27 février 2009

J'ai testé pour vous: un truc de sauvages

Des fois, je me demande jusqu'où ma vie de Vancouveroise me fera aller... J'étais une fille normale, je ne faisais pas de sport, je n'avais même pas de chaussures de randonnée dans mon placard. Un tapis de yoga? Vous n'y pensez pas voyons. Mais vivre ici fait de vous une autre personne. Difficile de résister à l'appel des montagnes quand elles nous narguent tous les matins sur le chemin du travail, il faut dire. Alors vous partez à l'assaut des sommets en été, en espérant ne pas croiser un ours, vous mettez à faire des sorties raquettes à tout bout de champ en hiver. Vous considérez même l'idée d'apprendre à skier... Les piscines municipales sont si accessibles et peu chères qu'aller nager ou faire de l'aquaforme est quasiment inévitable. Les pistes cyclables sont si nombreuses et agréables que vous ne concevez même pas d'arrêter de faire du vélo en hiver (sauf quand il neige en ce qui me concerne, mais c'est rare).

Mais rassurez-vous, j'ai encore plein d'accessoires à intégrer à ma vie quotidienne avant de pouvoir me faire appeler Vancouverite certifiée. Le jour où j'aurai un chien, c'en sera fini de moi. Mais c'est pas demain la veille que je vais m'encombrer d'une machine à caca qui bave et aboie...

Pour en revenir au sport, cette fois-ci, c'est la faute de Francis. On parlait tranquillement l'autre soir à l'expo de Stéphanie, et allez savoir pourquoi -en fait, ce n'est pas étonnant, c'est courant ici de parler de ce genre de choses- nous nous sommes mis à parler yoga. Et, certainement à cause du petit verre de vin que je sirotais, je me suis très facilement laissée convaincre d'aller essayer le yoga bikram, AKA hot yoga.

Et c'est hot, croyez moi. J'en ai sué des toxines, hier soir. 40°C, humidité à 40%, 90 minutes, 26 postures, hop, hop, ça n'arrête pas, et on transpire de plus en plus, ça dégouline, les yeux brûlent à cause du sel de la transpiration, et d'un coup il nous semble que la félicité suprême serait d'aller s'enfermer dans un congélateur. Tout le long on se dit, mais qu'est-ce que je fous là, quelle pulsion masochiste me pousse à souffrir dans cette boîte à sueur? On réalise à quel point 90 minutes peuvent passer lentement, on oublie de compter les postures alors on se demande chaque fois si ça y est, on en est à la dernière, mais non encore une. Et encore une... En sortant de là, je ne savais plus quoi penser et Francis était mort de rire en voyant ma mine effarée.

Étant une fervente adepte des deuxièmes chances, j'ai quand même payé 10$ de plus (que les 20$ de la première séance) pour avoir une semaine d'essai illimité. Et, battons le fer tant qu'il est chaud, je suis retournée suer et me torturer le corps cet après-midi. Entre temps, j'avais fait un peu de lecture sur ce courant pour comprendre un peu mieux le pourquoi du comment. Et j'ai vu que le monsieur Bikram qui a déposé des droits d'auteur sur sa série de postures et poursuit quiconque ose les utiliser sans avoir suivi sa coûteuse formation, vit a Berverly Hills, se promène en Rolls, connaît tout le gratin de son quartier, et bien évidemment, a un ego démesuré. Mmmhhh, moyennement attirant, le bonhomme.

En retournant au cours cet après-midi, je savais à quoi m'attendre et j'ai abordé la séance avec un esprit plus critique pour savoir si je me verrais sérieusement y aller régulièrement. Ma réponse est non, et cette fois c'est clair. Oui je me sens bien après le cours (encore que, je ne suis pas certaine que mon dos apprécie tant que ça), mais 1) je veux que le yoga fasse forcer mon corps mais aussi qu'il me permette de relaxer et ce n'est absolument pas possible quand l'instructeur n'arrête pas de parler une seule seconde (et hier soir, c'était un français avec un accent à couper au couteau ;-)) dans son micro et 2) comme pour toute autre activité sportive que je pratique, je veux qu'il y ait une part de souffrance, peut-être, mais aussi du plaisir pendant que je la pratique, et pas seulement une fois qu'elle est terminée. Je n'aime pas l'esprit compétitif qui régnait dans la salle cet après-midi, les filles ont toutes des visages fermés, c'est sérieux, et surtout ça se prend un peu trop au sérieux. C'est du yoga, oui, mais comme je l'ai lu quelque part, "not your mama's yoga". Amateurs s'abstenir.

