05 décembre 2011

La fin est proche

Ne me demandez pas où est passé 2011, je cherche encore. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, on arrive au bout du calendrier. Dans un mois, fini le travail "normal", du lundi au vendredi de 9 à 5, bye bye la vie sociale et les brunchs avec les copines après le yoga, welcome back to les week-ends au boulot, et l'inconnu pour le reste de la semaine... Ce n'est pas une surprise, je le sais depuis le début, mais ça ne rend pas la pilule plus facile à avaler.

Mais bon, mon ex-Belle-maman disait toujours "confiance en la destinée", en tirant frénétiquement le tarot. Éternelle optimiste, elle voyait toujours quelque chose de bon arriver dans les cartes, même si ses prédictions étaient parfois un peu foireuses. Ma soeur attend encore, ou plutôt n'attend plus, la lettre d'un amoureux promise par de nombreux tirages...
Je ne vais pas aller voir une voyante pour savoir de quoi sera faite l'année prochaine, je me fie plutôt aux rayons du soleil, qui cet automne ont été généreusement distribués, pour voir un avenir souriant.

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Et je commencerai l'année avec du repos bien mérité, de préférence à paresser sur la plage, mais pas celle de Jericho comme sur la photo. Non non, je me vois plutôt sur une plage avec des cocotiers, 25 degrés à l'ombre, et un cocktail dans la main. Non mais.

25 novembre 2011

À la napolitaine

Quand un nouveau restaurant ouvre à Vancouver, toute la ville se jette dessus, on en parle partout, jusqu'à ce qu'un autre ouvre ses portes. La durée de vie des restaurants est parfois très limitée, ça ouvre, ça ferme ou ça déménage, des mini-chaînes de restos se créent puis disparaissent, c'est parfois dur à suivre...

Le truc du moment en ville, c'est la pizza napolitaine. Comprendre ici la pizza que les connaisseurs apprécieront, pour se différencier du péquin moyen qui n'y connaît rien et qui aime la croûte épaisse. C'est tout un art, la pizza napolitaine, et désormais, à Vancouver, avec les quelques pizzerias qui ont récemment ouvert leurs portes, on peut faire un pizzeria-napolitaine crawl. C'est probablement pas meilleur pour la santé qu'un Jägermeister crawl, en passant...

J'avais lu d'excellentes critiques de la Pizzeria Farina, mais il fallait encore me convaincre qu'elles avaient raison. Après la grosse déception au Campagnolo Roma il y a quelques mois, dont les journaux et les gens faisaient tant d'éloges pour pas grand chose, je suis un peu échaudée. Comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même, j'avais hâte d'aller faire ma propre critique de Farina.

La soirée a commencé avec 2-3 macarons et une petite brioche trop fondante en guise d'apéro au craft show Make it Vancouver, puis un p'tit coup de skytrain et nous avons filé vers Main St pour enfin goûter aux fameuses pizzas de la pizzeria Farina.

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Juste en face du Electric Owl, un bar à tapas asiatiques très chouette mais plutôt bruyant -au point parfois de décourager quiconque d'avoir une conversation- la pizzeria est toute petite mais accueillante avec ses lumières douces. Lorsqu'on entre il y a quelques clients, mais l'ambiance est tranquille. Instantanément, le feeling est bon, Alex, Carole et moi nous installons à la longue table centrale où d'autres clients sont déjà assis. Bonne musique -Amy Winehouse se marie étonnamment bien avec la pizza, cadre tellement agréable qu'on y resterait bien jusqu'à la fermeture. Ah tiens, justement, c'est ce qu'on va faire...

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La formule est simple, le menu l'est tout autant. On commande au comptoir, on vient chercher sa pizza quand elle est prête. Il y a un choix de 7 pizzas dont une spéciale du jour, aucune ne déborde d'ingrédients ou de fromage comme dans trop d'autres pizzerias.

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Chaque jour Jean-Christophe Poirier prépare de quoi faire 100 pizzas, et il ferme le restaurant quand il ne reste plus de pâte. That's it that's all.

