve sur Laurier près de Chambord. Je me suis arrêtée en chemin, à quelques rues de là, au Café Les Entretiens. C'est un endroit que je connaissais déjà, à l'ambiance calme mais conviviale, au décor invitant (on manque de boiseries à Vancouver...) avec un service particulièrement efficace et chaleureux. Et on ne me sert pas du "you guys" ici -il faut dire que je suis seule- non, on m'appelle même Madame! Je me suis commandé un excellent croque-monsieur avec des patates sautées, en lisant le Voir de la semaine. La prochaine fois, j'irai y prendre un déjeuner, il paraît qu'ils sont très bons. Et il paraît aussi qu'ils ont un excellent salmon burger, une des rares choses que je ne pensais pas pouvoir trouver ailleurs qu'à Vancouver...

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L'adresse: 1577, ave. Laurier E coin Fabre
Tel: 514.521.2934

Prochain billet: Quand je marche dans les rues de Montréal, je regarde en l'air

01 août 2009

Paresseuse

C'est pas que j'aie rien à dire, mais je me sens paresseuse ces jours-ci.

Je pourrais dire et redire combien cet été est particulièrement chaud et que contrairement à d'autres j'adore ça (ça dure si peu de temps de toutes façons, autant en profiter), mais justement, je préfère aller m'estramasser au soleil que de passer du temps à en parler.

J'avais envie de parler de la bande de nases à vélo qui se permettent de bloquer la ville un vendredi après-midi parce qu'ils se prennent pour les sauveurs de l'environnement, mais finalement j'ai la flemme. Tout ce que je dirai c'est qu'en tant que cycliste je suis contre cette manifestation principalement parce qu'à mon avis elle fait plus de mal que de bien à notre image. Je songe d'ailleurs sérieusement à participer à Critical Manners le 14 août. C'est plus constructif, je trouve.

Je pourrais parler du fait que dans deux mois exactement je serai sans emploi, mais je n'aime pas parler boulot sur ce blog alors je me limiterai à cette déclaration. L'avenir? Pas la moindre idée. Il y a des coupures partout, et dans bien des milieux les bibliothèques sont les premières à en souffrir alors je ne vois pas trop la suite en rose, mais je vais m'efforcer d'avoir confiance en la destinée.

Et puis finalement, si je ne devais pas plutôt aller chercher une recette pour le repas de ce soir, je raconterais en long en large et en travers combien je suis excitée d'aller à Montréal dans quelques jours et tout ce que je projette d'y faire. Du vélo, tiens, pour commencer. Parce qu'à Montréal, ils ont peut-être pas Critical Mass, mais ils ont Bixi!
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