Par contre, ça m'a quand même rappelé combien j'avais aimé le yoga lors de mes autres tentatives. Je vais donc me chercher un autre cours qui me convienne mieux et recommencer à utiliser mon tapis de yoga, avec le sourire cette fois-ci.

23 février 2009

Au lieu de parler, je lis

Je suis sortie tôt du bureau aujourd'hui, je me sentais encore fatiguée, essoufflée et je n'ai toujours pas retrouvé ma voix. Mes collègues de travail disent que c'est sexy mais franchement, j'ai entendu plus sensuel que ça...
J'ai poussé jusqu'à la bibliothèque publique en rentrant, où m'attendait un livre que j'avais réservé il y a quelques semaines: Entre les murs. Depuis, j'ai eu le temps de voir le film au cinéma, que j'ai d'ailleurs beaucoup aimé. Pendant que j'y étais, j'ai fait une mini razzia sur des livres en français:

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Et pour ceux qui s'imaginent que je fais du narcissisme littéraire, la présence de deux Véronique dans mon choix de livres n'est que le fruit du hasard.

J'ai déjà lu deux nouvelles du livre de Véronique Papineau, Petites histoires avec un chat dedans (sauf une). Je suis conquise. La vache, elle a dix ans de moins que moi... Quand je serai grande, je saurai écrire des nouvelles moi aussi. Et puis j'aurai une maison avec des chats et une vraie cuisine où on peut non seulement cuisiner, mais aussi vivre, lire, travailler, boire, parler entre amis, avoir plein de robots et autres accessoires de cuisine et des placards pour les ranger. Parce que dans ma cuisine actuelle, on ne peut que cuisiner, de préférence seul parce qu'à deux ça fait un peu surpeuplé. On peut y boire aussi pendant qu'on cuisine, c'est vrai, et puis regarder la mer, quand même. Mais je m'égare.

30-something mums et moi et moi et moi

Ca m'est souvent arrivé d'aller à des soirées, ou d'en organiser, en n'ayant plus la moindre motivation à la dernière minute. D'un coup ça n'avait plus de sens. Plus envie de parler, plus envie de voir du monde. Je me suis souvent forcée, en réalisant parfois très vite que c'était une mauvaise idée et que j'aurais vraiment dû écouter mon instinct et rester dans ma caverne; d'autres fois les soirées m'ont étonnamment sortie de ma torpeur, et comme par un coup de baguette magique, je retrouvais la parole et le plaisir qui va avec. Ainsi, vendredi, j'avais un pied dans la tombe l'après-midi. Mal dormi, enrhumée, fatiguée. Mais après être rentrée de l'aéroport, j'ai quand même enfilé mes bottes, je me suis donné quelques coups de pied aux fesses et je me suis rendue loin, jusqu'à l'Alliance Française, pour assister au vernissage de l'expo photo de Stéphanie. Eh bien je ne l'ai pas regretté, c'était bien sympa. La salle était agréable et mettait bien en valeur les jolies photos, le vin était fort bon -j'ai fait l'impasse sur le fromage- et j'ai retrouvé pleeeeiiiin de gens sympas avec qui j'ai papoté tant et si bien que j'en ai perdu ma voix. Bref, ça valait la peine de se secouer un peu.