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Quand on commande une pizza avec pour toute garniture de l'huile d'olive, du basilic, des anchois et de la mozzarella, on prend un risque. Si les ingrédients sont mauvais, ça va être plutôt triste. Ici, c'est le festival des saveurs. La pâte est tellement bonne qu'on la mangerait sans rien dessus. Amateurs de Pizza Hut s'abstenir, elle est fine, croustillante, goûteuse, légère et en même temps pleine de consistance, un pur bonheur. Je ne cracherais pas sur un petit verre de chianti avec ça, mais le resto ne sert pas (encore, ils y travaillent) d'alcool. En attendant, on peut se servir de l'eau, plate ou gazeuse -oui, oui, gratuite, la gazeuse- au comptoir, ou s'offrir une petite limonade.

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Adresse:
915 Main Street
Vancouver, BC
604-681-9334 (pour commander à emporter)
http://www.pizzeriafarina.com/
Ouvert du mardi au dimanche à partir de 17h.

Votez pour Farina sur Urbanspoon:
Pizzeria Farina

24 novembre 2011

Pour rester dans l'art...

Ça vaut la peine de le rappeler, c'est ce soir que commence le craft show Make it Vancouver, au Croatian Cultural Centre, 3250 Commercial Drive, et ça dure jusqu'à dimanche.

Je garde un bon souvenir de ma dernière visite avec les copines parmi les tables des exposants -une centaine au total- entre autres celle de Raven's Rest Studio et ses superbes pendentifs faits sur des lettres de Scrabble en bois. On avait toutes craqué pour au moins de ces pendentifs, et je sens que je vais devoir me retenir à deux mains ce soir pour ne pas en acheter d'autres.
(Photo de Raven's Rest Studio)

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Côté bijoux, il y a aussi Quench Designs que j'ai découvert récemment au marché public de Granville Island, des beaux objets délicats inspirés par la nature.

Paridesign fait des objets et des bijoux en laine feutrée qui ont l'air vraiment beaux, j'ai hâte de voir ça de plus près.
Edit, je suis allée voir de plus près:

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Il y a aussi de la musique, de quoi manger (French Made Baking par exemple, j'insiste lourdement), et tous ceux que je ne nomme pas, la liste est sur le site web de Make it Vancouver.


Imprimez cette photo pour obtenir une réduction de 2$ sur le prix d'entrée (qui est de 5 $). Sinon, le Georgia Straight a aussi des bons 2 pour 1.

22 novembre 2011

Culture crawl, la suite

Dimanche midi, deuxième tour au Eastside Culture Crawl. Cette fois-ci, je retrouve les amis sur Commercial, et on s'arrête prendre une soupe chez Uprising Breads sur Venables. En passant, il font des excellents smuffins (i.e. small muffins) et je suis ravie de savoir qu'ils viennent d'ouvrir une succursale dans Kits, sur Broadway. J'y ferai très certainement une petite visite après une séance de yoga...

Le ciel est gris cette fois-ci, et il fait un temps "à la neige" plutôt frais. Je crois bien que je viens de photographier les dernières feuilles d'automne de l'année...

mosaic

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On se dirige vers le quartier industriel, où il y a deux énormes bâtiments à plusieurs étages où les artistes exposent leurs oeuvres: le Mergatroid Building sur Vernon, et le Parker St Studios, au 1000 rue Parker. Difficile de s'y retrouver sans savoir ce qu'on veut voir, et un peu trop populaire à mon goût, on peut à peine voir quelque chose sans se faire bousculer. Quand même, juste pour le plaisir -parce que ça coûte un peu trop cher pour que je songe à en acheter- je vais admirer les oeuvres d'Arleigh Wood. Et on fait aussi un petit tour chez Laura Bucci dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

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On a continué tranquillement sur Strathcona, un quartier que j'aime beaucoup. Le temps était de plus en plus gris mais les maisons du quartier ont un certain charme même sous le ciel le plus déprimant.