Samedi soir, c'était encore plus simple. Toujours pas de voix, mais j'étais d'humeur plus sociable, donc pas de questionnement. Je savais que j'allais passer une bonne soirée, et en effet, j'ai passé une bonne soirée. Mieux que ça, même. Mes copines sont des belles 30 something mums, toutes pleines d'énergie et de caractère, sans compter un sens de l'humour bien marqué et pas politiquement correct du tout. J'ai beau ne pas avoir un "ça change la vie", ça ne nous empêche pas d'avoir plein de choses en commun, et surtout de nous amuser comme des folles ensemble. Sur une idée brillante de Virginie, les "soirées de filles" mensuelles ont commencé à trois, puis, quatre, et maintenant nous voilà cinq, en belle représentation de la francophonie à Vancouver: une suisse, une québécoise, deux françaises et une canadienne d'Ottawa, à l'origine anglophone mais dont le niveau de français en ferait pâlir d'envie plus d'une. Elle a d'ailleurs fortement enrichi son vocabulaire de termes d'argot de France hier soir, que seule la décence m'empêche de partager avec vous sur ce blog. Cela dit, ça ferait monter mes stats...

On s'est donc fait une petite soirée sympa à la maison, puis on a filé au Backstage Lounge où la piste de danse commençait tranquillement à se remplir.

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Comme je l'avais annoncé l'autre jour, il y avait un petit côté spécial à cette soirée puisque 1) elle marquait le retour -temporaire- d'Éric aux commandes, et 2) il y avait une collecte de fonds pour un orphelinat haïtien. Les demandes spéciales étaient donc "payantes" pour la bonne cause, et je me suis assurée moyennant finances qu'Ylenia aurait "On va s'aimer" de Gilbert Montagné, qu'elle réclamait depuis des jours déjà. Malgré ma voix cassée, je n'ai pas pu m'empêcher de chanter, et 2 jours plus tard, je suis toujours à moitié aphone.

Malheureusement, peu après 1h du matin, une bière malencontreusement renversée sur le système de son a abruptement marqué la fin de la soirée. Le son a fait KKKCRISHSHHSHSH, et puis plus rien. Du coup, je suis frustrée de tout le compas haïtien qu'Eric allait justement nous mettre pour finir la soirée. Cela dit, je sais pas trop comment j'aurais pu danser le compas, c'est une musique qui se danse à deux, collé-serré...

20 février 2009

La sortie de la semaine: C'est Extra

Ce samedi soir, je sais déjà ce que je vais faire depuis un bon moment. Je viens de mettre Mr Husband dans l'avion, il s'en va voir famille et amis au Royaume Uni, et pendant ce temps, moi je vais faire un peu la fête. C'est pas que je ne la fais pas quand il est là, mais bon... Samedi soir, donc, je vais faire une bonne bouffe à la maison avec les copines et surtout, on s'en va toutes danser à C'est Extra.

Mon DJ préféré, Eric Lenger, sera de passage à Vancouver juste à point pour nous faire bouger sur la piste de danse jusqu'à point d'heure. En plus, et je cite les producteurs de la soirée, "cette soirée sera le cadre d'une levée de fonds au profit d'un orphelinat de Port-au-Prince, LE NID DES ENFANTS DE MARIE. Cette institution recueille les enfants abandonnés des différents quartiers et bidonvilles, qui malheureusement arrivent en trop grand nombre chaque semaine, bien souvent sous-alimentés. LE NID DES ENFANTS DE MARIE veille à leur assurer un toit et une alimentation de base équilibrée. Lorsque les enfants sont de nouveau en bonne santé, ils (elles) peuvent être adoptés (ées) par des familles d'accueil. Les religieuses qui gèrent et opèrent l'établissement accomplissent littéralement des miracles à chaque jour, manquant cruellement de ressources financières et de matériel.

Exceptionnellement pour cette soirée, le coût d'entrée à la porte sera majoré à $12. Le $2 additionnel ira directement à la cause. De plus, les gens qui le désirent pourront faire un don (en argent seulement) dans une boîte à cet effet...

Une belle façon de joindre l'utile à l'agréable. Ce 21 février, on danse sous la boule miroir pour une bonne cause! Parlez-en à vos cercles d'amis, répandez la bonne nouvelle!"

Ceux qui me lisent régulièrement savent qu'Haïti restera à tout jamais chère à mon coeur. Je me réjouis donc encore plus de cette soirée et d'avoir une occasion d'offrir un peu d'aide à ce pays qui en a tant besoin.

Ca se passe donc demain samedi, à partir de 21h, au Backstage Lounge sur Granville Island. See you there!

19 février 2009

La bella pizza

Dimanche soir, en rentrant des raquettes, j'étais nase à fond. Le rhume s'abattait sur moi avec tous les symptômes habituels, mon genou droit criait misère -j'aurais dû prendre mes bâtons de rando, la descente, c'est toujours pas cool pour mes genoux... Bref, j'étais à jetter à la poubelle.

Mais Mr C. dans sa grande générosité a trouvé que je méritais une deuxième chance et ne m'a pas balancée dans la boîte à recyclage. Il a même fait mieux, il m'a soignée à la pizza. On en parlait depuis un bon moment, dimanche soir, crève ou pas, ce serait soirée homemade pizza. Et il a presque tout fait, en plus. Je lui ai bien dit "hé, au fait, y'a une blogueuse super qui met toujours plein de recettes ultra alléchantes sur son blog, elle vient juste de donner une recette de pâte à pizza, tu devrais essayer", mais il est allé chercher la recette de son compatriote Jamie Oliver. Une référence aussi, quand même.

On a eu un peu peur en voyant qu'au bout de 2h la pâte n'avait qusiment pas gonflé, mais on s'est lancés quand même et finalement on a eu assez de pâte pour 4 petites pizzas.

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Je ne mentais pas en disant que j'étais nase, admirez les mega cernes sous les yeux de la pizzaiola...

Résultat d'allure tout à fait artisanale, ma pizza est couverte de tranches de bacon que j'ai préalablement fait griller, d'olives noires et d'un mélange ail-persil mouliné. Yummy!

bella pizza

16 février 2009

C'est beau la montagne

Je réalise que je n'avais même pas eu le temps de parler de notre sortie raquettes à Mount Seymour il y a 2 semaines, sous une grosse neige. Et comme décidément cet hiver on profite vraiment de la montagne, voilà qu'on a remis ça hier matin, par une magnifique matinée ensoleillée cette fois. Nous sommes allés à Cypress pour changer, et parce qu'il y a beaucoup plus de sentiers (inclus dans le forfait, on n'a pas testé les sentiers provinciaux) qu'à Seymour, et que les-dits sentiers sont aussi un peu plus difficiles. Non pas que je sois super forte en raquettes, mais il faut bien que je suive Mr C, qui lui est un vrai Viking.

Le temps était absolument parfait hier, le ciel d'un bleu quasi artificiel, et autant nous nous étions dix fois trop couverts la dernière fois, autant cette fois-ci, pas idiots, on a voyagé léger.

Nous avons commencé la randonnée en montant jusqu'au plus haut des sentiers du Parc, comme l'année dernière, mais cette année, nous avons décidé de continuer hors du Parc sur le sentier provincial, et aller encore plus haut pour nous rendre jusqu'au sommet du pic Hollyburn. 1326 mètres, une vue à couper le souffle. Ca monte raide, mais ça se fait bien. En fait, j'ai un peu triché, j'ai laissé mon Viking faire la toute dernière partie de la montée et je suis partie de mon côté prendre quelques photos, en empruntant un sentier vaguement marqué par des skis de fond quelques jours plus tôt. L'aventure!

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J'ai laissé ma trace...

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Et au bout du chemin, la vue n'était pas mal non plus:

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J'avoue, j'en suis restée bouche bée pendant quelques secondes...

J'ai ensuite retrouvé mon Viking, on a paressé au soleil quelques minutes avec un petit sandwich au saumon fumé, puis l'heure de la descente est arrivée. Comme lors de notre promenade avec Sébastien et Virginie il y a quelques semaines, c'était bien plus simple et rapide de descendre sur les fesses. Sauf que cette fois-ci, j'ai filmé ma propre descente:



Pour rentrer nous avons pris le plus long chemin qui passe devant un vieux bâtiment, le Hollyburn Lodge, reconverti en cafétéria qui pue la frite et le ketchup à l'intérieur...