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On arrive au Russian Hall sur la rue Campbell, qui habituellement sert des mets slaves lors du crawl. Manque de bol, cette fois-ci c'est annulé. En voyant notre mine déconfite, quelques jeunes qui discutent devant la porte nous invitent à entrer quand même dans le centre où a lieu une après-midi de danse. Et là on remonte dans le temps, on découvre tout un monde avec des gens de tous âges qui ont l'air de s'éclater à danser le swing. Ça donne tellement envie qu'on prend tous les dépliants qui traînent sur une table. Promis, l'année prochaine, on s'y met!

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Comme quoi, il y a bien des portes qui valent la peine d'être poussées...

21 novembre 2011

Lendemain de veille

J'ai trouvé la formule pour tomber malade: sortir presque tous les soirs et abuser des bonnes choses entre amis + se coucher trop tard et se réveiller pour une mystérieuse raison tous les matins à 5h-chose sans pouvoir se rendormir + aller au travail sous une pluie verglaçante un lundi matin après un week-end trop court. Et voilà, le tour est joué, éternuements, sniff sniff, les symptômes du rhume apparaissent les uns après les autres, la fin est proche...

En attendant, je trouve que ça vaut bien une grippette, tous ces bons moments. Ce week-end c'était le Eastside culture crawl, comme je le disais l'autre jour. J'y suis allée deux fois, vendredi et dimanche, sans pouvoir faire le tour de tout ce qu'il y avait à voir. Dès vendredi soir à 17h, les studios étaient ouverts, et nous avons commencé par ceux de Gastown, aux alentours de la rue Alexander.

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Il y a de tout, du beau et du moins beau -à mon goût- du cher, du très cher et un peu d'abordable. J'ai trouvé deux trois petites choses bien mignonnes, mais je compte plus sur les prochains craft shows pour faire le plein de cadeaux de Noël. Mais ça fait du bien de voir tant de créativité à tous les coins de rue. Il y a aussi des photographes qui font un travail plus qu'inspirant, et des studios où on se verrait bien vivre et travailler, gros minou inclus...

minou

On discute 5 minutes avec les artistes qui n'en ont pas encore marre de répéter la même chose aux visiteurs, je découvre au hasard d'une conversation une connaissance commune avec une bibliothécaire-peintre qui vit sur la Sunshine Coast. Bref, c'est sympa, et on réalise à quel point il s'en passe, des choses, dans cette no fun ville. En marchant dans une rue sombre, on tombe sur une vieille pompe Esso, un immense atelier de menuiserie, une petite épicerie...

Esso

camionnette

neworld

La faim se faisant sentir, il a fallu mettre un terme à la promenade artistique, et c'est au Six Acres que nous sommes allés nous réfugier, inutile de le cacher, c'est mon bar préféré. Je commence avec une Propeller comme d'habitude, on partage des sliders -miniburgers trop mignons- et une poutine fancy. Éclairage à la bougie, mur de briques, c'est toujours cool et chaleureux, le Six Acres, on s'y sent bien. En plus ils servent du Pastis, du Richard, même ;-)

gassy

sliders

poutine

richard

Plus tard, sur le chemin du retour, je me demande encore comment ça s'est passé, quelqu'un -moi peut-être- a eu l'idée en passant devant le bar le Yagger's, de s'arrêter pour... prendre un Jäger, tiens. Ces choses-là ne se buvant jamais seules, ce fut le début d'une petite tournée fort joyeuse qui s'est terminée avec un shooter de Liquid Cocaine -pas aussi dangereux que le nom le laisse entendre- au Famous Warehouse, un bar sur Granville St. Une bonne découverte, on peut même y jouer un peu de air guitar.

warehouse

maldetete

Faudrait quand même pas croire que je ne suis qu'une ivrogne qui écume les bars le vendredi soir sur Granville... Entre les deux visites artistiques et un mal de tête, il y a eu un petit tour très agréable dans la nature samedi, à Burnaby Lake en fin d'après-midi alors que le soleil descendait doucement. Un beau moment à papoter dans le froid et à regarder les canards et autres merveilles de la nature. À refaire quand il ne fera pas -10 ;-)

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Le froid ça creuse, on le sait bien, la raclette qui a suivi a donc été engloutie sans problème.

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