Hollyburn Lodge


Voici ce qui se passe quand on fait des randos en montagne juste après la St Valentin:

Lendemain de St Valentin

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Et je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais j'ai attrapé un rhume quelque part en chemin, qui s'est abattu sur moi comme la misère sur le monde dès notre retour à la maison. Depuis ma tête bourdonne de façon désagréable... Ce qui ne m'a pas empêchée de déguster avec bonheur les pizzas maison que nous avons préparées.

Au fait, toutes les photos de la sortie sont sur Flickr.

13 février 2009

Bonheur infra rouge

J'ai découvert grâce à Evelyne l'été passé quelque chose de merveilleux: le sauna infra rouge. Toujours partantes pour tester des petites choses qui font du bien, nous nous étions lancées dans une étude comparative des saunas infra rouge de Vancouver, mais malheureusement Evelyne est repartie à Montréal avant que nous ayons eu le temps d'établir une liste exhaustive...

Ce site explique mieux que moi ce qu'est un sauna infra rouge, mais si vous n'avez pas envie de lire toutes ces explications techniques, sachez juste que c'est chaud, très chaud, mais sans être insupportable, qu'il n'y a pas de vapeur du tout (chouette, on peut lire dans le sauna), qu'on transpire beaucoup, bye bye les toxines, et qu'on brûle des calories en restant tranquillement assis sans rien faire. Il paraît que c'est même bon pour la mémoire!

Il y a deux semaines, je me suis fait plaisir, je me suis offert une petite séance d'infra rouge au spa Som Visao, sur Granville St. J'adore. C'est calme, tranquille, on a sa petit pièce privée avec douche et plein de serviettes. La charmante hôtesse m'a même apporté des magazines parce que j'avais oublié mon livre.

Voici donc la petite cabine bien confortable, avec lumière réglable, musique intégrée -mais j'avais mon propre fournisseur de musique, mon iPod Touch avec bien évidemment Pascale Picard ;-)

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Ensuite une petite douche, extrêmement agréable...

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09 février 2009

Pascale Picard à Vancouver: que du bonheur

Une semaine sans poster... Où est passé le temps? Du travail, du sport, des beaux films aux Rendez-vous du Cinéma Québécois et Francophone (Borderline m'a laissée pantoise). By the way, c'est loin d'être fini alors allez-y!
Et puis je n'ai pas passé tellement de temps sur mon ordinateur ce week-end, parce que c'était "opération grand ménage" à la maison. On a loué la shampouineuse à moquette chez Safeway, on a lessivé les murs, j'en passe et des meilleures. L'appart est propre comme un sou neuf et ça sent l'air frais du printemps du salon au bureau en passant par la chambre.

Mais le clou du week-end, c'était bien sûr le concert de Pascale Picard samedi soir. Il était prévu pour 23h mais je me suis dit que, tant qu'à payer le billet, autant en profiter pour voir le premier groupe qui passait à 21h, Woodpigeon, de Calgary.
Le Performance Works est une salle sympa, un peu comme un bar, dont je ne soupçonnais même pas l'existence jusqu'à la semaine dernière. Arrivée un peu tard, je n'ai trouvé de place que sur le côté de la salle. Pas formidable, mais je me disais que de toutes façons, je trouverais bien un moyen de me rapprocher de la scène plus tard dans la soirée.

21h passées, après un sound check interminable, voilà Woodpigeon qui commence. Tout de suite le style me plaît. Et pour ceux qui ont des clichés plein la tête, non, non, en Alberta on ne fait pas que de la musique Country... Neuf personnes sur la petite scène, dont une fille enceinte jusqu'aux dents, des beaux effets de voix et une musique vraiment chouette, tellement d'ailleurs que je suis allée acheter leur CD. Ecoutez quelques unes de leurs créations sur MySpace...

Mais ce que j'attendais, malgré tout, c'était PP. Une fois le concert de Woodpigeon terminé, plusieurs personnes sont parties (les nonos, ils ne savaient pas ce qu'ils allaient rater), et la table que je convoitais, devant la scène, s'est libérée. Dire que je me suis jetée dessus serait un euphémisme. Cela dit, je n'étais pas la seule à vouloir me rapprocher, 3 personnes qui comme moi avaient patienté dans le coin de la salle me demandent s'ils peuvent s'asseoir avec moi. Pas de problème! En attendant que le concert commence, on papote pour faire connaissance. Ils viennent de Bellingham, de l'autre côté de la frontière, et ont fait le voyage -pas si long- jusqu'à Vancouver pour la belle et son groupe. On dirait que nous sommes les seuls à savoir pourquoi on est là, les autres tables devant la scène sont vides...

Et ça commence enfin. Je n'ai pas de photos pour illustrer ce billet parce que j'ai volontairement oublié mon appareil photo à la maison, ne voulant pas me laisser distraire par quoi que ce soit. Je sais comment ça se passe sinon, je finis par passer plus de temps à chercher à faire des bonnes photos qu'à écouter la musique. Mais c'est quand même dommage, si je l'avais eu, j'aurais vraiment pu faire des belles photos, vu que j'étais à moins de 3 mètres de la scène. Personne d'autre que le groupe dans mon champs de vision, mes amis américains étant assis légèrement en arrière de ma chaise, c'est bien simple, on aurait dit que le concert était pour moi seule. A part peut-être le bruit des gens qui bavardaient en hurlant dans le fond de la salle (aucun respect, mais c'est toujours comme ça ici...).

Je suis encore époustouflée, deux jours après ce grand moment, par l'énergie qui émane de ce groupe. Par moments, j'en ai même oublié de respirer, tant j'étais subjuguée par ce qui se passait sur scène. Pascale est un petit bout de bonne femme dont on sent la détermination et la force à plusieurs mètres. On pourrait presque s'en nourrir... Et la complicité flotte entre elle et ses trois musiciens, tous excellents.
En plus de la majeure partie des chansons de Me, Myself and Us, (il manquait quand même Inconscious liars et Half Asleep, dommage), une super reprise de Glory Box de Portishead et 2 nouvelles chansons composaient la liste de ce trop court concert.



J'aurais pu les écouter jusqu'à la fin de la nuit, mais la scène a fini par se vider et lumière s'est rallumée... Quatre bières destinées au groupe posées par une serveuse sur la scène juste devant nous sont restées intactes, Pascale semblait préférer le vin rouge ce soir-là. Ca tombe bien, nous sommes 4 à table... Nous nous regardons un instant, puis l'une d'entre nous va les chercher. Nous les buvons à la santé du groupe ;-) Mes amis américains ont décidé d'attendre Pascale pour aller lui parler. Je n'ai pas l'habitude de faire ma groupie, mais je ne vais pas rater l'occasion. Elle finit par arriver, on la voit discuter au bar avec des gens. Et on y va! Ca semble tout naturel de parler avec elle comme si on avait élevé les cochons ensemble, elle est tellement simple et sympa... Avant de partir la tête pleine de beaux souvenirs, on lui redira merci au moins 10 fois, pour tout ce qu'elle vient de nous donner.

Merci Pascale, c'était un super bon show!

02 février 2009

La sortie de la semaine: 15èmes Rendez vous du Cinéma Québécois et Francophone

C'est une tradition, les Rendez-vous du Cinéma Québécois et Francophone commencent cette semaine à Vancouver, mercredi soir plus exactement. La programmation de cette 15ème édition est fort intéressante, avec une soixantaine de courts et longs métrages, fictions et documentaires, dont un nombre impressionnant de premières vancouvéroises.

Les projections ont lieu au cinéma Park (3440 Cambie St), à la Pacific Cinémathèque sur Howe St en ville, au Performance Works sur Granville Island, au cinéma Ridge, au BAFF de l’université Simon-Fraser, à l’auditorium de l’école Jules-Verne et à l’université de la Colombie-Britannique.

Ma sélection pour cette édition:

- Home, mercredi 4 février (tiens, c'est le jour de la Ste Véronique), présenté à 19h au Park Theatre avec la collaboration du consulat général de Suisse à Vancouver. Ce film faisait partie de la Sélection de la Semaine de la critique 2008 au Festival de Cannes.

- suivi de Borderline, à 21h15, d'après les romans de Marie-Sissi Labrèche, avec Isabelle Blais, une formidable actrice qui paraît-il livre dans ce film une performance particulièrement impressionnante.

- Deux jours à tuer de Jean Becker, le 5 février à 21h30. Un peu tard pour moi, mais avec Marie-Josée Croze, comment pourrais-je résister...?
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l’argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s’est-il passé chez cet homme pour qu’il change si étrangement de comportement ?

Ce film est précédé de Babine que j'ai vu récemment à Montréal. C'est un film charmant à souhait, mais quand on a vu Fred Pellerin conter en vrai de vrai (du temps où il n'était pas connu, aux dimanches du conte du Sergent Recruteur), on reste un peu sur sa faim...

La mémoire des anges, de Luc Bourdon, un film sur le Montréal des années 50 et 60, à partir d'images d'archives. J'organise un apéroblog au moment où ce film passe, le 12 février à 18h30, mais il y a une autre diffusion début mars. Horaires à confirmer, je croise les doigts pour ne pas le rater.

Lost song, de Rodrigue Jean, le 8 février à 21h45 à la Pacific Cinémathèque.
Nouvellement parents, Pierre et Élisabeth louent un chalet en bordure d’un lac pour profiter de leur premier été en famille. Malgré la beauté des lieux, Élisabeth se sent isolée. Entre les allers-retours de Pierre à la ville et les soins assidus d’un entourage bienveillant, Élisabeth peine à trouver la sérénité avec son enfant. L’entourage est inquiet, mais personne ne détecte sa dérive. N’écoutant que son instinct, Élisabeth sait qu’elle doit échapper à ces grands espaces et à cette famille qui l’emprisonne.

En fouillant un peu, je pourrais sûrement en trouver d'autres... Je vous recommande de télécharger le programme pour en savoir plus et faire votre propre choix.

Les locaux qui sont sur Facebook, vous pouvez signaler votre présence sur la page de l'événement. Mais vous pouvez aussi tout simplement vous présenter au cinéma. Et surtout, faites passer le mot!

01 février 2009

Pascale Picard arrive

J'ai entendu parler de Pascale Picard il y a quelques mois, je pense bien d'ailleurs que c'était sur le blog de Titus (une référence en matière de musique), mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas cherché davantage à écouter ses chansons. Son nom était quelque part dans ma tête, et j'avais l'intuition que j'aimerais sa musique. Rien de plus. Et le temps a passé...

Le week-end dernier à Montréal, vendredi après-midi, je suis sur Mont-Royal en route pour rejoindre Evelyne à la Quincaillerie, et je ne peux pas m'empêcher d'entrer pour 2 minutes au Fox Troc, un magasin de CDs d'occasion que j'aime beaucoup. C'est petit mais ils ont toujours des trucs qu'on ne trouve pas ailleurs. C'est là que j'avais trouvé Bitter to Sweet de Julian Coryell, le fils de Larry. Et ils en ont toujours une deuxième copie pour ceux que ça intéresserait.

Bref, j'entre dans le magasin, je fais vite le tour, et je la vois. Elle est là, elle me tend les bras, mais franchement, je n'ai pas le temps de l'écouter. Je fais confiance à mon intuition, j'achète le CD sans connaître la moindre note qu'il y a dessus. On verra bien...

Ce n'est que quelques jours plus tard, à mon retour à Vancouver, que je mets le CD sur mon ordinateur. Coup de foudre. Original, bien balancé, voix intéressante, les guitares donnent envie de l'accompagner (si seulement je pouvais...), les mélodies me frappent au coeur immédiatement. J'ai les larmes aux yeux chaque fois que j'écoute Half Asleep.

Tiens, pour la peine je vous mets le petit clip de Gate 22:



Comble de bonheur, j'ai fait un bond de dix mètres sur ma chaise hier soir en découvrant sur le web que Pascale Picard et son band passent à Vancouver samedi prochain. Il n'y a pas de hasard... Ce sera donc une de mes sorties de la semaine, parce que j'en ai au moins trois autres.
Ca se passera au Performance Works, 1218 Cartwright Street sur Granville Island, à une heure de fou: 23h. Mais j'y serai, c'est clair.

Mes lectures du moment

Olivier me donne des sujets de billets à la pelle (d'autres suivront), mais mon petit exercice pour le week-end, c'est d'aller faire un tour près de ma table de nuit et dans ma bibliothèque pour vous dire ce que je lis en ce moment.

Beaucoup de gens pensent que parce que je suis bibliothécaire, je dois forcément lire tout le temps. Certains pensent même que j'ai voulu être bibliothécaire parce que j'aime lire... Oui, j'aime lire, oui, je lis au boulot, mais je ne travaille pas dans une bibliothèque publique alors mes lectures ne sont franchement pas les mêmes à la maison.

J'ai dû me retenir à deux mains pour ne pas dévaliser Renaud-Bray lors de mon récent passage à Montréal. Partout où mon oeil se posait il y avait des tentations. Je dois dire que même si je me suis mise à lire des romans en anglais sans problème, le plaisir de lire dans ma propre langue reste inégalé. Et j'ai d'ailleurs ajouté à ma longue liste de résolutions pour cette année de lire plus souvent en français, ne serait-ce que pour lire des mots moins courants que je n'ai pas l'occasion d'entendre dans mon quotidien, et aussi pour garder la musique de notre belle langue. Je suis effarée de constater qu'une langue, même maternelle, peut s'oublier, par petits bouts. Certains mots me font défaut, je ne suis parfois plus si certaine de l'orthographe ou du sens précis d'autres mots. Ma langue m'échappe, ça me rend triste.

Revenons à nos moutons, voici un petit échantillon de ce qui traîne dans la maison, acquis récemment et en vedette près du lit:

Transit Maps of the WorldUn petit clin d'oeil pour Mr C. rapporté de Montréal, Transit Maps of the World (en anglais, en plus, j'aurais sûrement pu le trouver chez Chapters!) est une belle collection des plans de métro du monde entier. Des plans plus anciens et l'histoire de chaque réseau complètent ce beau livre que j'ai bien eu du plaisir à feuilleter cet après-midi. Mr C. et moi aimons beaucoup le métro, nous ne manquons jamais de l'utiliser si possible quand nous visitons une nouvelle ville. Apparemment, il nous en reste pas mal à tester!

Humains aigres-douxMon autre achat récent que je compte commencer quand j'aurai une minute de tranquillité et qui devrait se laisser dévorer rapidement, c'est Humains aigres-doux, de Suzanne Myre. Cette auteure québécoise excelle dans l'écriture de nouvelles, un genre que j'aime beaucoup, qui peut être très puissant. J'ai particulièrement aimé "Nouvelles d'autres mères" que j'ai lu il y a quelques mois. Son premier recueil, "J'ai de mauvaises nouvelles pour vous" m'avait été offert par mon amie Céline lorsqu'elle a quitté Montréal en laissant derrière elle des dizaines de livres trop lourds pour faire le voyage jusqu'à la Côte d'Azur...
Voir tous ses livres.

mes livres à lireÀ part ça, pas encore commencés mais sur ma liste pour très bientôt:
"Au bout du chemin" de Stéfani Meunier. Encore une auteure québécoise que j'aime bien, découverte avec "Ce n'est pas une façon de dire adieu" grâce à la Bibliothèque de Vancouver, VPL. Petite parenthèse, on a beaucoup de chance, la collection en français de VPL est très bien développée, je tire mon chapeau à la bibliothécaire en charge. Là encore c'est un recueil de nouvelles que j'ai hâte d'attaquer.

J'ai aussi acheté dans une librairie d'occasion "How to be a Canadian", de Will et Ian Ferguson. Pour le fun et pour mieux comprendre mes compatriotes. Il paraît que c'est hilarant. On va voir si j'ai le sens de l'humour canadien, tiens.

Mais la lecture, ce ne sera pas pour aujourd'hui parce que la montagne enneigée m'attend.
Je fais rebondir laquestion sur Isabelle, Fabienne (qui lit tellement!), et Delph.
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